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Nicolas Sarkozy annonce sa candidature pour les prochaines élections présidentielles.

Comme tout le monde s’y attendait depuis plusieurs jours, le Président sortant, Nicolas Sarkozy, a annoncé ce soir sur TF1 qu’il était candidat à sa réélection. Le choix de cette date a, à mon avis, été choisie en fonction des résultats de la croissance du dernier trimestre de 2011 qui ont été meilleurs que prévu. En effet, le cumul annuel est de +1.7 % avec un +0.2% sur les trois derniers mois de l’année. Ce résultat, meilleur que prévu, permet à Nicolas Sarkozy d’affirmer que ses réformes commencent à agir et qu’elles sont bénéfiques pour la France. Nous attendons désormais la présentation du projet de l’UMP et du candidat.

COUP DE GUEULE : Et si la campagne présidentielle n’était que « Foutage de gueule »

Assemblée Nationale

Les français seraient en droit d’attendre un niveau de débat élevé pour cette campagne présidentielle. Il n’en est rien. Au contraire, les sujets importants sont souvent absents au profit de sujets secondaires que les différents partis de droite  ou de gauche s’empressent de lancer.

On aurait pu espérer qu’on nous parle de chômage, d’économie, d’impôts, de croissance, d’éducation, etc., mais on préfère nous parler des dérapages « contrôlés » des différents protagonistes. On reprochera à Claude Guéant son avis sur les civilisations, on reprochera à Serge Letchimy sa réponse à ce dernier; On parlera des désaccords entre Eva Joly et François Hollande sur un accord politique; on continuera avec les électeurs du Front de Gauche qui pourraient avoir envie de voter pour Marine Le Pen; on reprochera à François Bayrou de recopier les « propositions » de l’UMP ou du PS; on se demandera si Nicolas Sarkozy est ou non en campagne et dont les dépenses devraient être ou non comptabilisées d’une certaine manière ou d’une autre; on se posera la question du message politique d’Angela Merkel quant à son soutien au Président Français; on déplore les phrases maladroites de Nadine Morano s

Cette campagne électorale est la caricature même de ce que les français ne veulent plus et qui pourtant se reproduit systématiquement depuis plusieurs années. Pourquoi le taux d’abstention augmente d’année en année ? Je pense que la réponse est écrite juste au dessus. Il est totalement impensable que ces sujets passionnent les citoyens français. Nous voulons des réponses concrètes à nos problèmes concrets. Nous en avons marre de ces chamailleries de bac-à-sable qui n’aboutissent qu’à de la détestation encore plus forte de nos politiciens. Où sont les débats de fond ? Où sont les propositions pour redresser le pays ? Où sont les projets d’avenir qui donneront de voter pour l’un ou l’autre des camps.ur beaucoup de sujets… Bref que des sujets inintéressants et qui pourtant sont à la Une des différents médias chaque jour.

Les hommes et femmes politiques ne sont pas les seuls responsables de cet état de fait. Nos journalistes sont les premiers à entretenir tout ceci en Une de leurs médias. RAZ-LE-BOL !!! Arrêtez ce voyeurisme, Arrêtez ce journalisme à scandale comme nos amis d’outre-Manche se complaisent à le faire. Nous valons mieux que ça et les français ne veulent pas de ça.

Il serait temps de démarrer un vrai débat de fond et de parler des sujets qui importent les français. Arrêtez de vous répondre mutuellement qu’il faut relever le débat : FAITES-LE.

Il ne reste que quelques semaines avant le premier tour et pour le moment aucun parti n’a réussi à être irréprochable tant par son discours que par ses attitudes.

Et si j’étais candidat à l’élection présidentielle mon programme serait…

Président de la RépubliqueIl est toujours facile de critiquer les propositions ou au contraire les absences de propositions de certains candidats pour une élection aussi importante que celle qui arrive, mais il faut bien avouer que la chose n’est pas aisée. Nos connaissances sont souvent partielles sur un sujet, et de là, à pouvoir avoir une opinion fondée sur les faits est généralement utopique. En effet, nos idées sont souvent la conséquence de ce que l’on entend ci-et-là, sans prendre le temps de plonger réellement sur le problème et d’en comprendre tous les enjeux politiques, économiques, financiers et sociaux.

Alors, je me suis dit qu’il serait intéressant de me mettre à la place de nos chers candidats le temps d’un article et de voir ce que je pourrais proposer comme programme si je devais faire cette campagne présidentielle. J’avoue, la chose est loin d’être aisée même si certains sujets me paraissent évidents. Ceci sous-entend évidemment que d’autre ne le sont pas et que cela reste uniquement dans mes priorités personnelles. Je ne vais donc probablement pas parler des thèmes, qui vous seront chers, amis lecteurs.

        I.            Un état transparent, économe au service de tous.

    1.       La transparence à tous les niveaux de l’État :

Pour moi, je trouve totalement inconcevable que les personnes en qui nous mettons toute notre confiance, n’aient pas plus l’obligation de rendre des comptes sur tout ce qu’ils font et de comment notre argent est dépensé. Ainsi, je m’inspirerais des pays nordiques où la moindre facture, dépense, etc. est accessible à tout citoyen. Il y aurait : l’objet, les personnes qui en ont profité, le lieu, la date, l’heure et évidemment le montant. Ceci serait à appliquer du sommet de l’État jusqu’à la mairie.

    2.       Réduire d’avantage le train de vie de l’État :

Dans la continuité de la proposition 1, l’objectif final serait de réduire considérablement toutes ces cérémonies, tous ces repas tous ces déplacements en avion, etc. Combien de députés, ministres, etc. prennent le train ou même une voiture ? Prenons exemple sur le Général de Gaule qui remboursait tous ses repas pris le soir car il estimait que ceux-ci ne faisaient pas partie de sa fonction. Il considérait qu’il était déjà logé et que seul le repas du midi entrait dans la fonction présidentielle. Il est loin ce temps… Quand on voit ce que coûte simplement une journée de congrès à Versailles en Nourritures et boissons…  Nos élus nationaux ne sont pas à plaindre. Les locaux, je pense que cela dépend des endroits. Quoiqu’il en soit il conviendrait de plafonner et d’encadrer tout ceci afin de ne pas tomber dans des exagérations.

    3.       Des fonctionnaires là où il faut.

Tout le monde le sait, nous sommes l’un des pays au monde où le nombre de fonctionnaire est le plus important par rapport à son nombre d’habitants. Cependant, rare sont les administrations où le temps d’attente est court et où les démarches se font rapidement. Il est temps de réorganiser tout cela. L’idée de François Hollande me parait être un bon début. Il propose de réduire d’avantages certaines administrations pour mieux recruter dans d’autres. Cependant, je pense que l’effort qu’il propose n’est pas suffisant. Se limiter à un tiers des départs à la retraite est trop faible. Il faut au moins 40 %, voir 50% comme le propose l’UMP.

      II.            Relancer l’économie Nationale…

    4.       …en favorisant les produits fabriqués en France.

C’est le grand combat de tout le monde depuis quelques mois. « Fabriquer Français » serait la clé d’une partie des problèmes de pauvreté et de chômage. Il est juste dommage que tout le monde semble le découvrir seulement en 2012. Pour cela, j’irai encore plus loin que le Président Nicolas Sarkozy et le gouvernement de François Fillon en poussant d’avantage la TVA « sociale ». Cette petite hausse sera trop faible, en mon sens, pour avoir un réel effet sur les importations et le « fabriqué en France ». La baisse des charges en sera d’autant trop faible. Il faudrait, pour moi, relever la TVA à 22 % et en parallèle baisser les charges patronales et salariales. Un écart de 2.4 points pourrait provoquer un plus  grand écart sur les produits étrangers. A la limite, il faudrait même le pousser d’avantage jusqu’à une TVA à 25 %. Mais il faudrait obliger les entreprises à répercuter totalement les baisses de charges sur la vente des produits. Ceci s’est déroulé au Danemark et a très bien fonctionné.

    5.       …en créant des emplois ou en pourvoyant toutes les offres.

Et comment on créer ou pourvoie ses emplois ?

a)      Tout d’abord en réorganisant toute la filière d’orientation à partir du collège. Combien de personnes sont arrivées au Lycée sans avoir la moindre idée de ce qu’ils voudraient faire plus tard ? Beaucoup trop.

b)      Arrêter de dénigrer les filières professionnelles et d’y envoyer tous les échecs de la filière générale. D’autant plus que ces filières ont un grand besoin de main d’œuvre.

c)       Dans la continuité de l’orientation, proposer à chaque élève de visiter 4 entreprises par an, qui pourraient correspondre à son cursus, souhait… Bref, que l’élève voit réellement ce que c’est, en passant une journée entière dans ce milieu qui l’intéresse et non pas simplement lui faire lire une brochure.

d)      Ensuite, dans n’importe qu’elle filière, rendre obligatoire les stages en entreprise ou les apprentissages. Que plus aucun étudiant n’arrive avec un diplôme sans aucune expérience. Les entreprises auraient un quota à respecter.

e)      De plus, par rapport à la proposition de TVA sociale, celle-ci a un avantage supplémentaire c’est qu’elle valorise les entreprises qui ont de la main d’œuvre. En effet, les baisses des charges se porteront sur les salaires. Une entreprise qui a beaucoup d’employés, aura une forte baisse de charges et pourra embaucher d’avantage. Les entreprises qui utilisent beaucoup les machines n’auront que peu de baisse de charges. Cela la contraindra à peut-être revoir certains modes de fonctionnement.

    6.       …en favorisant la consommation.

Pour cela il serait possible de créer une liste réduite de produits dont un crédit à 0% serait possible. Ce crédit serait encadré et ne concernerait qu’un produit par an, remboursable en 12 mois. Celui-ci ne serait accessible que sous conditions de ressources. Uniquement pour les premières tranches d’imposition.

    III.            Le système d’imposition sur le revenu à revoir.

    7.       Un impôt à la source.

L’impôt sur le revenu serait directement prélevé à la source, sur la fiche de paie. Cela permettrait des dépenses inutiles de traitement par la suite et surtout l’argent que chacun toucherait à la fin du mois serait celui qu’il a réellement. Il serait prélevé par le biais de la CSG.

    8.       Un taux d’imposition global recalculé et plus juste.

Aujourd’hui, tout impôts confondus, ce sont les plus aisés qui paient le moins d’impôts en France. Ce sont les classes moyennes qui en paient le plus. Trouver un système pour que l’impôt soit toujours inférieur pour un moins riche et vice versa. Il doit bien y avoir des solutions….

Voilà ce que pourrait être une partie de mon projet présidentiel si j’étais candidat. Il est bien évident que là je n’ai abordé que très peu de sujets. On pourrait parler d’écologie, d’immigration, de finance, de droits de l’homme, de technologies, de culture, d’aérospatiale, d’industrie, d’Europe, etc. Mais ce serait un article qui ferait mille lignes de long et serait rébarbatif. (Le premier qui me dit qu’il l’est déjà…., aura raison)

Et si le calendrier électoral nous était conté…

Bureau du Président de la République

Avant toute chose, j’ai une nouvelle en avant première : le 17 mai prochain, la France connaîtra son 24e Président de la République depuis Louis-Napoléon Bonaparte qui fut élu le 20 Décembre 1848. Mais avant que celui-ci ou celle-ci ne puisse s’asseoir dans le fauteuil du Salon Doré, il devra suivre un calendrier bien particulier.

Samedi 31 décembre 2011 : Date limite d’inscription sur les listes électorales. Après cette date, il sera trop tard pour chaque candidat de tenter de motiver ses électeurs potentiels s’il ne sont pas inscrits. (Sauf si on se trouve dans certains arrondissements de Paris où là il est même possible de voter à titre posthume.)

Jeudi 23 février 2012 : Décret de convocation des électeurs et envoi des bulletins de parrainage aux élus. A cette date, ce sera le début de la course pour certains « Petits Candidats ». Ils n’auront alors que jusqu’à la prochaine date pour faire preuve de conviction auprès des élus de France. Rappelons qu’un prétendant à la magistrature suprême devra tout d’abord obtenir ses 500 « Présentations » qui est le terme légale ou parrainages pour le commun des mortel.

Les élus qui peuvent « parrainer » un candidat sont :

  • les députés et les sénateurs,
  • les maires (maires délégués des communes associées, maires des arrondissements de Lyon et de Marseille),
  • les membres élus de l’Assemblée des Français de l’étranger,
  • les présidents des organes délibérants des communautés urbaines, des communautés d’agglomération et des communautés de communes,
  • les conseillers généraux des départements, de Mayotte, de Saint-Pierre-et-Miquelon et du conseil de Paris,
  • les conseillers régionaux,
  • les membres élus de l’assemblée de Corse, de l’assemblée de la Polynésie française, du congrès et des assemblées de province de la Nouvelle-Calédonie et de l’Assemblée territoriale de Wallis-et-Futuna,
  • le président de la Polynésie française et le président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie,
  • les membres du Parlement européen élus en France et ressortissants français.

En cumulant tout ce petit monde, il paraîtrait, selon mes sources ultra-confidentielles, qu’on approcherait le nombre de 45 000 personnes. Il n’en reste pas moins que pour certains, cet obstacle reste le plus difficile dans toute la course pour le Palais de l’Elysée. Plusieurs candidats déclarés se sont déjà vu refuser l’accès à l’étape suivante, faute de signatures suffisantes. (Dupont-Aignan, Dieudonné, Boutin, …) C’est censé éviter toute candidature fantaisiste mais de l’autre côté cela peut aussi priver des courants de pensée différents. Le débat sur ce sujet dure depuis des années et je pense qu’il serait nécessaire, rapidement, de le réformer.

Vendredi 16 mars 2012 : Date limite de dépôt des 500 parrainages nécessaires aux candidats. A cette date, les jeux seront fait pour tous ceux qui veulent avoir un petit bulletin avec son joli nom dessus lors du premier tour.

Mardi 20 mars 2012 : Publication au Journal officiel de la liste des candidats établie le 19 mars par le Conseil constitutionnel. C’est là où l’on saura qui seront les prétendants pour remplacer notre Président. C’est également là où nous pourrons voir ceux qui ont su assumer leur façon de penser et soutenir un candidat extrémiste par exemple. C’est justement là où le problème est pour les 500 signatures, car certains n’osent pas afficher au grand jour leur conviction et ne soutiennent donc pas leur candidat, de peur d’être aussitôt mal vu par ses confrères et par les électeurs. Le problème démocratique est donc important car ce soutien est forcément publique et devrait, à mon sens être anonyme, comme l’un le vote.

Ainsi, depuis le 1 er janvier, chaque candidat officiellement déclaré se voyait octroyer un droit de parole sur le principe de l’équité.

Le principe d’équité implique que les services de télévision ou de radio allouent  aux candidats (ou aux partis politiques) et à leurs soutiens des temps de parole ou d’antenne en tenant compte de leur représentativité et de leur implication effective dans la campagne.

Ainsi, l’appréciation de la notion d’équité se fonde sur deux séries d’éléments :

  • la représentativité des candidats qui prend en compte, en particulier, les résultats du candidat ou de la formation politique aux plus récentes élections ;
  • la capacité à manifester concrètement son implication dans la campagne : organisation de réunions publiques, participation à des débats, désignation d’un mandataire financier, et plus généralement toute initiative permettant de porter à la connaissance du public les éléments du programme du candidat.

Cette notion d’équité, s’arrêtera donc le 8 avril 2012. Ainsi, si vous regardez actuellement la télévisions, seuls l’UMP, le PS, le FN, le MoDem et dans une autre mesure EELV et le Front de gauche sont à l’antenne. Les autres sont totalement inexistants. Est-ce de la démocratie ? Pour moi, loin de là. Avec l’omniprésence des médias, il est indéniable qu’aujourd’hui ils font le futur Président ou le candidat d’un parti. Derniers exemples en date : les primaires socialistes en 2011 et 2006. Je trouve encore une fois, que la Démocratie en prend un sérieux coup.

Lundi 9 avril 2012 : Début de la campagne électorale officielle. Ceci implique un changement important au niveau des temps de parole. La notion d’égalité apparaît. Le principe d’égalité constitue une spécificité de la campagne présidentielle. Il résulte directement des textes législatifs et réglementaires relatifs à l’élection du Président de la République qui prévoient une égalité entre les candidats à compter du début de la campagne officielle. Le principe d’égalité implique que les temps de parole et d’antenne des candidats et de leurs soutiens soient égaux. Nous avons enfin, une démocratie qui apparaît dans les médias. Théoriquement, ceux-ci ne peuvent plus mettre en avant l’un ou l’autre des candidats, sans donner un droit de réponse ou commentaire aux autres. Le seul souci, dans tout cela, c’est que cela n’intervient que 13 jours avant le premier tour, beaucoup trop tard pour que chacun ait pu se faire entendre par un large publique.

Vendredi 20 avril 2012 : Fin de la campagne officielle pour le premier tour en Guadeloupe, Guyane, Martinique, à Saint-Pierre et Miquelon, Saint-Barthélemy, Saint-Martin, en Polynésie française et dans les ambassades et postes consulaires situés sur le continent américain (y compris Hawaï)

Samedi 21 avril 2012 : Fin de la campagne officielle pour le premier tour en France Métropolitaine et Premier tour de l’élection en Guadeloupe, Martinique, Guyane, à Saint-Pierre et Miquelon, Saint-Barthélemy, Saint-Martin et en Polynésie française

Dimanche 22 avril 2012 : Premier tour de l’élection présidentielle en France Métropolitaine. A 20 heures à Paris, les estimations des premiers dépouillements peuvent être diffusés par les médias nationaux. Il est évident qu’avec le tout numérique et l’internet, il vous sera possible par des moyens simples, de connaitre avant cette heure les premières estimations. Rappelons qu’il est totalement interdit en France, de diffuser quelques informations avant cette heure sous peine de poursuites.

Samedi 5 mai 2012 : Second tour de l’élection en Guadeloupe, Martinique, Guyane, à Saint-Pierre et Miquelon, Saint-Barthélemy, Saint-Martin et en Polynésie française

Dimanche 6 mai 2012 : Second tour de l’élection présidentielle. Exactement pareil que pour le premier tour et l’heure fatidique de 20 Heures à Paris. Nous connaîtrons enfin le successeur de Nicolas Sarkozy qui aimerait bien briguer un nouveau mandat.

Jeudi 17 mai 2012 : Début du mandat du 24e président de la République Française.

10 et 17 juin 2012 : Premier tour et second tour des élections législatives A ne pas oublier.

Et si les élections de cette année signaient la mort de la Ve République…

En lisant cet article : « 2012 : et si la gauche jouait la cohabitation avec Sarkozy ? » de Rue89, il m’est apparu que ce scénario était tout à fait plausible. Nicolas Sarkozy pourrait être réélu comme Président de la République, mais perdre les élections législatives qui suivent et ainsi avoir une cohabitation tout à fait originale. L’idée de dissolution lui traverserait l’esprit, au risque de subir un nouveau camouflet encore plus ravageur, et probablement signer la fin  de son ambition présidentielle pour la mandature de 2022.

Ainsi, il serait obligé de nommé un premier ministre Socialiste, Martine Aubry selon toute vraisemblance vu la défaite de François Hollande quelques semaines au paravant, et d’accpeter quelques mois ce gouvernement bien encombrant.

Ensuite, s’il voulait dissoudre l’assemblée, il prendrait le risque que les Français confortent leur premier vote et se retrouverait contraint de l’accepter, tout en restant spectateur. Sa carrière politique en serait marquée à vie. Le seul cas où cela pourrait passer, c’est un problème de conflit entre syndicats et gouvernements, ou une aggravation du climat économique. Le risque inhérent étant trop important et surtout imprévisible, jamais il ne pourrait envisager cette opportunité.

Alors, pour se sortir de cette situation, qui en soi, ne plaira guère au gouvernement en place, il proposera de changer les institutions et de créer une VIe République. En ce qui le concerne, il n’y verra que des avantages :

  • Au niveau historique, il laisserait à jamais son nom comme l’instigateur et le créateur de cette nouvelle organisation française, comme ce fut le cas pour le Général de Gaule.
  • Au niveau politique, il  ne perdrait pas totalement la face et pourrait avoir une légitimité au niveau national.
  • Au niveau institutionnel, il serait obligé de concevoir cette nouvelle République en partenariat avec la gauche qui ne pourrait lui reprocher toute manœuvre électoraliste, ou favorisant son camp.
  • Enfin, la mise en place de cette nouvelle constitution serait un bon moyen de mettre un terme avant l’heure à cette cohabitation gênante.

 

Et si les Présidentielles de 2012 avaient déjà des candidats officiels ou officieux. (MAJ)

Le problème dans ces périodes pré-électorales, est qu’il est difficile de savoir réellement qui fait quoi, qui ne fait plus, qui ne sait pas encore, bref, d’avoir une idée de ce que seront les bulletins le jour J. Parce qu’entre les primaires Socialistes, les primaires Écologistes, ceux qui ont dit qu’ils y seraient pour se retirer ensuite et ceux dont on attend encore le choix final, il y a eu du monde. Je vais d’ailleurs énumérer toutes les personnes qui ont de près ou de loin émis l’hypothèse de se présenter.

Nous avons eu :  ( Liste en fonction de ma mémoire et de mes recherches qui peut donc être faillible. )

  • Carl Lang – Union de la Droite Nationale
  • Marine Le Pen  – Front National
  • Nicolas Dupont-Aignan – Debout la République
  • Frédéric Nihous – CPNT
  • Christine Boutin – Chrétien Démocrate
  • Nicolas Sarkozy – UMP
  • Dominique de Villepin – République Solidaire (MAJ)
  • Hervé Morin – Nouveau Centre
  • Jean-Louis Borlo – Parti Radical
  • François Bayrou – MoDem
  • Corinne Lepage – CAP21
  • Eva Joly – EELV
  • Nicolas Hulot – EELV
  • Henri Stoll – EELV
  • Stéphane Lhomme – EELV
  • Jean-Michel Baylet – Parti Radical de Gauche
  • Martine Aubry – PS
  • François Hollande – PS
  • Arnaud Montebourg – PS
  • Ségolène Royal – PS
  • Manuel Valls – PS
  • Dominique Strauss-Kahn – PS
  • Jean-Pierre Chevènement – MRC
  • Jean-Luc Mélenchon – Front de Gauche
  • Philippe Poutou – NPA
  • Nathalie Arthaud – Lutte Ouvrière
Légende des couleurs :
  • Bleu : Toujours candidat
  • Gris : N’est plus candidat
  • Rouge : Candidature non officielle

On se dirige encore une fois vers une élection  où il y a pléthore de postulants. Aux jeux des divisions et des rassemblements il est très difficile de dire à qui cela va profiter même s’il semble évident que la droite de l’UMP risque de perdre beaucoup avec le FN et la gauche du PS, au contraire, semble plus sereine malgré une candidature Hollande plus recentrée. Les électeurs de ce parti vont-ils avoir peur de cette orientation et préférer un parti plus à gauche ? ou bien vont-ils pour les plus centristes se diriger vers un MoDem ?

Je ne suis pas devin et les mois qui viennent vont être décisifs. Quoi qu’il en soit, je suis tout de même plus optimiste pour mon candidat, qui semblait tout bonnement incapable de remporter cette présidentielle il y a encore quelques mois, et qui, au fil des derniers sondages, remonte lentement.

Et si les Primaires Socialistes discréditaient le Projet Socialiste pour 2012…

Projet Socialiste 2012Nous ne sommes plus qu’à quelques jours du second tour des Primaires Socialistes qui verra s’affronter Martine Aubry et François Hollande. Lors du débat télévisé diffusé hier par France 2 et qui a vu près de 6 millions de téléspectateurs regarder l’affrontement, on ne peut pas dire que les deux candidats en lice soient d’avis communs sur beaucoup de sujets, bien au contraire. Cela pose donc une question importante sur l’organisation de ces primaires et sur la chronologie choisie par le Parti Socialiste.

En effet, au mois d’avril 2011, le PS annonçait en grande pompe son projet, que vous pouvez consulter ici. En soi c’est très bien et même plutôt une bonne chose, car cela laisse le temps à tout à chacun de le consulter et de se forger sa propre opinion. Ensuite, il y a eu cette volonté également très bonne de laisser aux sympathisants, le choix du représentant de ce programme pour les élections de 2012. Choix démocratique et dont je pense que chaque parti devrait s’inspirer. Les guerres de successions et autres n’auraient plus le droit de citer et chaque camp aurait le meilleur représentant de ses idées.

Le problème vient que, pour le PS, il est clair qu’entre le projet officiel et les opinions de chaque candidat il y un monde d’écart. Vous n’allez pas me faire croire que dans le même projet, il y a la démondialisation de d’Arnaud Montebourg et le libéralisme de Manuel Valls. Vous n’allez pas me faire croire qu’il y a l’objectif d’un déficit nul pour 2017  proposé par François Hollande et le « Si c’est possible » de Martine Aubry. A cela on rajoute le radical Jean-Michel Baylet et le tour est joué. Bref, il y a un paradoxe total dans la chronologie des choses. Comment peut-on avoir un débat d’idées des six, puis des deux candidats sur quelque chose qui est normalement établit depuis plusieurs mois ? Quel est l’intérêt hormis de décrédibiliser le PS lui-même ? On ne pas, à mon sens, faire les choses dans ce sens-là. On choisit d’abord le candidat sur ses idées et ensuite on construit un programme autour de celles-ci. Pas l’inverse. Comment un Montebourg qui est à l’extrême gauche du parti et un Manuel Valls à l’extrême droite peuvent-il porter un même projet ?

Pour une fois, que le parti socialiste a apporté une très bonne chose dans la politique française, il est bien dommage qu’il n’ait pas réfléchi jusqu’au bout du processus, et de la suite logique des choses. C’est du pain béni pour la droite qui n’aura juste qu’à utiliser les incohérences entre le discours du gagnant de ce dimanche et le projet officiel.

Et si Dominique Strauss-Kahn était devenu Président de la République Française en 2012…

Dominique Strauss-KahnIl convient d’imaginer que les dernières histoires en date comme la chambre 2806 du Sofitel de New-York au mois de mai 2011 ainsi que l’affaire de Tristane Banon de l’année 2003 n’ont pas eu lieu ou que le retentissement médiatico-judiciaire n’a pas été de cette ampleur. Ainsi, Dominique Strauss-Kahn aurait pu se présenter aux Primaires Socialistes, les remporter et ensuite être le candidat officiel du PS et probablement gagner les Elections Présidentielles de 2012.

C’est là où la vraie fiction débute puisque le reste se serait probablement passé. Il aurait donc été investi au Palais de l’Elysée sous les ors de la République et tout l’apparat qui va avec. Son bureau du premier étage aurait vu passer tous les puissants du globe, son don innée pour la finance lui aurait permis de résoudre certains problèmes structurels de la France, voir même de l’Europe et il aurait été plébiscité lors des sondages d’opinions pendant son quinquennat. Une Présidence parfaite.

Parfaite ? Dans un sens uniquement. Celui visible par l’opinion publique. Parce que dans celui vu par les huissiers du Palais de l’Elysée, il aurait été tout autre. On leur aurait demandé un secret total sur tout ce qui aurait pu se passer dans les appartements adjacents. Il en aurait été de même pour les conseillers et autres suiveurs de la première personne de l’Etat lors de voyages internationaux, ou même nationaux. Ce n’est pas parce que son voisin de l’autre côté des Alpes fait la même chose et l’assume totalement, que DSK prendrait le risque de l’assumer aux yeux de tous. Silvio Berlusconi est finit politiquement et c’est pour cela qu’aujourd’hui il s’en fou. Monsieur Strauss-Kahn, lui commencerait à peine dans son rôle de Président et ne pourrait pas prendre le risque que ce soit diffusé dans les médias. La règle du « Off » serait donc d’or parmi tous les journalistes accrédités et ces agissements seraient passés sous silence comme cela fut toujours le cas depuis des années.

Evidemment, tous ses amis politiques tels que des Martine Aubry, François Hollande, Lionel Jospin, Bertrand Delanoé et consorts continueraient à feindre l’ignorance. Parce qu’il ne faut pas croire qu’au mois de mai 2011 lors de l’arrestation de DSK, qu’ils furent surpris de quoi que ce soit. Même ce dernier avait avoué quelques semaines auparavant qu’une de ses plus grandes craintes serait de tomber dans un guet-apens.

Tout le monde cacherait donc cette obsession de DSK qu’il a pour les femmes et le sexe. Sa position de chef d’Etat ferait qu’une omerta s’imposerait à tous les témoins jusqu’au jour du dérapage. Celui-ci se passerait soit dans un pays anglo-saxon à la pudeur exagérée et au procès pour harcèlement si commun, ou bien dans un pays musulman où une femme importante aurait été la cible. L’incident diplomatique serait donc inévitable et c’est là que tout deviendrait incontrôlable.

Son immunité diplomatique obligerait l’Etat où l’incident s’est passé à laisser partit DSK pour la France. Des tensions entre cet Etat et la France seraient telles que les discussions seraient au mieux rompues et au pire des menaces militaires pourraient être lancées. Notre dissuasion nucléaire ferait le reste mais le mal serait fait et la France serait discréditée à travers le monde. Si cela se passait dans un pays arabe, les intégristes islamiques profiteraient de la situation et menaceraient la France ou passeraient à l’acte en faisant des attentats et si cela se passait dans un autre pays, il est clair que ses alliés diminueraient fortement leurs relations diplomatiques avec nous. En résumé, nous serions totalement exclus au niveau mondial et Européen.

Sur le plan intérieur, il y aurait trois solutions :

  • soit Dominique Strauss-Kahn démissionnerait, reconnaissant ses fautes et serait donc extradable par le prochain gouvernement. Ce dernier se trouverait alors dans un choix cornélien, « tuer » politiquement et humainement DSK et l’envoyer en prison à l’étranger ou refuser, et se mettre toute l’opinion publique à dos et dons se discréditer.
  • soit il démissionnerait, contraint et forcé par l’opposition et l’opinion publique qui, dans le doute n’aurait plus de confiance en lui. Là, il serait totalement fini à tous les niveaux, puisqu’innocent selon lui et coupable selon le reste du monde. Le gouvernement suivant serait dans la même position que dans le cas suivant, mais aurait moins d’hésitation à l’extrader malgré son immunité. Seules les lois diplomatiques seraient alors applicables et il serait probablement relaxé.
  • soit, enfin, il resterait au pouvoir, niant tout en bloc jusqu’à la fin. Il ne serait donc pas réélu en 2017, à moins d’avoir été destitué avant, serait mort politiquement, aurait été condamné par contumace, malgré son immunité et mettrait la France en position délicate à propos de l’extradition d’un homme condamné alors qu’il n’était pas condamnable. Le Parti Socialiste, aurait pendant ce temps implosé et le parti des Nouveaux Socialistes aurait été créé pour se détacher totalement de cette tache éternelle.

Au final, la France aurait perdu beaucoup, beaucoup plus qu’elle n’aurait pu gagner grâce au génie intellectuel de Dominique Strauss-Kahn. Il aurait fallu des années pour effacer l’affront fait à ce pays et au reste du monde. Au niveau intérieur, cela aurait été différent. Les histoires de coucherie sont monnaie courante en France depuis le temps des Rois de France. Et puis chez les Socialistes, c’est également une habitude avec François Mitterrand, à droite, Jacques Chirac ne s’est jamais caché à regarder outrageusement les belles femmes et on ne saura jamais s’il a déjà fauté. Bref, la page sera tournée rapidement et DSK sera oublié aussi rapidement qu’il avait été encensé.

Pour conclure, il vaut peut-être mieux que tout se soit passé comme ça. Nous avons peut être ainsi évité le meilleur, mais surtout le pire.

Et si Nicolas Sarkozy ne se présentait pas en 2012 grâce à Carla Bruni…

Nicolas Sarkozy et Carla Bruni-Sarkozy

Il semble de plus en plus compromis pour l’UMP de pouvoir gagner la prochaine élection présidentielle au mois de mai 2012 avec le candidat Nicolas Sarkozy. Les sondages se suivent et se ressemblent et, hormis un événement imprévisible en l’état il parait improbable qu’il puisse renverser la tendance.

Les mauvaises langues diront que pourtant, un élément a été savamment anticipé et calculé : la grossesse de son épouse Carla Bruni-Sarkozy. Cet enfant tomberait à point nommé pour « attendrir » les électeurs et favoriser les suffrages le moment venu. Il serait donc l’œuvre de calculs politiques et certains iront jusqu’au blasphème : il n’est que ça. Sincèrement, je ne le pense pas et d’ailleurs je ne le souhaite pas.

Cependant, aujourd’hui, je pense que le Président ne peut plus faire l’autruche et ne pas voir qu’il est en disgrâce au près des Français et voir même, pour une partie des sympathisants de son parti. Il a certes un ego, comme tout homme politique, et il est clair qu’il serait difficile pour lui de pouvoir renoncer aussi facilement. Il devrait accepter d’une certaine façon sa mort politique. Pourtant, pour ne pas en arriver là vis à vis de l’opinion publique, il aurait une solution : se concentrer sur le futur enfant à venir et donc prendre un congé de paternité, qui serait totalement incompatible avec un nouveau mandat présidentiel.

Et voilà ! le tour est joué. Il sort par la grande porte pour offrir une enfance « normale » à son dernier enfant et permet à un autre candidat de représenter l’UMP. Seulement là, commenceront les problèmes de la succession. Entre les François Fillon, Xavier Bertrand, Jean-François Copé et Alain Juppé, la bataille risque d’être compliquée et plonger le parti présidentiel dans le même état que le Parti Socialiste a pu être ces dernières années. Réaliser des Primaires comme le PS pourrait être envisageable, uniquement si le Monsieur Sarkozy annonçait sa « non-candidature » immédiatement après la naissance. Dans le cas contraire, soit il irait jusqu’au bout et serait quasiment assuré d’une défaite dans l’état actuel des choses, soit ce serait trop tard pour désigner quelqu’un qui pourrait s’imposer comme le candidat naturel et serait donc discrédité par ses adversaires comme a pu l’être Martine Aubry avec l’affaire DSK.

Les marges de manœuvre vont donc se resserrer de jour en jour et les risques de faux-pas énormes. Messieurs de l’UMP, il vous reste peu de temps si vous voulez avoir une chance de ne pas être ridicule pour cette campagne qui s’annonce sans compromis.

Et s’il y avait des élections présidentielles en 2012…

Qu’est ce qui avait fait une partie de la renommée de mon ancien blog? Et bien c’était aussi les sujets sur la politique et le fait d’exprimer mon point de vue partial sur les personnalités, propositions et sur les partis politiques.

Aujourd’hui il est temps de renouer avec cette habitude et je vais tenter, durant les prochaines semaines, d’étudier les candidats déclarés ou potentiels ainsi que leur programme (hypothétique pour certains).

Je sais déjà que les foudres de certains risquent de s’abattre mais qu’importe. Nous sommes en démocratie et la liberté de pensée est sacrée et donc vos commentaires les bienvenus.