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Moi, je suis insomniaque !

MédicamentsDepuis que je suis tout petit, j’ai des problèmes pour dormir. Et pas qu’un peu. Pour vous dire, je me rappellerai toujours une veille de Noël, quand je devais avoir 3 ou 4 ans. Ce soir-là, je devais dormir avec ma grand-mère, car ma chambre avait été réquisitionnée pour de la famille. Et ce qui m’avait marqué, c’était que j’avais dit à ma grand-mère : « Pourquoi tu te lèves maintenant ? Nous venons juste de nous coucher. » Et elle m’avait répondu : « Mais non, cela fait 8 heures que nous nous sommes couchés. C’est déjà le matin ! » Je compris alors que je venais de passer une nuit à dormir et non à chercher le sommeil. Ce matin-là me marqua à vie.

Depuis, malheureusement, les choses n’ont guère évolué. L’endormissement est toujours un problème. Je peux tourner des heures sans pouvoir rejoindre Morphée. Et même si je suis exténué, cela ne changera pas grand-chose, à de rares exceptions près. La pire période fut début 2009. Je venais de commencer à travailler chez Boulanger en banlieue parisienne. Il me fallait au moins 1 h 30 de transport pour rejoindre mon lieu de travail. Étant cadre, mes journées ressemblaient d’avantage à 12 heures de travail qu’à 8 heures. Vous ajoutiez à cela le temps de transport de 3 h et vous compreniez que le temps restant était dévolu au repos. Sauf que, malheureusement, je n’arrivais pas à dormir. Au bout d’un mois, j’étais devenu un zombie. J’étais blafard, je n’arrivais plus à m’asseoir sans que cela se transforme en calvaire, je piquais du nez continuellement, et quand je rentrais chez moi, je n’arrivais pas à m’endormir.

Pourquoi ? C’est très simple : je suis incapable de déconnecter mon cerveau qui reste en ébullition. Des centaines d’idées me viennent à l’esprit, je repasse ma journée, je pense à celle du lendemain, et le pire, je commence à me dire qu’il faut impérativement que je m’endorme sinon je serais dans un état pire le lendemain. Et plus je me dis que je dois dormir, et plus je sais que je n’y arriverai pas. C’est alors une histoire sans fin. En général, j’arrivais à m’endormir vers 5 ou 6 heures du matin, soit 1 ou 2 heures avant que le réveil ne sonnât.

Rien n’y faisait ! Je n’arrivais pas à dormir. À mon pire ennemi, je ne lui souhaiterai pas vivre la même chose tant cela vous détruit la vie.

Aujourd’hui, les choses sont restées les mêmes. Je n’arrive plus à m’endormir sans somnifères. Et pas n’importe lesquels. Tous ne sont pas aussi efficaces. Pis ! Une même molécule n’a pas le même effet selon sont conditionnement ou le laboratoire. Et là, j’en viens au deuxième point : les médicaments génériques ne sont pas tous identiques aux princeps (médicament copié). J’en avais déjà soupçonné le problème, mais on me répondait que non. « Médicaments génériques : L’efficacité est la même ». Les médecins et pharmaciens sont les premiers à me contredire ! Je serais comme ces petits vieux qui sont psychorigides et qui, par principe, sont persuadés que leur médicament ne marche pas. Mais pour quoi serions-nous à ce point con ? D’autant plus que je ne m’étais jamais posé la question avant ! Et donc je n’avais aucun a priori sur les génériques jusqu’au jour où, prenant mon somnifère d’une nouvelle marque, je n’arrivai plus à dormir. Reprenant l’ancien, je dormais de nouveau. Et je peux vous assurer que la première question qui m’était passée en tête n’était pas à propos de la marque, mais à propos de mon corps : Est-ce que mon métabolisme ne se serait pas accoutumé au médicament, et donc qu’il n’avait plus aucun effet ?

Depuis, je suis tombé sur deux articles qui tendent à confirmer mes propos : « Médicaments génériques : le cri d’alarme des médecins » et « Médicaments génériques : Copies non conformes ». On découvre que les molécules de base sont fabriquées à l’autre bout du monde et peuvent être de moins bonne qualité, que les excipients jouent un rôle important, et que la méthode d’absorption impacte également le résultat final. Bref, on est loin de : « c’est la même chose ». Alors, en ce qui me concerne, cela n’a pas une importance vitale, car c’est juste pour dormir, et c’est de la médecine de confort. Mais qu’en est-il pour les personnes qui ont des traitements lourds ? Un futur scandale en perspective ? Après le Médiator, les pilules contraceptives de 3e génération et les autres…, il serait temps que l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) fasse son travail et arrête de subir les lobbys pharmaceutiques.

La renonciation de Benoît XVI.

Le Pape Benoît XVI renonce

« C’est finalement par son départ qu’il sera révolutionnaire. » Christophe Barbier — L’Express

Je crois que je ne pourrais pas mieux m’exprimer sur ce sujet. Il faut dire que Jean-Paul II avait mis la barre très haute, et qu’y succéder dut être compliqué. Mais prendre cette décision, à l’encontre de l’ordre établi, à l’encontre de tout ce que les fidèles pouvaient attendre de leur guide spirituel est probablement une des preuves de la grande intelligence de ce Pape. Malgré ce que fut sa vie, sa jeunesse, on ne peut que lui reconnaître ce choix. Espérons que son successeur fasse preuve d’un peu plus de modernité et que l’Église Chrétienne sache avancer.

Je ne pensais pas qu’ils allaient aussi loin

Yield Management

Le sujet que je vais aborder est l’une des spécialités de mon homme puisque c’est une de ses nombreuses compétences professionnelles. Je veux parler du Yield management. Et si je vais en parler, ce n’est pas pour vous l’expliquer, j’en serais bien incapable sans faire des contresens tous les trois mots. Je vous laisse lire l’article de l’Express qui le fait très bien et qui justement me fait réagir, surtout le dernier paragraphe. Je ne pensais pas qu’ils pouvaient aller aussi loin, et que les prix pouvaient fluctuer pour un simple fait de ne pas le prendre à la première consultation. Je me demande même si c’est bien légal tout cela. Parce que si le prix change obligatoirement à la seconde visite alors que les critères sont exactement les mêmes, ne devraient-ils pas être indiqué qu’il s’agit d’un prix spécial ou promotionnel qui ne sera accessible qu’à ce moment-là ? Idem pour mon voisin de palier qui pourrait se retrouver à consulter un même article que moi, et se le voir proposé moins cher sur le même site internet…

Le principe de remplissage d’un avion, en soi ne me pose pas de problème vu qu’il est clairement expliqué : il y a des catégories de place et la disponibilité fera la suite, mais où je ne suis pas d’accord, c’est sur le fait qu’une même catégorie aura un prix différent en fonction de qui vous êtes et de combien de fois vous avez consulté. Imaginez, vous passer devant l’UGC des Halles pour aller voir un film, vous arrivez, et finalement un ami vous appelle et vous décidez ne plus aller voir ce film maintenant. Mais UGC sait que vous êtes passé. Et bien la prochaine fois que vous reviendrez pour voir ce film il sera plus cher…

Pour un même produit, il faut consulter depuis une adresse IP, et décider si on veut l’acheter depuis une autre, mais même en faisant ça, on a le risque que la différence des deux IP nous donne quand même un prix différent. Donc il n’y a pas de solution hormis d’acheter le premier coup où dans une boutique physique.

Mise à jour : Un autre article sur ce même sujet via Le Monde. C’est ici.