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Liberté, Égalité, Fraternité.

Mariage pour tous, Vote Assemblée NationaleAujourd’hui, 23 avril 2013, jour de la Sant Jordi en Catalogne, équivalant de notre Saint-Valentin et donc fête des amoureux catalans, le parlement français a ouvert le droit au mariage et à l’adoption à toute personne en faisant la demande, sans distinction de sexualité, de religion ou de culture. Le vote s’est soldé par 331 votes « pour », 225 votes « contre » et 10 abstentions. Henri « GayNo » s’étant trompé, il a été rebaptisé Henri « GayOui», car il a appuyé sur le bouton « pour » alors qu’il s’était toujours prononcé « contre ». Quoiqu’il en soi, je remercie sincèrement toutes les personnes qui ont contribué de loin ou de près à ce que cette loi voit le jour dans mon beau pays. Ce sera sûrement la seule fois de ma vie que je vais écrire cette phrase : « Merci aux socialistes pour cette avancée dans ma vie »

Liberté Egalité Fraternité

LIBERTÉ : « La liberté est le pouvoir qui appartient à l’homme de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d’autrui ; elle a pour principe la nature ; pour règle la justice ; pour sauvegarde la loi ; sa limite morale est dans cette maxime : Ne fais pas à un autre ce que tu ne veux pas qu’il te soit fait »

C’est donc la reconnaissance ferme et définitive de la République Française envers les homosexuels.

ÉGALITÉ : « relation entre deux choses ne présentant aucune différence de grandeur, de qualité »

Les homosexuels ont donc aujourd’hui les mêmes droits que tout autre Français.

FRATERNITÉ : « lien existant entre personnes ayant des relations fraternelles »

Tous les Français devraient avoir une relation de la sorte, tel qu’ils l’auraient avec leurs frères et sœurs. Aujourd’hui, ce n’est pas le cas à cause de l’homophobie. Et c’est désormais le point de lutte qu’il faut conquérir pour pouvoir vivre comme tout un chacun.

Nous étions là par la pensée – Mariage pour tous

Crédit Photo : Bao Nguyen

Défilé du 27 janvier 2013 en faveur du mariage pour tous.

Salim et moi aurions voulu participer à la grande manifestation pour le mariage pour tous, mais malheureusement, c’était un peu trop loin pour nous. Aucune manifestation n’avait lieu à Barcelone. Il y en avait bien une en Espagne, mais elle se déroulait à Madrid. Ce qui n’était pas plus près de nous. Même si ce défilé avait une valeur symbolique et non destinée à faire plier le gouvernement, il me semblait important de se mobiliser. Vous l’avez fait pour nous et je vous en remercie. Il ne reste plus qu’à attendre le début des débats qui doivent débuter ce mardi à l’Assemblée Nationale et se terminer le 10 février. Dommage que Frigide Barjot ne soit pas député, on aurait bien rigolé.

 

 

Je laisse la conclusion à Karl Zéro (beau-frère de Frigide Barjot) sur Europe 1, le 22/01/2013 :

« Karl Zéro : Elle est piquée, elle voulait être une star
Laurent Ruquier : vous êtes en train d’accuser votre belle-sœur d’opportunisme ?
Karl Zéro : ben attendez, c’est une évidence pour tout le monde, non ?
Laurent Ruquier : vous êtes quand même, comme elle, contre le mariage pour tous ?
Karl Zéro : ha non, pas du tout. Moi, je suis catholique aussi, mais contrairement à elle, j’ai lu les Évangiles et Jésus dit un truc très simple : “Il faut rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu”. Or là, il est question du mariage civil, donc il s’agit de César et pas de Dieu. »

Jean-Marc Ayrault confirme définitivement que François Hollande ne tiendra pas ses promesses de campagne.

Cette fois, c’est sûr, Jean-Marc Ayrault et son gouvernement ne tiendront pas une des promesses emblématiques de la campagne électorale de François Hollande, alors candidat à la Présidence de la République. Rappelons qu’une de ces promesses était claire : il adresserait « au lendemain du scrutin un mémorandum à tous les chefs d’État et de gouvernement sur la renégociation du traité » sur les disciplines budgétaires.

Le candidat du Parti Socialiste avait même été plus loin en indiquant qu’il y aurait quatre points qu’il voulait ajouter dans ce qu’il appelait un « volet croissance ».

Il devait y avoir :

  • « D’abord la création d’eurobonds pour financer des projets industriels d’infrastructure »
  • « le second point sera de libérer davantage de possibilités de financement de la Banque européenne d’investissement »
  • « le troisième sera la création d’une taxe sur les transactions financières »
  • « le quatrième c’est de mobiliser les reliquats des fonds structurels européens aujourd’hui inutilisés pour permettre d’accompagner un certain nombre de projets ».

Aujourd’hui, le premier ministre Jean-Marc Ayrault, s’est adressé à l’Assemblée nationale pour tenter d’expliquer pourquoi, il fallait soutenir ce Traité, qui rappelons-le n’a pas évolué d’un iota depuis son écriture sous la présidence de Nicolas Sarkozy : « J’entends les doutes, certains bruyants, d’autres silencieux. Je compte parmi les hésitants quelques amis. […] La conséquence d’un rejet, d’un refus de la ratification, ce serait une crise politique et l’effondrement de l’union monétaire. « 

Dans son discours, le chef du gouvernement a tenté de rassurer «les parlementaires les mieux disposés (qui) ont pu s’inquiéter de l’introduction d’un carcan constitutionnel» : le traité n’entamera pas «la souveraineté» de la France. «La souveraineté budgétaire restera au parlement de la République française», a affirmé le chef du gouvernement. «Nulle règle d’or ne sera inscrite dans la loi fondamentale», a-t-il insisté, soulignant que «ce n’est pas le traité qui nous impose l’équilibre des comptes publics, c’est notre volonté».

«L’Europe s’est remise en mouvement. La ratification du traité n’est qu’une première étape. Nous devons la franchir pour aller plus loin», a poursuivi le chef du gouvernement qui en a profité pour mettre en valeur le rôle joué par François Hollande. Tandis que, soulignent certains, ce texte est identique à celui qui a été négocié entre la chancelière allemande, Angela Merkel, et l’ancien président Nicolas Sarkozy, Jean-Marc Ayrault a affirmé : «L’Europe telle que nous l’avons trouvée n’était pas sur la bonne voie. Oui, il était nécessaire de modifier sa course. Oui, le président de la République y est parvenu.»

Le Président est donc parvenu à se foutre de la gueule de tous ses électeurs qui ont cru, à la veille de son élection, qu’il arriverait, tel le messie, à changer l’ordre des choses déjà établies. Rappelons que les grandes lignes de sa campagne étaient : qu’il n’y avait pas de crise et que la situation de la France était uniquement le résultat des politiques de François Fillon et son gouvernement, et que le traité budgétaire Européen serait renégocié. Aujourd’hui, il y a finalement une crise, et le traité reste identique !!! Et ça ne fait que quatre mois et demi qu’il est là.

Sources : France 24 - Le Parisien