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Et si Nicolas Sarkozy ne se présentait pas en 2012 grâce à Carla Bruni…

Nicolas Sarkozy et Carla Bruni-Sarkozy

Il semble de plus en plus compromis pour l’UMP de pouvoir gagner la prochaine élection présidentielle au mois de mai 2012 avec le candidat Nicolas Sarkozy. Les sondages se suivent et se ressemblent et, hormis un événement imprévisible en l’état il parait improbable qu’il puisse renverser la tendance.

Les mauvaises langues diront que pourtant, un élément a été savamment anticipé et calculé : la grossesse de son épouse Carla Bruni-Sarkozy. Cet enfant tomberait à point nommé pour « attendrir » les électeurs et favoriser les suffrages le moment venu. Il serait donc l’œuvre de calculs politiques et certains iront jusqu’au blasphème : il n’est que ça. Sincèrement, je ne le pense pas et d’ailleurs je ne le souhaite pas.

Cependant, aujourd’hui, je pense que le Président ne peut plus faire l’autruche et ne pas voir qu’il est en disgrâce au près des Français et voir même, pour une partie des sympathisants de son parti. Il a certes un ego, comme tout homme politique, et il est clair qu’il serait difficile pour lui de pouvoir renoncer aussi facilement. Il devrait accepter d’une certaine façon sa mort politique. Pourtant, pour ne pas en arriver là vis à vis de l’opinion publique, il aurait une solution : se concentrer sur le futur enfant à venir et donc prendre un congé de paternité, qui serait totalement incompatible avec un nouveau mandat présidentiel.

Et voilà ! le tour est joué. Il sort par la grande porte pour offrir une enfance « normale » à son dernier enfant et permet à un autre candidat de représenter l’UMP. Seulement là, commenceront les problèmes de la succession. Entre les François Fillon, Xavier Bertrand, Jean-François Copé et Alain Juppé, la bataille risque d’être compliquée et plonger le parti présidentiel dans le même état que le Parti Socialiste a pu être ces dernières années. Réaliser des Primaires comme le PS pourrait être envisageable, uniquement si le Monsieur Sarkozy annonçait sa « non-candidature » immédiatement après la naissance. Dans le cas contraire, soit il irait jusqu’au bout et serait quasiment assuré d’une défaite dans l’état actuel des choses, soit ce serait trop tard pour désigner quelqu’un qui pourrait s’imposer comme le candidat naturel et serait donc discrédité par ses adversaires comme a pu l’être Martine Aubry avec l’affaire DSK.

Les marges de manœuvre vont donc se resserrer de jour en jour et les risques de faux-pas énormes. Messieurs de l’UMP, il vous reste peu de temps si vous voulez avoir une chance de ne pas être ridicule pour cette campagne qui s’annonce sans compromis.