Articles

Cette « Gauche » qui vire à Droite.

Nul besoin de rappeler que mon coeur bat à droite depuis ma plus tendre enfance. Ainsi, mes craintes, depuis l’arrivée au pouvoir de François Hollande, étaient grandes. Entre toutes les mesures-chocs annoncées durant la campagne présidentielle et les souvenirs des gouvernements sous la coupe du Parti Socialiste, tout cela me faisait redouter le pire. Finalement, non, ce n’est pas si mal que ça. Au contraire, on parle de compétitivité, de finance, d’économie, les mesures qui devaient être prises pour alourdir les charges sur les jeunes entrepreneurs (les Pigeons) viennent de passer à la trappe, les Roms sont toujours expulsés manu militari, etc.

La Gauche change et c’est bien. Elle se modernise et ne reste pas dans ce carcan de ses idéaux d’antan qui n’ont plus lieu d’être en ces jours de mondialisation. Cette Gauche socialiste qui a su s’éloigner des partis d’extrême gauche prend enfin le virage qu’elle aurait dû prendre il y a de nombreuses années, comme ses consoeurs des autres pays européens.

Bien évidemment, cela va prendre du temps, car elle est toujours incapable d’effectuer les réformes structurelles nécessaires à notre beau Pays. Pire encore, elle impose à la Grèce des mesures qu’elle ne s’appliquera jamais aujourd’hui, espérant que le Léviathan « État providence » pourra continuer à vivre sous les dorures des Palais parisiens. Il n’en est rien, avec ces premiers mois au pouvoir, les socialistes glissent lentement mais surement vers une idéologie qui se voudra plus moderne, devant intégrer cette économie mondialisée qu’ils rejettent tant. La France n’est plus cette puissance qui lui permettait tant de choses. Aujourd’hui elle la sixième au monde, en attendant de glisser inexorablement vers un milieu de tableau si aucune mesure concrète n’est prise. C’est le défi de la gauche au pouvoir : réussir à un des moments les plus importants de notre histoire. L’enjeu est immense, car les pays émergents ne rateront pas l’occasion de dominer s’ils le peuvent, faisant de la France un petit pays.

 

Et si les Belges avaient un Premier Ministre Gay.

Après quelques 542 jours sans gouvernement, le petit Royaume de Belgique a enfin réussi à mettre d’accord tout le monde et c’est Elio Di Rupo, du Parti Socialiste Francophone qui aura réussi cette tache ardue. 13 Ministres ont donc été nommés ce jour dont le Premier de tous qui n’est autre que l’homme pré-cité. Il a pour particularité d’être ouvertement Gay. On peut le croiser quasiment tous les dimanches soirs dans une soirée Bruxelloise très connue : Le You Gay Tea-Dance.

Rappelons pour les moins connaisseurs que le plat pays permet aux couples de même sexe de se marier et d’adopter.

Enfin, espérons que l’économie Belge suivra sa lancée puisque durant toute la crise financière et économique, c’est un des pays d’Europe qui a le mieux vécu cette période alors qu’elle n’avait aucun gouvernement pour prendre des décisions importantes. Il n’y avait qu’un « Gouvernement en affaires courantes ».

Et si les Primaires Socialistes discréditaient le Projet Socialiste pour 2012…

Projet Socialiste 2012Nous ne sommes plus qu’à quelques jours du second tour des Primaires Socialistes qui verra s’affronter Martine Aubry et François Hollande. Lors du débat télévisé diffusé hier par France 2 et qui a vu près de 6 millions de téléspectateurs regarder l’affrontement, on ne peut pas dire que les deux candidats en lice soient d’avis communs sur beaucoup de sujets, bien au contraire. Cela pose donc une question importante sur l’organisation de ces primaires et sur la chronologie choisie par le Parti Socialiste.

En effet, au mois d’avril 2011, le PS annonçait en grande pompe son projet, que vous pouvez consulter ici. En soi c’est très bien et même plutôt une bonne chose, car cela laisse le temps à tout à chacun de le consulter et de se forger sa propre opinion. Ensuite, il y a eu cette volonté également très bonne de laisser aux sympathisants, le choix du représentant de ce programme pour les élections de 2012. Choix démocratique et dont je pense que chaque parti devrait s’inspirer. Les guerres de successions et autres n’auraient plus le droit de citer et chaque camp aurait le meilleur représentant de ses idées.

Le problème vient que, pour le PS, il est clair qu’entre le projet officiel et les opinions de chaque candidat il y un monde d’écart. Vous n’allez pas me faire croire que dans le même projet, il y a la démondialisation de d’Arnaud Montebourg et le libéralisme de Manuel Valls. Vous n’allez pas me faire croire qu’il y a l’objectif d’un déficit nul pour 2017  proposé par François Hollande et le « Si c’est possible » de Martine Aubry. A cela on rajoute le radical Jean-Michel Baylet et le tour est joué. Bref, il y a un paradoxe total dans la chronologie des choses. Comment peut-on avoir un débat d’idées des six, puis des deux candidats sur quelque chose qui est normalement établit depuis plusieurs mois ? Quel est l’intérêt hormis de décrédibiliser le PS lui-même ? On ne pas, à mon sens, faire les choses dans ce sens-là. On choisit d’abord le candidat sur ses idées et ensuite on construit un programme autour de celles-ci. Pas l’inverse. Comment un Montebourg qui est à l’extrême gauche du parti et un Manuel Valls à l’extrême droite peuvent-il porter un même projet ?

Pour une fois, que le parti socialiste a apporté une très bonne chose dans la politique française, il est bien dommage qu’il n’ait pas réfléchi jusqu’au bout du processus, et de la suite logique des choses. C’est du pain béni pour la droite qui n’aura juste qu’à utiliser les incohérences entre le discours du gagnant de ce dimanche et le projet officiel.

Et si Nicolas Sarkozy ne se présentait pas en 2012 grâce à Carla Bruni…

Nicolas Sarkozy et Carla Bruni-Sarkozy

Il semble de plus en plus compromis pour l’UMP de pouvoir gagner la prochaine élection présidentielle au mois de mai 2012 avec le candidat Nicolas Sarkozy. Les sondages se suivent et se ressemblent et, hormis un événement imprévisible en l’état il parait improbable qu’il puisse renverser la tendance.

Les mauvaises langues diront que pourtant, un élément a été savamment anticipé et calculé : la grossesse de son épouse Carla Bruni-Sarkozy. Cet enfant tomberait à point nommé pour « attendrir » les électeurs et favoriser les suffrages le moment venu. Il serait donc l’œuvre de calculs politiques et certains iront jusqu’au blasphème : il n’est que ça. Sincèrement, je ne le pense pas et d’ailleurs je ne le souhaite pas.

Cependant, aujourd’hui, je pense que le Président ne peut plus faire l’autruche et ne pas voir qu’il est en disgrâce au près des Français et voir même, pour une partie des sympathisants de son parti. Il a certes un ego, comme tout homme politique, et il est clair qu’il serait difficile pour lui de pouvoir renoncer aussi facilement. Il devrait accepter d’une certaine façon sa mort politique. Pourtant, pour ne pas en arriver là vis à vis de l’opinion publique, il aurait une solution : se concentrer sur le futur enfant à venir et donc prendre un congé de paternité, qui serait totalement incompatible avec un nouveau mandat présidentiel.

Et voilà ! le tour est joué. Il sort par la grande porte pour offrir une enfance « normale » à son dernier enfant et permet à un autre candidat de représenter l’UMP. Seulement là, commenceront les problèmes de la succession. Entre les François Fillon, Xavier Bertrand, Jean-François Copé et Alain Juppé, la bataille risque d’être compliquée et plonger le parti présidentiel dans le même état que le Parti Socialiste a pu être ces dernières années. Réaliser des Primaires comme le PS pourrait être envisageable, uniquement si le Monsieur Sarkozy annonçait sa « non-candidature » immédiatement après la naissance. Dans le cas contraire, soit il irait jusqu’au bout et serait quasiment assuré d’une défaite dans l’état actuel des choses, soit ce serait trop tard pour désigner quelqu’un qui pourrait s’imposer comme le candidat naturel et serait donc discrédité par ses adversaires comme a pu l’être Martine Aubry avec l’affaire DSK.

Les marges de manœuvre vont donc se resserrer de jour en jour et les risques de faux-pas énormes. Messieurs de l’UMP, il vous reste peu de temps si vous voulez avoir une chance de ne pas être ridicule pour cette campagne qui s’annonce sans compromis.

Et s’il y avait des élections présidentielles en 2012…

Qu’est ce qui avait fait une partie de la renommée de mon ancien blog? Et bien c’était aussi les sujets sur la politique et le fait d’exprimer mon point de vue partial sur les personnalités, propositions et sur les partis politiques.

Aujourd’hui il est temps de renouer avec cette habitude et je vais tenter, durant les prochaines semaines, d’étudier les candidats déclarés ou potentiels ainsi que leur programme (hypothétique pour certains).

Je sais déjà que les foudres de certains risquent de s’abattre mais qu’importe. Nous sommes en démocratie et la liberté de pensée est sacrée et donc vos commentaires les bienvenus.

Surprise !!!

D’après les chiffres que j’ai pu entendre ici où là, il y aurait eu, hier, un agent de la fonction publique sur 3 en grève. J’aurais pensé que la mobilisation aurait été plus importante en ces temps de climat social houleux.

Différents mots d’ordre pour cette mobilisation : le nombre de suppressions de postes dans l’éducation nationale, la même chose chez les fonctionnaires et surtout la baisse du pouvoir d’achat.

Pour une fois, je comprends ce mécontentement même si je ne le soutiens pas. Il est clair que cela peut faire peur de devoir faire le même travail avec moins de moyens humains. De plus, la baisse du pouvoir d’achat est unanimement admise par toute la population française, et ce depuis 7 ans comme l’ont dit plusieurs fonctionnaires lors de différentes interviews.

Mais qu’a-t-il pu bien donc se produire il y a 7 ans pour que l’argent des Français semble disparaitre chaque jour un peu plus vite ?

Deux raisons : l’une reconnue par tout le monde et l’autre uniquement par la droite.

La première est le passage à l’euro le 1er janvier 2002 qui a eu pour effet que les prix ont, comme par enchantement, eu la fâcheuse manie d’être arrondi par le haut. Avec tous les intermédiaires, au final l’augmentation était en moyenne entre 3 à 5 % pour les produits en 1 an.

Mais la vraie raison insidieuse a été le passage aux 35 H. Aujourd’hui, même une partie du PS admet que les conséquences économiques ont été désastreuses. Les purs et durs diront que la productivité française est l’une des meilleures au monde, mais les autres regarderont en profondeur et sur les années qui ont suivi pour se rendre compte que les salaires ont jamais si peu augmenté. Il fallait bien répercuter de manière discrète le surcout de 35 h payées 39 h. D’un coup, le surcoût fut de 10.27 % pour chaque entreprise française. Malgré les aides diverses et variées et ont compensées ce coût supplémentaire, cela n’a pas suffi. D’autant plus que les aides fiscales étaient ponctuelles. Il fallait donc, pour chaque entreprise impacter ce surcout, soit sur le prix de vente, soit sur la stagnation des salaires. Les deux cumulés ont fait que les tarifs se sont envolés et les salaires n’ont pas suivis.

Aujourd’hui, tous les économistes s’accordent à dire que la première raison de baisse du pouvoir d’achat n’est pas la hausse des prix, mais la « non-hausse » des salaires.

Il faut donc s’attaquer au problème de ce côté-là. Il y a encore une différence entre le privé et la fonction publique à ce niveau. C’est que la fonction publique a une hausse minimale globale alors que dans le privé c’est au cas par cas. Ainsi, dans le privé, si votre travail n’est pas satisfaisant, dans le meilleur des cas, ou si le délit de sale gueule s’applique, vous pouvez rester 20 ans sans la moindre augmentation, hormis si vous êtes au SMIC. Dans toutes les boites où j’ai bossé, le problème de l’augmentation du SMIC créait un problème. Tous les employés qui avaient ce salaire rattrapaient inexorablement les salaires supérieurs qui n’étaient pas augmentés. Ainsi, les marges entre simple employé et agent de maitrise ou cadre devenaient quasiment inexistantes. Je me rappelle qu’au moment où je suis parti de chez Célio, un vendeur gagnait 30 € de moins qu’un assistant alors que 5 avant il y avait 90 €.

Ainsi, les idées proposées aujourd’hui pour que les salaires augmentent, et je parle de tous les salaires, c’est d’enlever aux entreprises les exonérations de charges qu’elles pourraient avoir, si elles n’augmentent pas leurs salariés. Dans le secteur public, la question ne se pose pas puisque c’est le gouvernement qui décide de l’augmentation minimale. Après je ne sais pas comment fonctionne le reste, à savoir si chaque personne peut avoir une augmentation qui lui est propre ou si c’est uniquement le système global qui s’applique. Mais dans tous les cas, c’est le gouvernement qui donnera l’impulsion de base.

En conclusion, oui je comprends que les employés de la fonction publique ont pu faire grève même si je ne suis pas d’accord avec tous les motifs. Le seul moyen aujourd’hui de faire augmenter de manière conséquente le pouvoir d’achat est de trouver un système pour pallier au gel des salaires depuis les 35h. Enfin, il peut y avoir également une baisse des prix si les distributeurs pouvaient enfin négocier leurs prix. Il faut savoir qu’une étude entre la France et l’Allemagne fut réalisée pour comparer les prix. 60 % des produits français sont plus chers qu’outre-Rhin. Et l’étude a démontré que ces tarifs prohibitifs étaient en majorité dus à cette impossibilité de négociation. Il y a donc bien des leviers à actionner pour faire bouger les choses. Et pour une fois, ce n’est pas le citoyen qui sera mis au milieu.