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Mieux vaut tard que jamais

Comme je le vous disais le 12 septembre, la Direction du Travail m’avait donné un avis favorable pour mon agrément. Il ne manquait donc plus d’avoir par écrit ce qui m’avait été dit à l’oral.

Et en ce 27 octobre 2007, soit 45 jours plus tard, j’obtiens enfin ce fameux papier (arrêté préfectoral) qui m’autorise définitivement à travailler dans le cadre des services d’aide à la personne. Si ça, ce n’est pas une preuve tangible de la rapidité de l’administration française, je ne sais pas ce que c’est.

Pourquoi autant de temps ? Et bien tout d’abord le Greffe du tribunal de commerce de Paris a mis 23 jours pour traiter ma demande de début d’activité de mon entreprise. (Délai habituel 7 jours). Ensuite, j’ai déposé à la Direction du travail l’extrait Kbis justifiant de cette activité le 5 octobre et l’on m’a dit que d’ici 15 jours grand maximum, je recevrai le document final. Sauf que je l’ai reçu en plus de 22 jours !!!

Petite précision : l’arrêté préfectoral date du 16 octobre et le courrier qui m’est adressé date également du 16. Que s’est-il passé pendant ces 11 jours ? Mystère…

Bon, je vais arrêter de taper sur l’administration française sinon on va encore m’accuser de « droitisme » primaire, ce qui est LOIN d’être mon cas ;). Cela se saurait… ;)

Vive les Fonctionnaires !!! Vous faites un travail remarquable et remarqué !!! Continuez ainsi… Je vous aime :D

Yesssssssssssssssssssssssssssssssssssss !!!!

Comme je vous le faisais savoir il y a plusieurs jours, j’avais envoyé ma demande d’agrément auprès de la DDTEFP de Paris pour mon entreprise. Je n’avais malheureusement aucune nouvelle depuis.

Hier, je me suis décidé à téléphoner pour avoir plus de nouvelles et savoir où en était le dossier. Je suis tombé sur une charmante dame qui m’a informé qu’elle avait bien reçu mon dossier, mais qu’il lui manquait certains éléments, dont ceux justifiants de mon expérience passée. Je lui alors demandé si je pouvais la voir pour lui remettre en mains propres ces dit documents. L’objectif était également de forcer éventuellement un peu le passage s’il y avait des obstacles.

J’avais donc rendez-vous aujourd’hui et en cinq minutes de discussion j’entendais avec bonheur : « Je vous donne un avis favorable. Il suffit que vous m’apportiez un extrait Kbis justifiant que vous mettez en activité votre entreprise et je vous délivre l’agrément. »

Yesssssssssssssssssssssssssssssssssssss !!!!

Je suis sorti de là, les yeux commençants à se mouiller, tellement j’étais content d’avoir enfin ce sésame. J’ai immédiatement appelé mon homme pour lui annoncer la bonne nouvelle. Il était aussi content que moi.

Je suis allé directement à la Chambre de Commerce de Paris pour mettre en activité mon entreprise, mais malheureusement, n’ayant pas mon chéquier professionnel, je n’ai pu effectuer l’opération qui coute, soit dit en passant, 177 € !!!

Cette charmante dame m’a indiqué qu’il fallait en moyenne 15 jours à la Préfecture pour délivrer l’agrément. Donc, d’ici le 1er Octobre j’aurais tout ce dont j’ai besoin. Mais je peux dès aujourd’hui commencer mon activité.

Je dois donc accélérer sérieusement pour la mise en place de mon site internet 2iad.fr. Si vous avez des personnes dans le besoin autour de vous, donnez-leur mon adresse email suivante contact@2iad.fr

Dernière ligne droite

J’ai donc immatriculé mon entreprise le 20 juillet 2007 mais en spécifiant bien : « sans activité ». Pourquoi cette précision, c’est tout simplement qu’avant de pouvoir exercer, il me faut un agrément de la Direction départementale du Travail, de l’Emploi et de la Formation professionnelle de Paris (DDTEFP).

Cet agrément me permettra par la suite de pouvoir faire bénéficier à mes clients de 50 % de déduction d’impôts sur les montants payés et d’une T.V.A. de 5.5 %. Cela leur permet également de pouvoir payer par C.E.S.U.. Enfin, cela me permettra dans le futur, de pouvoir embaucher sans payer de charges sur les salaires, à hauteur du S.M.I.C..

Ce sésame m’est donc indispensable et j’ai enfin pu en faire la demande cette semaine. Si je ne l’ai pas fait avant c’est pour la simple et bonne raison que des erreurs avaient été effectuées par le Greffe du Tribunal de Paris lors de mon immatriculation au registre du commerce. Tout est enfin rentré dans l’ordre.

Il ne me reste plus que deux mois à attendre, délai maximal durant lequel la DDTEFP peut traiter le dossier. Il peut évidemment être rejeté.

Sinon je voulais remercier tous ceux qui m’ont fait parvenir sur mon mail, des logos pour ma future entreprise. Vous avez tous fait preuve de beaucoup d’imagination et je vous en remercie, sachant que vous l’avez fait sur votre temps libre et qu’aucune rémunération ne vous a été donnée. ENCORE MERCI.

Je tiens à vous présenter le logo final et remercier Zigee qui m’a permis de le réaliser. En effet je me suis inspiré à 99 % de son logo original. J’ai dû le modifier un tout petit peu.

2iAD

… ou comment se faire niquer par une vieille !

J’ai oublié de vous raconter comment j’ai failli éclater la tête d’une femme une semaine avant de partir de vacances.

Je suis allé à la DDTEFP (Direction du Travail de Paris) pour aller retirer des chèques-conseils. Le bâtiment se trouve quai de Jemmapes, immeuble de plusieurs étages et assez grand. J’arrive à l’étage en question et entre dans un long couloir. La salle où je vais se trouve tout au bout et j’aperçois une salle d’attente et un distributeur de ticket. Je commence à m’avancer et, arrivé au milieu de ce couloir, j’entends derrière moi quelqu’un se mettre à courir. Je me retourne et je vois une femme d’environ 35 — 40 ans qui se dirige vers moi. En un instant, je me dis qu’elle veut me passer devant et puis je me ravise et me dis qu’elle doit être en retard pour un rendez-vous. Au moment où j’arrive au distributeur de ticket, elle arrive à ma hauteur, me bouscule, me passe devant et prend le ticket. Elle me regarde avec un grand sourire et me dit « trop tard ».

Là, j’avoue que si j’avais pu lui exploser la tête je l’aurais fait. Elle comprend très rapidement à mon regard que cela ne me fait pas rire du tout et rajoute : « il faut bien un peu rire dans la vie ».

Je lui réponds qu’effectivement on peut rire dans la vie, mais qu’on peut être aimable et bien élevé et ne pas manquer de politesse. Que premièrement on demande des excuses quand on bouscule quelqu’un et qu’en suite ce qu’elle vient de faire ne se fait pas. Je rajoute que si elle était vraiment pressée il lui suffisait de me demander et que je lui aurais peut être cédé ma place.

Elle me rétorque que la jeunesse a très peu d’humour et que si à mon âge je suis déjà comme cela, qu’est-ce que je serais dans 20 ans.

Je lui réponds que cela n’a rien à voir avec de l’humour, mais juste avec l’éducation, qu’à priori, j’ai reçue et qu’elle ne possède pas. Je vous précise tout de même que je suis ultra sur les nerfs à ce moment-là et que je suis nettement moins avenant.

Elle s’installe dans la salle d’attente où un jeune assiste à la scène et a à moitié envie de rire. En même temps, je le comprends, tellement la scène est cocasse et inhabituelle entre un jeune et une moins jeune qui vient de le couillonner.

Elle termine enfin en me disant qu’elle espère ne pas avoir tué ma journée (sur un ton très ironique) et me dit qu’elle va échanger son ticket avec le sien.

Je refuse son offre et lui donne le motif qu’effectivement, à mon âge, la politesse et l’éducation veut que je cède ma place à une vieille de 60 ans qui est très fatiguée. Elle n’a rien répondu et a fait mine de ne pas m’entendre.

Ensuite, elle a essayé de se donner bonne conscience en faisant office de bureau des renseignements avec toutes les personnes qui entraient dans la salle, sans oublier à chaque fois de me jeter un regard.

Bref, la jeunesse n’est pas forcément très polie et bien élevée, mais si déjà leurs parents ne le sont pas, on ne peut pas leur en vouloir.

DDTEFP de Paris

« … lors de l’immatriculation de votre entreprise au C.F.E., je vous conseille de choisir une dénomination sociale la plus large pour éviter d’éventuelles déconvenues par la suite, ou être obligé de faire des modifications car vous auriez oublié un aspect de votre marché futur. Ainsi, pour une entreprise de montage d’échafaudages, désignez plutôt montage ET démontage, cela vous évitera bien des problèmes par la suite. De plus, je vous rappelle que votre entreprise doit avoir un objet social licite. Je me rappelle très bien la stupéfaction de ce futur entrepreneur qui ne comprenait pas pourquoi on lui a refusé d’immatriculer son entreprise. Son objet social était simple : culture de plante et revente. Sauf que vendre des plantes pour faire sécher les feuilles et ensuite les vendre en l’état pour qu’elle soient fumées, cela s’appelle un trafic de stupéfiants… »

Ceci nous était raconté par un conseillé de la direction du travail… Et là je ne vous raconte pas tout ce que j’ai déjà pu entendre en 3 mois. Quasiment à toutes les réunions où je suis allé à la chambre de commerce, certaines personnes demandaient s’il était possible de tricher comme ceci ou cela, si c’était risqué de faire une fausse déclaration pour cela, etc… C’est impressionnant de voir que la nature humaine pousse systématiquement les gens à resquiller. Et de voir ces personnes demander cela publiquement à des représentants de l’État me laissait perplexe.

Et bizarrement, c’était toujours un même profil de personnes… (ouh là, qu’est que je n’ai pas dit !!!)