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Et si je me cherchais ? Il me manque le Hervé d’il y a bientôt 10 ans…

Pour ne pas perdre la trace que j’ai modestement laissé au fil des ans, j’ai décidé d’intégrer à mon nouveau Blog « Atypik revient« , les archives de Atypik.net. Pour se faire, je préfère relire chaque article, pour ensuite pouvoir le publier de nouveau. Aucune censure de ma part, simplement une volonté de me replonger dans ce que fut « Hervé ». Je reformate et je republie.

Seulement voilà. En parcourant simplement une quarantaine de billets, je me rends que ce que j’étais n’est plus. Et ce que je ne suis plus me manque. Où est-il ce Hervé qui bougeait partout ? Où est-il ce Hervé qui voyait tout le temps ses amis ? Où est-il ce Hervé qui n’arrêtait pas de travailler ?

Je me rends compte, uniquement en me lisant, que cette façon de vivre est ce qui me manque aujourd’hui. Je ne comprenais pas pourquoi depuis environ cinq ans, je semblais moins heureux. Et bien grâce à mon blog je comprends mieux. J’ai changé.

Je me rends compte qu’à cette époque j’étais encore dans l’innocence de l’amour. J’idéalisais celui-ci. Pour moi tout était merveilleux. Je croyais à cet amour parfait, unique qui ferait de moi un homme heureux. Et puis, je tombais de mon piédestal pour revenir à cette réalité toute autre : l’amour parfait est chimère, l’amour réciproque impossible. L’amour est quelque chose d’unique qui malheureusement n’est rarement aussi intense pour les deux protagonistes.

Il y a 5 ans j’ai compris cela, je suis redescendu de mon nuage, sacrifiant mon futur à cause d’une personne qui se jouait de moi. Aujourd’hui, finalement c’est l’inverse, mon homme attend de moi, et je suis incapable de lui retourner ce qu’il attend de moi, ce dont il a besoin pour être heureux.

L’amour est ainsi fait : merveille, rêves, puis triste réalité, désillusion et malheureusement souvent : tristesse.

Mais la chance que j’ai aujourd’hui, c’est de savoir que celui qui se couche tous les soirs à côté de moi, n’attend qu’une chose de moi : être l’homme heureux que j’étais il y a 10 ans, être l’homme amoureux que j’ai pu être et être l’homme de sa vie pour toujours. Il y croit car il me connait. Il croit car il m’a lu.

Je viens de me lire, alors j’y croit.

PS : Ce n’est peut être pas pour rien que j’ai intitulé ce blog Atypik « REVIENT »….

Et si je me présentais…

On va faire un peu le narcissique et je vais vous parler de moi. Oui parce que tout le monde ne me connait pas forcément et ne lisait pas ma prose depuis 2003. Alors il est évident que je reste probablement inconnu pour la plus part des hypothétiques lecteurs.

Je suis né en avril 1980, aujourd’hui j’ai donc 31 ans, je vis sur Bruxelles depuis deux ans mais je suis un pur Français Berrichon. Je vais retourner en France à Montpellier d’ici quelques semaines avec mon homme que je vous présenterai plus en détail sur un prochain article. J’ai fait plein de choses au niveau professionnel : Directeur de Magasin Celio, Manager chez H&M, j’ai créé ma propre boite de dépannage informatique et aujourd’hui je ne fais rien car changement de vie en cours. Tout reprendra dans le sud.

Mes journées sont bien occupées car j’ai un homme, un chien, je fais du sport, j’écris un livre, enfin bref. Je ne m’ennuie pas. Et vous chers lecteurs, qui êtes-vous ?

Pour ceux qui veulent en voir plus, il y a ces quelques photos ci-dessous ou sinon il suffit d’aller sur mon profil Youtube pour voir plein de vidéos débiles de moi, de mon ancien blog.

 

 

Et si le 11 Septembre 2011 avait été comme ça…

Il serait plus simple de raconter une énième fois ce que j’ai fait ce 11 septembre 2001, comment j’avais appris la nouvelle et ce que j’avais ressenti, etc… Mais je trouve qu’il serait plus original d’imaginer ce qu’aurait pu être cette journée si ordinaire à son commencement.

Il faisait très beau cette journée sur Paris. Aussi beau qu’à New-York. J’étais parti travailler chez Célio, comme à mon habitude depuis plus d’un an déjà. J’étais toujours assistant et je m’occupais encore des caisses à ce moment-là. Mon copain de l’époque ne travaillait ce jour-là. Je le savais tranquillement à la maison. À 14h48, je revenais tranquillement de pause déjeuner et de toute façon il aurait été impossible de savoir en temps réel que quelque chose aurait pu se passer à des milliers de kilomètres d’ici. A 15h03, il en aurait été de même. J’aurais simplement repris mon travail depuis 3 minutes. Là où les choses auraient changé c’est à partir de maintenant. Car ce fut à ce moment là où des collègues m’auraient simplement demandé comment ça allait et ne m’aurait pas dit : « Hervé, tu es au courant de ce qu’il se passe ? La 3e guerre mondiale va peut-être commencer. On a attaqué New-York »

Oui, j’avoue qu’à ce moment-là, mes idées n’auraient probablement pas été de chercher à tout prix à joindre mon copain pour qu’il allume sa télévision et qu’il me dise ce qu’il se passe. Non, j’aurais peut-être pensé à lui mais je me serais probablement contenté de m’occuper de mon travail, de rigoler avec mes collègues. Et puis quand un collègue m’aurait appelé pour me dire que j’avais un coup de téléphone j’aurais pensé que ce devait être ma mère qui venait aux nouvelles et non pas mon copain qui venait me raconter ce qu’il voyait.

Ce qui aurait surtout été différent, c’est que je n’aurais pas eu une envie énorme de rentrer chez moi pour voir de mes propres yeux l’impensable. Ce qui aurait été différent c’est cette sensation d’impuissance, cette question qui me traversait l’esprit quand des touristes américains me demandaient un renseignement, tout sourire et que je n’avais qu’une envie c’est de leur dire : « Courez appeler votre famille ». Ce qui aurait été différent c’est que je n’aurais pas vu passer rue de Rivoli des véhicules de l’armée qui prenaient place un peu partout. Ce qui aurait été différent c’est cette agitation et frénésie mal saine qui régnait tout autour de moi. Et oui, normalement, un après-midi comme un autre aurait été des clients plus ou moins agréables et des conversations banales.

Puis vers 17h, en partant du travail, j’aurais pris le bus pour profiter du soleil et rentrer tranquillement chez moi. J’aurais juste envoyé un sms à mon copain pour lui dire. Ce n’aurait pas été l’inverse ou lui m’en avait envoyé des dizaines pour me tenir au courant minute par minute de l’avancement de la catastrophe. Ainsi, je n’aurais pas dû savoir en partant qu’une tour s’était effondrée.

En arrivant chez moi, j’aurais été content de retrouver mon copain et nous aurions parlé de ma journée banale et de sa journée de repos à la maison. Jamais je n’aurais eu l’idée de me jeter sur la télévision et Internet pour voir de mes propres yeux. Jamais je n’aurais été à ce point goinfre d’informations. Jamais je n’aurais mis en route l’enregistrement de LCI sachant que l’Histoire s’écrivait devant moi.

Le soir venu, nous serions allé prendre un verre avec des amis et nous serions couché tranquillement en attendant le lendemain matin qu’une nouvelle journée banale se passe alors que ce 11 septembre là il m’était impossible de quitter la télévision, il m’était impossible d’aller me coucher, il m’était impossible d’être moi, tout simplement.

Car, ce 11 septembre 2001, personne, ayant connaissance de ce qui se passait n’aura été le même et ne pourra plus jamais être ce qu’il était avant. L’Histoire s’était écrite. Mais il ne s’agissait pas de mon histoire ou de votre histoire mais il s’agissait de l’Histoire de notre monde moderne.

Superstition et paranoïa

Hier soir avec mon copain on a eu une discussion sur des points de notre couple. Cela nous arrive de temps en temps de parler des choses qui ne vont pas pour remettre certaines pratiques dans le bon sens. Il y a toujours une engueulade au milieu de cette discussion car sinon elle n’aurait pas lieu d’être. Bref, c’est systématique, à chaque fois que l’on parle comme ça et que du coup on arrive mutuellement à se reprocher des trucs, je me sens coupable de certaines choses car il faut bien avouer que je ne suis pas parfait. (Lui non plus d’ailleurs mais ce n’est pas le sujet du propos). Ainsi, à chaque fois que j’ai l’impression de faire quelque chose de pas bien, systématiquement la journée qui suit est une succession de catastrophes ou mauvaises nouvelles.

Donc hier soir nous discutons et je me rends que je ne suis pas le meilleur du monde et le plus irréprochable et aujourd’hui rien ne se passe comme prévu. Je ne rentrerai pas dans les détails mais par exemple chez Celio nous avons changé le magasin mercredi soir et le Merchandiseur devait passer aujourd’hui (jour de mon repos) pour vérifier si tout était correct. J’étais persuadé d’avoir fait un magasin magnifique et même jamais aussi beau depuis son ouverture. A 18h j’appelle pour avoir des nouvelles et là on me dit qu’il a détesté et que rien n’est respecté par rapport aux préconisations. Je tombe de haut car même au moment où j’écris je ne comprends pas où cela cloche.

Là où je veux en venir c’est que je constate qu’à chaque fois que je me sens coupable d’une mauvaise action vis-à-vis de quiconque et pas forcément de mon copain, systématiquement dans la même journée rien de va ! Je ne suis pas superstitieux sauf pour ça. Par exemple si je croise un mendiant et que j’ai de mauvaises pensées du style (c’est pas de ma faute si tu es là et donc ce n’est pas à moi de t’aider) c’est la même chose. Par contre, évidemment quand je donne quelque chose à un mendiant, ce n’est pas pour cela que ma journée sera merveilleuse. Ca ne marche que dans un sens. Je ne peux plus avoir de pensée négative ou faire quelque chose de peu recommandable sans être persuadé de le payer cash dans la journée. Et évidemment cela se vérifie à chaque fois !!!

Je sais, cela s’appelle de la paranoïa.

de retour

Après ces 3 jours de coupures non prévues je reviens doucement dans la vie. J’ai réussi à tourner une page après l’enterrement et ça m’a fait du bien de voir tous ces gens venir rendre un dernier hommage. Elle qui n’aimait pas la pluie elle fut récompensée par un soleil radieux. J’étais content que son dernier regard fut ensoleillé. Elle repose désormais en paix et la voilà soulagée de beaucoup de choses.

Pour moi la vie reprend son cours et le soleil me rend de bonne humeur et heureux. Une page s’est tournée… Le printemps arrive… tout va mieux…