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Toute mon enfance…

Cette semaine, je suis retourné dans la maison de mon enfance. Durant les 18 premières années de ma vie, j’ai vécu dans ce paradis du Centre de la France. En 1998, je l’avais quitté pour aller étudier dans la capitale et depuis cette période, cette maison c’était quelque peu retrouvé envahie par la flore locale… Ma maman vivant seule, elle ne pouvait en assurer l’entretien. 2200 m2 de jardin, c’est plus qu’il n’en fait pour un seul homme. Et c’est peu dire quand il y a des thuyas, des cyprès, des lauriers et tout autre arbuste qui ne demandent qu’à s’épanouir.

Voici deux vidéos montrant l’ampleur de la tâche…

Et après 5 jours de travail acharné avec les 4 frères, les moitiés, un neveu et un beau-père, le résultat fut celui-là jeudi soir. Nous sommes plutôt fiers du résultat quand on sait d’où l’on partait. Je n’ai malheureusement pas pris les photos avant la transformation… Mais croyez-moi, ce fut un travail titanesque où des tonnes d’arbres furent coupées puis brûlées.

Un week-end de Pâque pas comme les autres.

Pâques - Photo de FamilleIl y a de cela 6 ans, quasi jour pour jour, j’écrivais ce billet : « Rien ne va plus ». Je désespérais de voir sombrer ma maman dans une situation insoutenable pour quiconque tenant à elle. Les années passèrent, et mes frères continuèrent sur la même voie que moi, ne voulant qu’une seule chose, faire que ma mère pût vivre dans une maison saine et agréable.

Il y a de cela quelques semaines, un repas de famille fut décidé pour le week-end de Pâque. Celui-ci devait se dérouler dans un restaurant près d’Issoudun, ville où je suis né et où vit toujours ma maman. Ce fut elle qui nous informa, mes frères et moi. Nous quatre étions disponibles pour nous retrouver avec une quarantaine d’autres personnes.

Mais voilà, un de mes frères habite près d’Orléans, et moi à Barcelone. Nous devions donc trouver un toit pour pouvoir dormir au minimum une nuit. Il semblait logique que la maison de notre enfance fût ce lieu, mais cela impliquait un travail de fond. Notre mère devrait impérativement faire un grand ménage, jeter, récurer pour pouvoir nous recevoir accompagné de nos moitiés. Mon frère avait été plus que clair : la maison devait être parfaite. Sa copine devait découvrir ce lieu de son enfance et il voulait qu’elle comprenne pourquoi il tenait tant à cette maison. Voyant cela, je m’engouffrais dans l’opportunité pour en ajouter une autre couche.

Notre maman n’avait plus le choix : elle devait faire un effort pour recevoir ses enfants.

Nos attentes furent récompensées d’une manière inattendue. Notre maison avait retrouvé une partie de ses couleurs d’antan. Certes, il restait beaucoup à faire, mais notre maman avait accompli plus que nous n’aurions pu espérer, contrastant en tout point avec les fois précédentes qui furent un échec.

Ce qui prouva que le déclic était bien là fut sa volonté d’organiser un autre repas dans notre maison, avec toute la fratrie, leur moitié et leurs enfants, ainsi qu’une amie de la famille pour le dimanche soir. Ceci n’était plus arrivé depuis plus dix ans. Cette maison revivait enfin, notre maman était heureuse de nous recevoir, et son souhait de faire durer cet instant était la preuve qu’il nous fallait pour y croire.

Nous, les 4 frères, profitâmes de cet instant pour décider que ce moment ne devait pas s’arrêter là. Le rendez-vous fut pris pour cet été, durant une semaine entière, pour remettre sur pied cette maison, ce terrain, et surtout nous retrouver comme au bon vieux temps.

Nous sommes une famille, nous sommes des frères, nous n’avons qu’une mère et nous en sommes fiers !

Le noël que je n’aurai plus

Le train de 15h15 à destination de Bordeaux m’emmène en ce moment vers Poitiers, ex-ville Thanoesque. À mon arrivée, mon grand frère devrait m’y attendre.

Ce soir, c’est repas en famille. Il ne manquera que mon père, dû à sa séparation il y a 14 ans, d’avec ma mère.

À l’époque cela m’avait un peu affecté, mais sans plus. Le roc de mon cœur avait tenu bon.

Mais depuis quelque temps, ce cocon familial me manque de plus en plus. Je suis nostalgique de ces souvenirs d’enfants où nous partions tous ensemble en vacances, où le matin de Noël nos parents nous regardaient, le sourire aux lèvres, en train d’ouvrir nos cadeaux par milliers… Mais ces souvenirs me manquent terriblement. J’aimerais tant revivre ces moments de bonheurs, de convivialités, ressentir ces odeurs associées, revoir cette maison enneigée au 25 décembre et que toute la famille soit là autour du sapin, refaire le réveillon le 24 au soir et entendre ma grand-mère chanter « minuit chrétien » à l’heure précise.

Il ne reste de tout cela qu’un rêve d’enfant qui regardait ses parents sans se douter qu’un jour tout cela aurait une fin, sans savoir qu’il fallait en profiter au maximum.

Je vais peut être pouvoir revivre une fois un rassemblement où il y aurait de nouveau mes deux parents, mes trois frères et moi. Ce serait pour le futur mariage de mon frère cet été. Mais ma mère ne veut pas y venir du fait que mon père viendrait avec sa nouvelle compagne.

Moi je ne rêve que d’une chose : pouvoir faire une photo de nous six… Mais je vois bien que cela semble impossible. Je ferai tout ce que je peux pour qu’elle soit faite même si cela ne changera rien. Le manque sera toujours là. Ma famille me manque.

Alors, quand mon train arrivera à Poitiers, j’aurai un goût amer, car quelque chose manquera comme depuis 14 ans maintenant. Quelqu’un manquera et je n’espèrerais qu’une seule chose : c’est que la porte s’ouvre, que mon père soit là, debout, nous regardant tous, ouvrant les bras, et nous disant « maintenant tous les Noëls se feront comme avant ».

Bien évidemment, mes parents auraient convenu d’une trêve juste pour ce réveillon, dans le simple but de nous faire plaisir.

Je sais, ce rêve ne se réalisera jamais.

PS : Pardonnez ce texte sans queue ni tête, mais je l’ai écrit tel qu’il me venait, en pleurant de bout en bout. De plus, je l’ai écrit dans le train sur mon téléphone, ce qui ne facilite pas l’orthographe.

JOYEUX NOËL A VOUS MES LECTEURS

Si seulement …

Quand tout s’en va, cela fait de la peine. Hier soir, j’ai reçu un mail de ma mère qui me disait que notre chien était mort. Cela peut paraître anecdotique mais ce ne le fut pas car avec ce chien, chienne plutôt, c’est encore le maillon d’une enfance qui disparaît. Flora, nom de ma chienne était née en février 1992, à une époque où mes parents étaient encore ensemble et où notre vie de famille était encore « normale ». Mes trois frères étaient encore sous le giron familiale, nous partions tous en vacance l’été et je me revois encore devant les soirées télévision ou les soirées de jeux où les réunions de famille. Malheureusement au fur et à mesure du temps tout s’est effiloché pour arriver à une fameuse date où mon père décida de quitter ma mère, et ce du jour au lendemain. A cette époque j’étais en 4ème et cela me choqua, même si je l’étais moins que mon petit frère. Depuis ce moment là, tout changea à la maison et je perdis définitivement cette chaleur, cette odeur familiale.

Aujourd’hui, Flora représentait malgré elle, un des derniers vestiges de ce cocon où j’ai vécu pendant plusieurs années. Avec sa mort, elle emmène tout ce qui restait de ma famille qui aujourd’hui est éclatée aux quatre coins de la France : Mon frère le plus vieux est à Poitiers, le suivant à Douai (ville d’où mon père revenait lorsqu’il quitta ma mère), moi à Paris et mon petit frère encore avec ma mère dans le Berry.

Je trouve ça con de se rattacher à ce genre choses mais malheureusement c’est tout ce qu’il me restait. Depuis plusieurs années je regrette de ne plus pouvoir vivre ça et je m’imagine comment cela pourrait être aujourd’hui. Je me revois tout petit partir à la mer ou à la montagne avec toute la famille, en emmenant la grand-mère de Flora. Quand je suis né nous avions déjà des chiens et pour moi c’est un élément indispensable de mon équilibre. Aujourd’hui je ne rêve que d’une chose c’est d’avoir un chien. L’amour qu’il apporte est irremplaçable et malheureusement il est un des rares compagnons fidèle. .

Flora et sa sœur étaient tout le temps avec moi. Elles dormaient avec moi, elles mangeaient à côté de moi. Le matin, si elles n’avaient pas passée la nuit à mes cotés elles venaient gratter à ma porte pour finir la nuit avec moi. En mangeant, elles s’étaient habituées à venir me caresser le bras pour que je leur donne un petit quelque chose mais elles faisaient style que ce n’étaient pas elles car elles tournaient la tête à l’opposé si je me penchais vers elle. Par contre si je faisais mine de ne pas bouger, là elles insistaient lourdement !!! C’était trop drôle. Et tout ça est complètement terminé. Sa sœur est morte il y a déjà plusieurs année et Flora l’a rejointe hier. .

Comme quoi on ne se rend jamais compte de l’importance de tout ce qui nous entoure seulement quand on les perd…