Velib’ ou comment se prendre la tête.

Depuis plusieurs jours maintenant, j’essaie au maximum d’emprunter le système cité ci-dessus pour mes déplacements dans la capitale. Vu que des stations sont à peu près tous les 300 mètres, il est censé être facile de se déplacer.

Sauf que le système n’est pas du tout au point.

Lundi dernier, je prends un vélo facilement à Châtelet pour pouvoir rentrer chez moi Porte de Vanves. Il faut à peu près 25 minutes pour faire ce trajet. J’arrive à la station et celle-ci est pleine. Je vais donc sur la borne pour pouvoir obtenir 15 minutes supplémentaires et regarder les stations voisines et en trouver une qui a de la place. La machine me répond alors qu’il y a une place de disponible et refuse donc logiquement de m’accorder du temps supplémentaire. Après avoir vérifié deux fois, je ne vois toujours pas le plot de disponible. Sauf que maintenant, j’ai dépassé les 30 premières minutes et je viens de payer 1 € supplémentaire.

Je décide d’appeler la Hotline pour leur signaler le bug à ma station et leur demander le non-paiement de l’euro (par principe). En parallèle de cet appel, je me dirige vers la station Brancion pour pouvoir y déposer mon Véli’b. J’ai le temps d’y aller et de revenir qu’aucun interlocuteur n’a décroché. Cela fait déjà 15 minutes que je poireaute quand enfin on me répond. Le technicien qui est en face ne comprend rien et me demande au moins 4 fois si j’ai demandé mes 15 minutes supplémentaires. J’ai beau lui expliquer que cela était impossible, car la station indiquait « 1 emplacement de libre », il ne comprend pas. Il prend tout de même ma demande en compte et m’indique que le dossier est envoyé à la Mairie de Paris qui enverra un technicien vérifier et qu’éventuellement on me remboursera l’euro. Je lui réponds que de toute façon je viens de le payer au moins 3 fois durant les 15 minutes d’attente.

Mardi soir, avec mon homme, nous partons dans le 16e. Nous ne peinons pas à trouver un vélo à notre station et arrivons sans difficulté dans le 16e où toutes les stations que nous croisons sont vides. Les vélos sont déposés sans difficulté. 30 minutes plus tard, nous décidons d’aller manger dans un très bon restaurant, « Le Régalia » qui se trouve à Javel dans le 15e. Nous faisons 3 stations avant de pouvoir trouver un vélo. Nous arrivons à côté du restaurant : première station pleine, mais on ne peut pas donner de quart d’heure gratuit, car il y a sois-disant une place de libre. Bis répétita, ce n’est pas vrai. Deuxième station, idem… Troisième station, idem, mais cette fois on arrive à prendre le quart d’heure. On abandonne l’idée d’aller au Regalia et décidons d’aller dans un autre restaurant près de Convention. Première station : pas en service, deuxième station pleine, troisième, idem, quatrième, idem. Et là plus de possibilité de prendre un quart d’heure supplémentaire.

Au final, nous avons terminé Porte de Vanves, chez nous avec une pizza. Évidemment nous avons dépassé le quart d’heure et avons donc payé en plus. Là n’est pas trop le problème même si sur le principe c’est absolument scandaleux vu que le dépassement est causé par une gestion absolument nulle du système.

– Arriver à une station et ne pas donner le quart d’heure pour un problème technique, car il reste soi-disant une place, n’est pas normale. Sachant qu’on s’est rendu compte que les plots qui sont bloqués par les techniciens avec un cache en plastique rouge sont considérés comme disponibles.
– Devoir chercher des vélos sur plusieurs stations (surtout celles qui sont en hauteur est très saoulant. Hier soir j’étais à côté des Buttes Chaumont, j’ai du redescendre jusqu’à République pour trouver une station avec des vélos.
– Devoir chercher une station de libre pendant 3/4 d’heures, quitte à devoir changer de destination finale c’est plus que saoulant.

Mon meilleur ami, qui voulait s’abonner à Vélib’ s’est finalement acheté un scooter [ce n’est pas une blague] tellement il en a eu marre de tourner en rond. L’autre fois il voulait aller au sport à Palais Royal et s’est finalement retrouvé à République pour poser son Vélo.

Même le système qui est censé montrer les stations à proximité marche une fois sur deux. Quand vous le consultez, aucune station ne s’affiche.

Je connais une personne travaillant chez J.C. DECAUX qui m’a expliqué qu’à partir de 21h le soir, plus aucun camion ne tourne pour gérer les flux de vélos. C’est tout de même dommage quand on sait que beaucoup les prennent pour aller au restaurant, dans un bar ou revenir de soirée après les derniers métros.

En conclusion : Le système pourrait être très bien s’il était très bien géré. Or aujourd’hui, ce n’est absolument pas le cas. Dans un déplacement Vélib’, il faut prévoir 15 minutes pour trouver un vélo [au mieux] et 15 minutes pour trouver une station de libre. Vous rajouter à cela le trajet et cela fait 1 heure au total. C’est nettement moins avantageux que le métro et surtout vous êtes encore plus stressé vu que la recherche de la station libre vous a passablement agacée.

Si Bertrand Delanoë ne veut pas se prendre un camouflet, il ferait mieux de régler le problème rapidement, surtout 10 mois avant les élections…

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