Le pire et le meilleur…

J’attends, j’attends, mais malheureusement je ne vois rien de bon à l’horizon. Après presque dix mois, les mauvaises nouvelles se succèdent, les couacs s’enchaînent, et les résultats tant attendus ne viennent pas. Pis, c’est tout ce qu’il reniait qu’il admet enfin, à petits mots. Mieux vaut tard que jamais, me direz-vous. Certes ! Il avait déjà commencé à admettre une réalité bien différente de ce qu’il assénait durant des mois, à partir du mois de juin, puis à la fin de l’été. Mais depuis cette semaine, il est enfin devenu honnête, reconnaissant que la France ne pourrait pas atteindre son objectif de croissance pour 2013, reconnaissant que la France ne pourrait pas atteindre son objectif des 3 % de déficit pour 2013.

François Hollande aura attendu 10 mois pour voir la réalité de son pays. Presque 1 an de perdu sur 5 ans. INADMISSIBLE ! Comment peut-on diriger la cinquième puissance économique et se voiler la face durant tout ce temps ? INCOMPRÉHENSIBLE ! Les emplois du secteur primaire se détruisent d’une manière inquiétante. Plusieurs milliers par mois. Et pourtant, le gouvernement table toujours sur une croissance de 0.8 % pour cette année. Mais ce qui est intéressant à faire, c’est de comparer les économistes :

+ 0,8 %

Pierre Moscovici, ministre de l’Économie. 

Le ministre de l’Économie y croit encore, même s’il reconnaît que sa prévision est « volontariste ». Le gouvernement pourrait modifier ses estimations de croissance en avril, lorsque Paris transmettra son programme de stabilité à Bruxelles.

+ 0,4 %

Christine Lagarde, directrice générale du FMI.

Le Fonds monétaire international anticipe une croissance deux fois plus faible que celle du gouvernement français. La Commission européenne, qui réactualise ses calculs en février, est sur la même ligne.

+ 0,1 %

Jean-Luc Tavernier, directeur de l’Insee.

 Les prévisions de l’institut de la statistique s’arrêtent au premier semestre. Avec un début d’année « sans élan », l’Insee estime que la croissance ne devrait pas dépasser 0,1 % d’ici à l’été. Même si l’activité accélère ensuite, difficile dans ces conditions d’atteindre le 0,8 % officiel à la fin 2013.

– 0,4 %

Patrick Artus, chef économiste de Natixis.

L’économiste le plus pessimiste pour la France anticipe une récession de 0,4 % en 2013 et s’inquiète d’un recul des investissements des entreprises et des conséquences des hausses d’impôts prévues cette année.

 

C’est moi qui suis de mauvaise foi. Bien évidemment, vu que je suis sympathisant de droite. Mais dans ce cas, pourquoi Jean-Marc Ayrault annonce-t-il cette semaine que le déficit ne sera pas « exactement » à 3 % ? On y est enfin. Il aura fallu que nombre d’observateurs insistent depuis des semaines pour que la nouvelle tombe ! Diantre, c’est si compliqué que ça ? Il faut croire.

Heureusement que Christiane Taubira est là pour redorer le blason de ce gouvernement et ce président. Le mariage pour tous est, pour moi, la seule chose positive de cette première année. À la limite, je vais ajouter le retour à la semaine de quatre jours et demi dans l’éducation nationale. Mais il faudrait tellement réformer ce mammouth que cette goutte d’eau n’est qu’illusoire. Enfin, c’est mieux que rien.

De là à réclamer le retour de Nicolas Sarkozy, je n’y suis pas encore. Mais dans tous les cas, il n’aurait jamais été à ce point néfaste à mon beau pays. Relançons l’industrie avec une TVA sociale (25 % au moins), une vraie, qui baisserait les charges sociales et dynamiserait les produits « Fabriquer en France », trouvons un moyen de réguler cet Euro trop fort pour notre pays et qui n’a qu’un avantage, celui de favoriser l’Allemagne, profitons des emprunts à taux négatif pour rembourser notre dette, investissons dans la recherche, formons nos chômeurs, etc.

Il y a de quoi agir, surtout pour un gouvernement de gauche qui croit à l’investissement. Arrêtons cet immobilisme, ce grand n’importe quoi, cet amateurisme. Si vous n’êtes pas capable, faites comme Benoit XVI : RENONCEZ. Vous serez les premiers, et vous serez admiré partout dans le monde. Vous serez les premiers à être des Hommes avant d’être des politiciens assoiffés de pouvoir, ne pensant qu’à leurs mandats électoraux. Si vous restez, AGISSEZ, ayez des COUILLES, TENTEZ, mais ne restez pas immobiles, bégayants on ne sait quoi.

Je vous le dis, LE CHANGEMENT, C’EST MAINTENANT !

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