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Et si je survolais ce beau pays…

Un de mes plaisirs est de prendre l’avion. Cela est souvent signe de vacances, ou bien une occasion de rendre visite à la famille ou des amis, bref, de voir du beau monde et de se changer les idées.

Il m’est arrivé lors de mes nombreux vols (Je pense approcher la centaine dans peu de temps), de voir des choses mémorables.

Une fois, je faisais le vol entre Paris et Toulouse à l’occasion d’une visite chez mon copain de l’époque. J’avais décollé depuis Orly à l’aube d’une journée au ciel totalement limpide. Ceci m’avait permis d’apprécier le plus beau spectacle jusqu’à lors. Toute la France visible d’Est en Ouest, du Nord au Sud. J’avais pu ainsi admirer l’Océan Atlantique, les Alpes enneigées, le Massif Central recouvert de blanc, le Golfe du Lyon et le début de la péninsule Italienne. J’avais même pu voir ma maison de mon enfance, le vol passant à sa vertical. A l’atterrissage, les Pyrénées m’avaient accueilli, également nimbées d’un blanc nacré. Ce fut le premier vol marquant mon esprit.

Une autre fois, lors de mon voyage de Noël 2008 pour Séoul, j’avais pu survoler de nombreuses capitales : Berlin et sa porte de Brandebourg, Moscou et son Kremlin, Pékin et ses installations pour les Jeux Olympiques, sa muraille et ses faubourgs. L’arrivée sur Séoul fut également remarquable par la taille de cette mégalopole. Mais les moments les plus marquants furent sans nul doute le survol de la Mongolie et ses paysages grandioses lors de l’allée et pour le retour, ce qui restera probablement comme la chose la plus incroyable, c’est le fait d’avoir volé au-dessus de la Russie au moment précis où le Soleil se couchait. Ceci me permit de voir une chose que je ne pensais pas visible à 10000 mètres d’altitude : l’ombre de la Terre provoquée par la courbure de celle-ci. C’était tout simplement magnifique de voir celle-ci projetée à travers l’atmosphère, comme une simple ombre provenant d’un arbre. Ce qui sous entendit également que je venais, pour la première fois de ma vie, de constater de mes propres yeux que la Terre est bien ronde, chose difficile à admirer en plein jour. J’étais au bon endroit, au bon moment.

Aujourd’hui, je vous écris depuis ce Boeing 737, parti de Charleroi pour rejoindre Montpellier grâce à la compagnie Ryanair. Evidemment, le chemin le plus court pour ce trajet est le survol de la nôtre belle France. Et quoi de plus beau que de survoler Paris et de l’admirer de cette altitude. Jour de chance car juste au moment où je passe, nôtre capitale est totalement dégagée malgré des bancs nuageux qui l’entourent. C’est la première fois, que je la vois ainsi : belle, magnifique, pure à cette altitude, les grandes avenues, les monuments, les parcs, 10 ans de ma vie. Le vol continue et ce qui me fait sourire c’est d’apercevoir ces panaches blancs de fumée qui trouent les nuages d’un lisse parfait. Nos chères centrales nucléaires se portent bien. Le Massif Central et le Puy de Sancy sont enneigés, l’arc Alpin se dessine au loin. Des gorges brumeuses, les Pyrénées au loin, le viaduc de Millau l’atterrissage est proche.

Il ne me reste plus qu’à retrouver les photos prises de l’ombre de la Terre et ce petit voyage au tour du monde sera terminé. Bien évidemment d’autres destinations furent mémorables mais non par leur vol. Les New-York, Marrakech, Barcelone, Malaga, Athènes, Nice, Lourdes, Lyon, Roissy-Charles-De-Gaule ont bien entendu leurs charmes.