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Claude Allègre donne son point de vue sur les Handicapés

Voici un article du Nouvel Observateur sur les propos tenus par Claude Allègre sur ce qu’a réellement fait la candidate à propos des handicapés. On ne peut pas dire qu’il a un parti pris vu qu’il est du PS…

Au lendemain du débat entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, son ancien ministre de tutelle Claude Allègre s’est montré jeudi « très choqué » de la colère de la candidate socialiste qui « n’a pas fait beaucoup de choses pour les handicapés ».

Interrogé sur RTL, Claude Allègre s’est dit « très choqué parce que, hélas! elle n’a pas fait (…) beaucoup de choses pour les handicapés ». Lors de la mise en place du plan Handiscol, préparé par Mme Royal, « il n’y a eu aucune mesure vraiment importante », « ça n’a pas été quelque chose de très efficace », s’est-il souvenu.

« Celui qui a fait le plus pour les handicapés, c’est Luc Ferry », ancien ministre de Jean-Pierre Raffarin, a estimé l’ancien ministre de l’Education nationale. « Je ne suis pas pour autant pour la droite, mais je pense que la vérité doit être dite en politique. »

« Je suis un peu outré de ça parce que ce qui a été dit, c’est des mensonges », a-t-il encore dit.

L’ancien ministre, qui avait annoncé avant le premier tour qu’il ne voterait par pour Ségolène Royal, a répété cette position pour le second tour. « Je ne voterai pas pour Ségolène Royal », a-t-il dit, sans prendre pour autant parti en faveur de Nicolas Sarkozy.

Vendredi, je ne vote pas Ségolène Royal

Ségolène Royal a-t-elle des amis politiques ? Si elle mène la région à la baguette, ce qui lui assure bon nombre d’inimitiés, force est de constater qu’à l’Assemblée nationale le tableau n’est pas plus rempli : député depuis vingt ans, Ségolène n’a aucun réseau, aucune amitié politique connue. Enfin au PS… les éléphants sonnent plus souvent la charge contre leur candidate que l’union…

Et pour cause : Ségolène Royal et son staff affichent un véritable mépris envers ceux qui ne respectent pas la ligne inébranlable qu’ils ont définie. Souvenez vous de Nolwen, militante brestoise, vertement rembarrée par Ségolène à qui elle avait posé une question dérangeante et qui estimait qu’elle ne pouvait être que téléguidée.

Ou encore d’Eric Besson, secrétaire national du PS à l’économie et démissionnaire de la campagne suite à des désaccords quant au financement des promesses de la candidate, qui eu droit au commentaire suivant : « Qui connaît monsieur Besson. Vous connaissez monsieur Besson ? ». Et c’est Vincent Peillon qui se chargea de Claude Allègre : « Puisqu’on nous dit depuis un moment que l’on aurait des difficultés avec les enseignants, cette déclaration d’Allègre est pour nous un vif soulagement et devrait permettre une réconciliation avec les enseignants ». Que d’amabilités…

Si le clan Royal n’hésite pas à tirer sur les socialistes, c’est qu’il faut préserver le pré carré que constitue la ligne politique Royal-iste, définie par le seul staff de Ségolène. Seuls, sans l’appareil du PS, et bien sûr sans la démocratie participative, fumeux concept-prétexte destiné à cacher l’exclusion du parti et de son programme –pourtant validé par les militants- dans la campagne de la candidate.

Eric Besson, explique dans son livre la méthode Royal : autour de la candidate, quelques spin doctors qui eux seuls ont accès à son siège de campagne. Les éléphants du PS en sont exclus, tout comme ils le sont des décisions. A titre d’exemple, elle n’a pas jugé bon « de consulter le bureau national, pourtant rebaptisé comité de campagne, avant d’annoncer qu’elle signerait le pacte écologique de Nicolas Hulot ». Idem sur le nucléaire. Ou encore le contenu de son discours de Villepinte. Et naturellement sur le financement de ses promesses.

Autant de raisons qui expliquent l’hémorragie au sein des troupes socialistes. Bernard Tapie et Eric Besson ont franchi le rubicond, Kouchner et Rocard ont appelé François Bayrou à la rescousse, et Vaillant, Besson, Mélenchon ou encore Allègre ne font pas campagne, et le reste de l’appareil se fait tirer l’oreille pour se mettre en campagne… tout en distillant dans la presse informations internes –en permettant au Monde d’écouter les débats du bureau national au moyen d’un portable laissé délibérément ouvert- et petites phrases bien senties à l’égard de la candidate désignée par les militants.

Jack Lang, devenu un de ses fidèles, aura quand même écrit dans son livre présidentiel jamais paru, « Tout ce que vous avez toujours voulu sur moi », au printemps 2006, qu’elle n’a «aucune» expérience «ni à l’international, ni dans un grand ministère». Pour Lang, «on ne peut pas jouer uniquement de son charme, ne rien dire, et espérer devenir présidente», précisant que « D’aucuns lui reprochent de n’avoir pas beaucoup participé aux réunions de travail et de ne pas avoir apporté grand chose au débat interne.»

Julien Dray lui même a expliqué, après le débat interne du PS au Zénith de Paris le 11 octobre 2006, qui avait valu quelques sifflets à Ségolène Royal : « Qu’est-ce que tu veux que je te dise ? Elle a été franchement nulle. Nulle, je te dis, elle a été nulle ! ». Laissons tout de même le meilleur à son compagnon, François Hollande, qui déclare au Monde à la sortie de ses voeux à la presse le 15 janvier : « Sa ligne ? Quelle ligne ? Elle n’en a pas encore. » Avec des soutiens comme celui-là, pas besoin d’ennemis…

Ceci dit on peut toujours guérir de la Ségolite et dans cette catégorie, c’est Eric Besson qui remporte la palme : « Je pense en conscience que Ségolène Royal ne doit pas devenir présidente de la République. Je ne le souhaite pas pour mon pays. Je le redoute pour mes enfants ».