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Ce que l’on peut espérer en 2013…

2013Et oui, je me mets à la voyance… Bon ce n’est pas tout ça mais, 2012 se termine pour laisser place à une nouvelle année, et pas des moindres puisque ce sera l’occasion de fêter les 10 ans de blogging d’Atypik. Mais il n’y aura pas que ça. J’espère que d’autres choses arriveront avant. Parmi celles-ci, on devrait compter :

  • La découverte d’une exoplanète jumelle à la Terre et donc potentiellement habitable et donc potentiellement recouverte de vie. Voir ici.
  • Un nouveau Premier Ministre pour remplacer Jean-Marc Ayrault. Malheureusement, c’est le maximum que l’on puisse espérer. À moins que notre Président François Hollande ne fasse enfin quelque chose d’intelligent en démissionnant  mais il faut rester réaliste. Dans le cas où le premier soit poliment remercié, il faut espérer ne pas avoir pire à sa place. Quid de Ségolène Royal dont le nom revient de plus en plus souvent pour entrer au gouvernement… Espérons que ce ne soit pas pour ça.
  • Dans la lignée du point précédent, on peut espérer une gouvernance française plus professionnelle. Parce qu’à coups d’amateurisme tel que nous en avons eu sur ces premiers mois, la France ne pourra jamais sortir de la crise.
  • Pour les partisans de François Hollande, on peut leur souhaiter qu’il applique enfin une de ses promesses. Faut avouer que c’est de plus en plus compromis mais il ne faut pas que vous perdiez espoir.
  • On peut espérer que l’UMP trouve un président légitime.
  • On peut espérer qu’Apple renoue avec une « Révolution », sinon Steeve Jobs risque de devoir revenir encore une fois pour sauver encore une fois son bébé. À moins que ce ne soit son bébé qui ne rejoigne son Papa. Mais là ce serait tout bonnement révolutionnaire.
  • On peut espérer que Samsung innove pour une fois au niveau téléphonie et Tablette.
  • On peut espérer que le PSG gagne enfin le championnat de France avec tout l’argent investi. (Je préférerais que ce soit l’OM mais bon)
  • On peut espérer connaitre la date de sortie du futur Star Wars. Vous dire quel sera le numéro de l’épisode relève de la chance. Mais selon ce que j’avais lu à une époque, Georges Lucas avait en tête 9 épisodes. Il manquerait les numéros 7 à 9. Mais vu que c’est Mickey (Studio Walt Disney) qui va gérer tout ça, rien n’est moins sûr.
  • On peut espérer que la Grèce et l’Espagne renouent avec une croissance positive.
  • On peut espérer que mon homme passe le permis et que son futur travail se passe bien.
  • On peut espérer que je gagne à l’Euro Millions. (Finalement c’est celle-ci la plus importante)

Et vous, qu’espérez-vous ?

Pour quoi votons-nous ?

En lisant cet article de Zep, j’ai clairement vu une chose à propos de la vision française de l’élection présidentielle. Nous ne votons pas pour un programme, nous ne votons pas pour défendre nos convictions, nous votons pour un homme ou contre un autre.

Je m’explique. En 2007, Nicolas Sarkozy avait su rassembler autour de lui une majorité de Français, en proposant un programme de droite. Aujourd’hui, son programme reste à peu près le même et pourtant, il ne galvanise plus les foules comme d’antan. Il est donc clair que ce n’est pas ce qu’il propose qui fera qu’on votera pour lui, mais pour ce qu’il est ou ce qu’il représente. Et si l’on continue dans ce sens, son adversaire du second tour, Ségolène Royal, avait le problème inverse, souffrant d’un déficit d’image de la part d’une frange de l’électorat de gauche, qui aura préféré le candidat d’en face. Je suis même persuadé qu’un Dominique Strauss-Kahn ou Laurent Fabius auraient amené un résultat beaucoup plus serré voir inverse.

Il était arrivé la même chose à Lionel Jospin en 2002, provoquant l’éparpillement des votes à gauche et créant une situation inédite sous la Ve République : le choix entre deux candidats du même bord politique.

Cette année, si Nicolas Sarkozy est si bas dans les sondages c’est à cause de son image qu’il aura créé pendant ces cinq dernières années. Et pourtant, personnellement, je pense que durant la crise il aura su gérer aussi bien qu’il aura pu. Malheureusement pour lui, sa façon d’être et ses quelques erreurs au début de son mandant auront fait qu’il aura perdu sa crédibilité face à beaucoup de Français, qui ne pourront désormais plus jamais voter pour lui. Il se serait retiré de la course à l’Élysée en laissant sa place à Alain Juppé, et la droite aurait eu beaucoup plus de chances de victoires qu’à l’heure actuelle.

Cette élection présidentielle se transforme donc en un référendum pro ou anti-Sarkozy, et laisse la vraie question de fond de côté : « quelle politique souhaitons-nous pour la France ces cinq prochaines années ? » La réponse apportée reste dans ce cadre-là en proposant comme réponse : « Est-ce que François Hollande peut être un bon Président de la République en tant qu’homme ». Nous oublions encore une fois son programme. Et c’est pour cela qu’aujourd’hui, Jean-Luc Melenchon monte dans les intentions de vote. De plus en plus de Français ouvrent les yeux et se disent que l’homme ne pourrait être à la hauteur de la tache et se rabattent sur le candidat du Front de Gauche. Ils veulent un homme qui pourrait défendre leurs intérêts, en oubliant qu’une partie du programme risquerait de provoquer plus de dommages que de bien. Mais ce n’est pas grave, Monsieur Mélenchon est un battant, comme Monsieur Sarkozy en 2007, et sera à même de mener des combats.

C’est pour cela que j’en reviens à ma proposition d’il y a quelques semaines : un vote unique pour élire nos députés, et donc une politique, qui eux, ensuite, choisiraient notre Président ou Présidente. Oublier l’homme ou la femme qui se présentent, permettrait ainsi un vrai débat d’idées.

Et si les primaires, version française, choisissaient le candidat non idéal…

Tout d’abord, je tiens à préciser que je suis à 100% pour ce système de désignation, que je trouve démocratique, républicain et qu’il devrait permettre de présenter le candidat idéal pour les partis qui l’utiliseraient. Seulement, j’ai l’impression que le seul système qui soit viable et qui permette de choisir le meilleur candidat pour un parti politique est le système de primaires ouvertes.

Pourquoi, me direz-vous, les adhérents d’un parti ne seraient pas assez « intelligents » ou « futés » pour choisir leur candidat ? Ce n’est pas moi qui le dit ou qui insinuerait ceci mais ce sont les faits qui tiennent à prouver que, lors de votes fermés aux seuls adhérents, le résultat ne permit pas ensuite d’avoir un choix convenant à tous les sympathisants. Si l’on prend le cas de 2007 avec les socialistes, je suis persuadé qu’une des raisons de leur échec fut la candidature de Ségolène Royal. Trop de personnes n’adhéraient pas au personnage et il est certain que des électeurs auront préféré un autre candidat. Je ne dis pas ça parce que personnellement c’est ce que je pensais mais je le dit parce que dans mon entourage j’entendais beaucoup de personnes de gauche hésiter à voter pour elle.

Pour 2012, le même problème se pose actuellement chez Europe Ecologie Les Verts. Les sondeurs donnaient vainqueur Nicolas Hulot, et à la surprise générale ce fut Eva Joly. Les adhérents du parti écologiste ont choisi en leur âme et conscience, mais je crois que le résultat sera catastrophique au soir du 1er tour. Quand on sait ce qu’avait fait le parti pour les élections européennes, il y a de quoi se poser sérieusement la question du pourquoi.

La réponse, pour moi, est très simple. Un vote militant est forcément biaisé sur le simple fait que, ceux-ci, connaissent plus facilement les petits secrets de chacun, que ceux-ci vont plus facilement se positionner dans leur choix en fonction de l’affectif et que leur choix, ne correspondra pas forcément à l’image que les français en ont. Ségolène Royal était très bien vue des militants et pourtant souffrait d’un déficit d’image au niveau national. C’est la même chose pour Eva Joly, qui au sein de son parti semblait mieux porter les valeurs de celui-ci, sans souffrir de l’étiquette qu’aurait pu avoir son opposant Nicolas Hulot. Seulement voilà, au final, pour ce parti, Nicolas Hulot aurait probablement fait mieux que la candidate actuelle même si, intrinsèquement, il n’est pas forcément le meilleur. Mais il faut se rappeler que l’élection présidentielle élit avant tout un « Homme » avant d’élire un programme.

Ainsi, je pense que le choix des socialistes pour cette dernière primaire, fut le bon choix. Ceux-qui ont choisi François Hollande, représentent, théoriquement mieux, la voix des sympathisants de gauche ce qui assoit sa légitimité. Il n’aura pas été choisi que pour des questions internes à son parti, mais sur une dynamique qu’il aura su créer tout au long de la précampagne des primaires.

Je suis même persuadé que, si l’UMP avait voulu réaliser une élection primaire pour cette élection, les militants auraient choisi Nicolas Sarkozy, candidat sortant, alors que les sympathisants lui auraient peut-être préféré un Alain Juppé. Ceci n’est que supposition, certes, mais aurait été envisageable.

Pour conclure, je pense que tout parti qui souhaiterait être sûr de son choix lors d’une élection primaire, devrait obligatoirement choisir l’option « ouverte » qui serait probablement plus proche de la volonté générale.

« Sarko au Zenith, Ségo en chute Libre »

C’était le titre de « Métro » journal quotidien du 13 juillet. Selon un sondage « Opinion Way » pour « Métro », il en ressort les résultats suivants :

    % d’Opinions favorables :

  • Nicolas Sarkozy : 64 % (+ 6 pts)
  • François Fillon : 57 % (+ 5 pts)
  • Bernard Kouchner : 70 % (+ 4 pts)
  • Rachida Dati : 66 % (+ 5 pts)
  • Jean-Louis Borloo : 60 % (+ 3 pts)
  • Michèle Alliot-Marie : 60 % (+ 5 pts)
  • Roselyne Bahcelot : 56 % (+ 6 pts)
  • Xavier Bertrand : 51 % (+ 2 pts)
  • Christine Lagarde : 51 % (+ 11 pts)
  • Michel Barnier : 50 % (=)
  • Hervé Morin : 48 % (+ 5 pts)
  • Christine Boutin : 48 % (+ 6 pts)
  • Brice Hortefeux : 47 % (+ 3 pts)
  • Xavier Darcos : 47 % (+ 2 pts)
  • Valérie Pécresse : 47 % (+ 1 pt)
  • Christine Albanel : 45 % (+ 5 pts)
  • Eric Woerth : 40 % (+ 4 pts)

Tous les membres du gouvernement sont en progression positive par rapport au dernier baromètre. Les ministres les plus discrets ont la cote de popularité la plus faible alors que Bernard Kouchner s’envole littéralement. L’ouverture prônée par le Président Sarkozy est donc bien accueillie par les Français. Jean-Loui Borloo, quant à lui, ne souffre pas de sa « gaffe » sur la TVA sociale puisqu’il fait parti tu top 3.

En ce qui concerne l’opposition, une forte distension subsiste au sein du Parti Socialiste avec une envolée pour certains et une descente aux enfers pour d’autres. François Bayrou reste cependant en tête malgré sa contreperformance lors des élections législatives. Selon ce sondage il est le second homme et non le troisième…

  • François Bayrou : 57 % (+ 1 pt)
  • Domnique Strauss-Kahn : 55 % (+ 9 pts)
  • Olivier Besancenot : 46 % (- 6 pts)
  • Marie-Georges Buffet : 44 % (+ 4 pts)
  • Dominique Voynet : 43 % (— 1 pt)
  • Ségolène Royal : 41 % (— 10 pts)
  • Laurent Fabius : 35 % (+ 1 pt)
  • François Hollande : 34 % (— 2 pts)
  • Jean-Marie Le Pen : 24 % (+ 6 pts)

Avec sa candidature au FMI, Dominique Strauss-Kahn s’envole dans le haut du classement et devient ainsi la première personnalité de Gauche. Les déboires successifs de l’ancienne candidate Ségolène Royal ne semblent pas jouer en sa faveur puisqu’elle chute lourdement. Le PS va devoir se trouver un nouveau leader rapidement, car aujourd’hui le seul faisant l’unanimité est en train de partir. Il est cependant étonnant de ne pas voir apparaître Jack Lang dans ce sondage. Est-ce parce que sa côte est trop faible ? Cela me semble peu probable.

C’est tellement clair :)

Voici un graphique (ndlr : pas retrouvé dans les archives) représentant les différents sondages depuis le mois de mars. Comme on peut le constater, tout est cohérent. Bref cela montre qu’à une même date les intentions sont différentes selon l’organisme de sondage. Alors que l’un montrera une progression positive pour Sarkozy, un autre montrera l’inverse. Le seul moment où ils se rejoignent c’est sur leur dernier sondage montrant une avance certaine pour Sarkozy.

Samedi, je ne vote pas Ségolène Royal

Ségolène Royal souffre d’une forme aiguë de schizophrénie partisane, qui la pousse à tenter des alliances impossibles pour pêcher chercher quelques voix au-delà de la gauche socialiste. Cette stratégie électoraliste s’est manifestée tout au long de la campagne : Ségolène, souvent lâchée par les éléphants, et en désespoir de projet, a passé beaucoup de temps à courir après son projet présidentiel… et les voix des autres candidats.

Ainsi, à l’automne, elle n’hésite pas à annoncer  » une mesure de grâce pour les faucheurs volontaires d’OGM » de même qu’« une interdiction des OGM en plein champ », et affirmait que les OGM avaient un « impact sur le foetus ». Peu importe pour Ségolène que ces personnes soient condamnées pour avoir détruit des travaux de recherche. Pour un peu, elle approuverait le principe de « désobéissance civile »avancé par José Bové !

Arrivée deuxième au premier tour de la présidentielle, Ségolène Royal n’a pu que constater qu’avec ses 25% et les 11% des cinq candidats d’extrême gauche, le report de voix ne la mène qu’à 37%. Prête à tout pour se faire élire, en dépit de sa réserve de voix, elle n’a pas vu d’autre solution, pour augmenter son score, que de tenter le grand écart : le rapprochement avec le centre.

Celle qui avait mis plus d’un mois à appeler ses concurrents lors de la primaire socialiste la semaine précédent le premier tour, celle qui faisait circuler dans le cadre de son équipe de campagne des papiers d’argumentaire expliquant que François Bayrou était « le candidat de l’immobilisme » et « qu’elle n’avait aucun point commun avec lui », n’a pas hésité à se contredire au lendemain du premier tour et a vite trouvé son numéro de téléphone. Celui qui n’était que le suppôt de la droite il y a encore quinze jours est devenu, dans l’entre-deux tours, le va-tout à jouer absolument. Malgré la désespérance de certains membres du Parti Socialiste, Ségolène est allée jusqu’à chercher l’absolution centriste en quémandant les satisfécit de François Bayrou.

Las ! Il était évident que celle qui est aujourd’hui à la tête d’une alliance de fait allant de l’extrême gauche au socialisme ne pouvait trouver de réelle convergence avec le leader du centre-droit. Car c’est bien ainsi qu’est apparu François Bayrou, notamment sur les questions économiques. La stratégie opportuniste de Ségolène Royal n’aura pas fonctionné : bien qu’elle ait désespérément tenté de trouver des points de convergence par tous les moyens et surtout là où il n’y en avait pas, François Bayrou ne s’est pas rallié. Echec à la Reine !

Vendredi, je ne vote pas Ségolène Royal

Ségolène Royal a-t-elle des amis politiques ? Si elle mène la région à la baguette, ce qui lui assure bon nombre d’inimitiés, force est de constater qu’à l’Assemblée nationale le tableau n’est pas plus rempli : député depuis vingt ans, Ségolène n’a aucun réseau, aucune amitié politique connue. Enfin au PS… les éléphants sonnent plus souvent la charge contre leur candidate que l’union…

Et pour cause : Ségolène Royal et son staff affichent un véritable mépris envers ceux qui ne respectent pas la ligne inébranlable qu’ils ont définie. Souvenez vous de Nolwen, militante brestoise, vertement rembarrée par Ségolène à qui elle avait posé une question dérangeante et qui estimait qu’elle ne pouvait être que téléguidée.

Ou encore d’Eric Besson, secrétaire national du PS à l’économie et démissionnaire de la campagne suite à des désaccords quant au financement des promesses de la candidate, qui eu droit au commentaire suivant : « Qui connaît monsieur Besson. Vous connaissez monsieur Besson ? ». Et c’est Vincent Peillon qui se chargea de Claude Allègre : « Puisqu’on nous dit depuis un moment que l’on aurait des difficultés avec les enseignants, cette déclaration d’Allègre est pour nous un vif soulagement et devrait permettre une réconciliation avec les enseignants ». Que d’amabilités…

Si le clan Royal n’hésite pas à tirer sur les socialistes, c’est qu’il faut préserver le pré carré que constitue la ligne politique Royal-iste, définie par le seul staff de Ségolène. Seuls, sans l’appareil du PS, et bien sûr sans la démocratie participative, fumeux concept-prétexte destiné à cacher l’exclusion du parti et de son programme –pourtant validé par les militants- dans la campagne de la candidate.

Eric Besson, explique dans son livre la méthode Royal : autour de la candidate, quelques spin doctors qui eux seuls ont accès à son siège de campagne. Les éléphants du PS en sont exclus, tout comme ils le sont des décisions. A titre d’exemple, elle n’a pas jugé bon « de consulter le bureau national, pourtant rebaptisé comité de campagne, avant d’annoncer qu’elle signerait le pacte écologique de Nicolas Hulot ». Idem sur le nucléaire. Ou encore le contenu de son discours de Villepinte. Et naturellement sur le financement de ses promesses.

Autant de raisons qui expliquent l’hémorragie au sein des troupes socialistes. Bernard Tapie et Eric Besson ont franchi le rubicond, Kouchner et Rocard ont appelé François Bayrou à la rescousse, et Vaillant, Besson, Mélenchon ou encore Allègre ne font pas campagne, et le reste de l’appareil se fait tirer l’oreille pour se mettre en campagne… tout en distillant dans la presse informations internes –en permettant au Monde d’écouter les débats du bureau national au moyen d’un portable laissé délibérément ouvert- et petites phrases bien senties à l’égard de la candidate désignée par les militants.

Jack Lang, devenu un de ses fidèles, aura quand même écrit dans son livre présidentiel jamais paru, « Tout ce que vous avez toujours voulu sur moi », au printemps 2006, qu’elle n’a «aucune» expérience «ni à l’international, ni dans un grand ministère». Pour Lang, «on ne peut pas jouer uniquement de son charme, ne rien dire, et espérer devenir présidente», précisant que « D’aucuns lui reprochent de n’avoir pas beaucoup participé aux réunions de travail et de ne pas avoir apporté grand chose au débat interne.»

Julien Dray lui même a expliqué, après le débat interne du PS au Zénith de Paris le 11 octobre 2006, qui avait valu quelques sifflets à Ségolène Royal : « Qu’est-ce que tu veux que je te dise ? Elle a été franchement nulle. Nulle, je te dis, elle a été nulle ! ». Laissons tout de même le meilleur à son compagnon, François Hollande, qui déclare au Monde à la sortie de ses voeux à la presse le 15 janvier : « Sa ligne ? Quelle ligne ? Elle n’en a pas encore. » Avec des soutiens comme celui-là, pas besoin d’ennemis…

Ceci dit on peut toujours guérir de la Ségolite et dans cette catégorie, c’est Eric Besson qui remporte la palme : « Je pense en conscience que Ségolène Royal ne doit pas devenir présidente de la République. Je ne le souhaite pas pour mon pays. Je le redoute pour mes enfants ».

Avantage à Gauche

Après ce long débat entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy on peut assurément dire que la première a mieux métrisé son sujet sans bafouiller et sachant clairement ce qu’elle allait dire alors que pour le second ce n’était pas toujours le cas. Il paraissait moins à l’aise et moins sûr de lui. Cependant, il retrouvait parfois sa verve habituelle et reprenait le dessus à ce moment là. On lui reprochera que ce n’était malheureusement pas souvent.

Ils ont essayé de se piéger mutuellement et y sont arrivés de temps en temps. Sur le nucléaire, la candidate socialiste avait raison sur le fait que l’EPR est de troisième génération mais se trompait sur le fait que le nucléaire représente bien aujourd’hui 39 % des énergies utilisées et non 20 % comme elle le prétendait.

Ensuite, Nicolas Sarkozy a bien choisi son moment pour faire perdre son calme à Ségolène Royal en l’attaquant sur un sujet qui lui est cher. Le résultat fut immédiat et le coup était gagné.

Enfin, il est clair que la stratégie de la candidate était d’voir toujours le dernier mot et d’essayer de ne pas laisser le candidat de l’UMP argumenter. Il est impressionnant le nombre de fois où ce dernier n’arrivait pas à placer un mot pour défendre son programme alors que la réciproque était vraie. Soit il avait peur qu’on le prenne pour un machiste, soit il n’avait réellement pas les moyens d’enchainer.

Il a joué sur un côté humain, pour essayer de rompre avec l’image qui lui colle à la peau et je pense que c’est réussi. Pour la candidate c’était sur la crédibilité qu’elle jouait et elle a également bien maitrisé cet aspect.

Au final, et puisqu’il faut un vainqueur, je dirais que c’est la candidate socialiste qui s’est le mieux sortie de cette redoutable épreuve, même si j’aurais juste un reproche à lui faire : je l’ai trouvé trop ferme. On pourra reprocher le contraire à son opposant.

Mercredi, je ne vote pas Ségolène Royal

Quel est le programme de Ségolène Royal ? Et qui est elle ? Et que pense-t-elle ? Entre approximations et boulettes, Ségolène Royal a démontré dans cette campagne qu’elle ne maîtrise pas son programme, et qu’elle ne sait absolument pas ce qu’elle proposera demain à la France. De quoi inquiéter pour une aspirante Chef de l’Etat !

Voici un best-of, pour mémoire :

– Sur la défense, Ségolène Royal a déclaré préférer investir dans l’éducation que dans la construction d’un second porte avion. Sachant que le coût de construction d’un tel navire, outil diplomatique et notamment de dissuasion, est de 2 milliards d’euros, que le coût moyen annuel d’un emploi dans l’Education Nationale est de 53.123,43 €, et qu’un agent de l’Education Nationale doit travailler 40 ans, le coût total de sa carrière est donc de 2 124 952,18 €. On peut donc financer 94 postes, soit un gain de 34.310 journées par an et une augmentation de 0,00865% des moyens affectés à l’éducation… à comparer bien sûr avec la minoration de 50% de l’effectif de porte-avions nucléaires affectés à la sécurité et à la défense de la France !

– Sur l’international, Ségolène Royal a trouvé le moyen de déclarer en Chine que la principale priorité « ce sont les droits sociaux ». Il fallait oser répondre à l’invitation du parti communiste chinois, et faire comme si la question du Tibet, les journalistes emprisonnés ou encore le vote de tous citoyens n’avaient pas d’importance, et aller jusqu’à louer « la rapidité de la justice chinoise ». Peut être un peu trop rapide sur certaines questions, et rarement avec un procès équitable…

– Sur la fiscalité, son compagnon et Premier Secrétaire du Parti Socialiste François Hollande déclarait, en juin 2006, qu’il « n’aimait pas les riches ». Grosse question, qu’est-ce qu’un riche ? Rappelons que Monsieur François Hollande, député, perçoit un revenu mensuel de 5 136,58 € net qui le classe parmi les 20% de français ayant les plus gros revenus. D’ailleurs le couple Hollande-Royal est assujetti à l’Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF). Pour moi, être riche n’est pas un problème même si je ne le suis pas. C’est la démagogie qui me pose un problème…

Et les exemples sont hélas encore fort nombreux…

Ca promet !!!

Concert gratuit cet après midi au Stade Charlety pour soutenir la candidate du PS. Un stade comble mais une organisation qui laisse à désirer. Cela sentait l’improvisation car il y avait de nombreux moments où il ne se passait rien. On essayait de remplir les trous en faisant passer à plusieurs reprises le spot officiel de Ségolène Royal qui passe à la Télévision sur les chaines publiques, ou alors on fait à plusieurs reprises jouer un groupe de percussion qu’on entend pas, bref pas de timing sur ce concert qui était tourné très jeune avec de nombreux groupes de raps. Il fallait s’assurer de remplir les lieux sinon cela aurait eu une mauvaise image avant le second tour. Pari tenu puisque la moyenne d’age n’était pas des plus hautes.

En voyant cette organisation je pense immédiatement aux différentes approximations de la campagne de la candidate, où à de nombreuses reprises, ses portes paroles ont du arrondir les angles ou repréciser certaines positions du PS. Si le pays est gouverné de cette manière, nous sommes mal barrés.

J’ai beaucoup apprécié, lors de son discours, son passage sur les fraudes fiscales des fortunes françaises. Je ne sais pas si elle pensait à son cas et sa déclaration fiscale de l’ISF…

Ensuite, elle reproche à Nicolas Sarkozy de s’être posé en victime la semaine dernière alors que JAMAIS le PS ou elle-même ne se seraient permis de le stigmatiser et de l’accuser de pression sur les médias. Effectivement, elle a la mémoire courte. Assumer ses paroles est tout de même un fondamental mais Ségo n’a pas l’air de vouloir le faire. Vous me direz que ce n’est pas la première fois puisque systématiquement elle esquivait les questions dérangeantes au lieu d’affirmer ses positions. Cf : Les régimes spéciaux où elle a dérivé en 2 secondes sur les femmes battues ; son CPC où elle ne répond pas sur son financement et enchaine sur un autre thème ; Idem lorsqu’elle avait parlé des 35 h pour les enseignants ; et je pourrais en citer des tas d’autre.

Au moins, de ce coté le candidat de l’UMP a toujours eu le courage de ses pensées et ce, même s’il s’agissait d’absurdité comme sur l’inné ou l’acquis. Il répond toujours et précises ses positions, même si cela ne va pas dans le sens de la majorité des français.

Enfin Ségolène Royal n’a toujours pas réussi a enlever cette raideur et ce balais dans le cul. Il a fallu que se soient le public qui se jette vers elle pour qu’il y ait un contact et ce n’est surement pas elle qui s’est avancée vers ses partisans. Son ton toujours aussi monocorde et lent ne rend pas son discours très vivant, alors que la foule l’acclame. Quand il y a des applaudissements, elle reste stoïque, en attendant que cela se calme mais elle ne réagit même pas. Soit elle en a rien à foutre, soit elle ne l’entend pas… Besoin d’un sonotone ?