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Hypocondriaque ? Non, au contraire.

Mon éducation fut faite de manière à ce que je ne sois pas un accroc aux médicaments et même aux médecins. Depuis ma plus tendre enfance, ma mère attendait souvent qu’une maladie arriva à un stade plutôt grave pour qu’elle eût décidé à m’emmener voir un médecin. Pour l’anecdote, lors d’un séjour au ski durant la fin des années 90, je tombai le dernier jour et me cassai le pouce de la main. J’attendis deux jours avant d’aller visiter les urgences de l’hôpital, ma mère pensant que ce n’était qu’une petite foulure. Vous comprendrez donc qu’aujourd’hui, ceci est resté dans mes gènes.

A tord, je tente de pratiquer l’automédication. Les antalgiques sont légions dans mon tiroir à pharmacie : Nurofen et Dafalgan ont ma prédilection. Les aspirines, quant à eux, n’ont jamais eu aucun effet sur moi. Au contraire, ils me rendent dans un état que je ne supporte pas. Hormis ça, quelques sirops pour la toux, des antibiotiques que je rationne au cas où j’en aurais besoin et c’est tout.

Pour moi, le meilleur médicament, est le mental. Je me dis qu’être de bonne humeur, optimiste et ne pas se prendre la tête me permet d’avoir un corps à l’abri des maladies les plus courantes. Et si je tombais malade, je me soignerais avec les médicaments précédents et des remèdes de grand-mère, qui sont d’ailleurs, aussi bon. Un bon verre de lait chaud avec citron et miel m’aura toujours réussi et un jus de cuisson de riz sera radical en cas de problèmes de selles.

Demain, si je devais tomber gravement malade, je le prendrais avec philosophie et me battrait jusqu’au bout, voulant croire que c’est moi qui déciderait l’heure de mon trépas et surement pas un virus de merde ou une bactérie récalcitrante.

Enfin, quand je vois les profits que peuvent se faire tous les laboratoires pharmaceutiques, (405 Milliards de dollars de Chiffre d’Affaire pour seulement les dix premiers en 2009), je me dis qu’ils n’ont pas besoin de mon argent et de ma visite chez le médecin qui me délivrera une ordonnance. Mieux vaut rester au chaud chez soi, sous une grosse couette et se faire dorloter par son amoureux qui prendra soin de soi.