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Et si François Hollande allait plonger un peu plus la France dans le déclin.

François HollandeDepuis le mois de mai, François Hollande est au pouvoir. Sur les premiers mois de sa mandature, il était difficile de se faire une idée précise sur ce que serait sa politique sociale, économique, sécuritaire et diplomatique. Désormais, cela fait bientôt 8 mois qu’il est au pouvoir, et l’image de ce que seront les quatre années à venir se dessine. Il devait être le Président du changement et de la normalité. Fini le temps du « bling bling » de Nicolas Sarkozy, du diktat d’Angela Merkel, et des marchés financiers qui font la loi !

La réalité des choses est malheureusement différente pour ses électeurs, et ô combien heureuse pour ses opposants. La gauche espérait un digne successeur de François Mitterrand, et se retrouve avec une pâle copie de Nicolas Sarkozy. Et quand je dis « pâle », je suis gentil. Je devrai dire copie « transparente ». Effectivement il n’y a plus cette omniprésence,  remplacée par une omniabscence, il n’y a plus ce côté « ors de la république » et pourtant le François s’engraisse de jour en jour, il n’y a plus ce discours capitaliste et pourtant quand l’occasion se présente de nationaliser une entreprise pour l’exemple, cela se transforme en accord en faveur de Lakshmi Mittal ; bref, beaucoup de promesses de campagne qui s’envolent jours après jours.

A titre personnel, j’étais mécontent de son élection. Mais plus les semaines passent et plus je suis content. Je lui aurais préféré un Nicolas Sarkozy, mais aujourd’hui, je me dis que finalement ce côté droite sociale à la façon de Jacques Chirac est meilleure pour le pays qu’une gauche radicale. La seule chose qui manque encore et toujours à ce gouvernement, comme aux précédents, c’est cette volonté de réformer structurellement ce pays, comme le font aujourd’hui la Grèce et l’Espagne. Ces réformes nécessaires, que personne ne veut entreprendre et dont l’importance est cruciale pour notre beau pays qu’est encore la France, feraient que notre pays resterait à terme dans le G8. Hors, aujourd’hui, en ne faisant rien, nous prenons le chemin de la sortie.

Les débats et les propositions de loi que ce gouvernement nous propose sont à cent milles lieux des nécessités d’aujourd’hui. Entre le mariage pour tous, le droit de vote des étrangers, le cumul des mandats, etc., ce ne sont pas ces lois qui sortiront notre pays de la crise. Bien au contraire, c’est un subterfuge pour tenter d’attirer notre attention sur d’autres sujets et nous faire croire que la vie sera meilleure par la suite.

Mais en quoi ceci va changer profondément les choses ? En rien !

Notre pays se dirige lentement mais surement vers ce déclin immuable que des politiques de droite comme de gauche ont construit depuis trente ans. Ces politiciens pour qui nous votons n’ont qu’un seul but, se faire élire ou réélire. Et cela s’arrête là. Il faut que nous arrêtions de croire qu’ils essayeront de trouver une solution à nos problèmes. Cela sont rares, malheureusement.

Quoiqu’il en soit, moi, homme de droite, me rends compte que cela aurait pu être pire avec un Président de gauche. Cependant, je ne désespère pas  que les choses changent et que demain de vraies décisions soient prises.

Jean-Marc Ayrault confirme définitivement que François Hollande ne tiendra pas ses promesses de campagne.

Cette fois, c’est sûr, Jean-Marc Ayrault et son gouvernement ne tiendront pas une des promesses emblématiques de la campagne électorale de François Hollande, alors candidat à la Présidence de la République. Rappelons qu’une de ces promesses était claire : il adresserait « au lendemain du scrutin un mémorandum à tous les chefs d’État et de gouvernement sur la renégociation du traité » sur les disciplines budgétaires.

Le candidat du Parti Socialiste avait même été plus loin en indiquant qu’il y aurait quatre points qu’il voulait ajouter dans ce qu’il appelait un « volet croissance ».

Il devait y avoir :

  • « D’abord la création d’eurobonds pour financer des projets industriels d’infrastructure »
  • « le second point sera de libérer davantage de possibilités de financement de la Banque européenne d’investissement »
  • « le troisième sera la création d’une taxe sur les transactions financières »
  • « le quatrième c’est de mobiliser les reliquats des fonds structurels européens aujourd’hui inutilisés pour permettre d’accompagner un certain nombre de projets ».

Aujourd’hui, le premier ministre Jean-Marc Ayrault, s’est adressé à l’Assemblée nationale pour tenter d’expliquer pourquoi, il fallait soutenir ce Traité, qui rappelons-le n’a pas évolué d’un iota depuis son écriture sous la présidence de Nicolas Sarkozy : « J’entends les doutes, certains bruyants, d’autres silencieux. Je compte parmi les hésitants quelques amis. […] La conséquence d’un rejet, d’un refus de la ratification, ce serait une crise politique et l’effondrement de l’union monétaire. « 

Dans son discours, le chef du gouvernement a tenté de rassurer «les parlementaires les mieux disposés (qui) ont pu s’inquiéter de l’introduction d’un carcan constitutionnel» : le traité n’entamera pas «la souveraineté» de la France. «La souveraineté budgétaire restera au parlement de la République française», a affirmé le chef du gouvernement. «Nulle règle d’or ne sera inscrite dans la loi fondamentale», a-t-il insisté, soulignant que «ce n’est pas le traité qui nous impose l’équilibre des comptes publics, c’est notre volonté».

«L’Europe s’est remise en mouvement. La ratification du traité n’est qu’une première étape. Nous devons la franchir pour aller plus loin», a poursuivi le chef du gouvernement qui en a profité pour mettre en valeur le rôle joué par François Hollande. Tandis que, soulignent certains, ce texte est identique à celui qui a été négocié entre la chancelière allemande, Angela Merkel, et l’ancien président Nicolas Sarkozy, Jean-Marc Ayrault a affirmé : «L’Europe telle que nous l’avons trouvée n’était pas sur la bonne voie. Oui, il était nécessaire de modifier sa course. Oui, le président de la République y est parvenu.»

Le Président est donc parvenu à se foutre de la gueule de tous ses électeurs qui ont cru, à la veille de son élection, qu’il arriverait, tel le messie, à changer l’ordre des choses déjà établies. Rappelons que les grandes lignes de sa campagne étaient : qu’il n’y avait pas de crise et que la situation de la France était uniquement le résultat des politiques de François Fillon et son gouvernement, et que le traité budgétaire Européen serait renégocié. Aujourd’hui, il y a finalement une crise, et le traité reste identique !!! Et ça ne fait que quatre mois et demi qu’il est là.

Sources : France 24 - Le Parisien