Benoît XVI mort… Et après ?

Sa Sainteté Benoît XVI, Pape émériteDepuis ce 28 février 2013 à 20 h, Benoît XVI est donc devenu Sa Sainteté Benoît XVI, Pape émérite. Il se repose donc depuis deux jours, regarde la télévision, joue du piano, dit des bréviaires et se promène vers 16 heures. Mais il viendra un jour où il s’endormira définitivement, rejoignant Dieu bien qu’il se fût résigné. Dieu le pardonnera, et il reposera en paix.

Et donc, Benoît XVI mort, il faudrait organiser ses funérailles. Mais celles-ci prendraient une dimension bien particulière. En effet, le futur Pape serait probablement déjà entré en fonction et officierait depuis des semaines, des mois ou des années. Il serait donc obligé de célébrer les cérémonies pour Benoît XVI, faisant de ce dernier un des rares a obtenir ce privilège. Je lis déjà les titres des journaux : « Le Pape enterre le Pape ». Rien de bien sensationnel dans tout cela, mais une symbolique forte.

Ce qui deviendrait exceptionnel, c’est le cas où, malheureusement, le futur Pape décèderait avant Benoît XVI. Le Vatican serait dans une situation incongrue, demandant probablement au Pape émérite s’il veut bien assurer le service funéraire alors qu’il n’aurait plus aucune fonction officielle. Devrait-il accepter ? Le pourrait-il du point de vue de sa santé ? Bien des tourments auxquels le Saint-Siège espère probablement ne pas avoir à penser et sur lesquels, aucun processus n’est probablement étudié.

Quoi qu’il en soit, Joseph Ratzinger, aura marqué son passage comme Pape, et nous devrons attendre sa mort pour voir jusqu’à quel point.

 

Et si l’élection du Président de la République devenait indirecte pour plus de démocratie…

Depuis plusieurs Élections Présidentielles, un problème est récurrent : le problème des 500 parrainages pour les « petits » candidats. Cela soulève un autre problème, la représentativité des partis politiques dans le paysage des élus français qui pourraient procurer ces parrainages. Et pourquoi ne pas retourner le problème ? En effet, si nous élisions les députés à la proportionnelle à deux tours, cela permettrait que la majorité des grands partis soient représentés et ainsi, il y aurait des candidats pour chacun d’entre eux. Quel en serait le déroulement.

Deux options :

  1. Soit le président serait choisi parmi les députés élus
  2. Soit le président serait choisi parmi une liste distincte, publiée avant les élections législative.

Ensuite, je précise qu’il y aurait deux tours pour éviter un blocage en ayant trop de députés esseulés. Le second tour ne serait ouvert par exemple qu’aux partis ayant obtenus plus de 5 % au premier tour.

Si on appliquait cela aux législatives de 2007, ça donnerait le résultat suivant :

Partis politiquesou coalitions Votes (premier tour) Présent au Second Tour
Absolu Relatif Évo.
Union pour un mouvement populaire (UMP) 10 289 028 39,54 +6,24 Oui
Divers droite (DVD) 641 600 2,47 – 0,82 Non
Majorité présidentielle(dont NC-PSLE) 616 443(416 361) 2,37(2,04) Non
Mouvement pour la France (MPF) 312 587 1,20 +0,40 Non
Majorité présidentielle 11 859 658 45,57
Parti socialiste (PS) 6 436 136 24,73 +0,62 Oui
Parti communiste français (PCF) 1 115 719 4,29 – 0,53 Non
Les Verts 845 884 3,25 – 1,26 Non
Divers gauche (DVG) dont MRC 513 457 1,97 +0,88 Non
Parti radical de gauche (PRG) 343 580 1,32 – 0,23 Non
Gauche parlementaire 9 254 776 35,56
UDF – Mouvement démocrate (MoDem) 1 981 121 7,61 +2,76 Oui
Front national (FN) 1 116 005 4,29 – 7,05 Non
Extrême gauche (EXG) dont LCR & LO 887 887 3,41 +0,62 Non
Divers et sans étiquette 267 987 1,03 +1,03 Non
Chasse, pêche, nature et traditions (CPNT) 213 448 0,82 – 0,85 Non
Divers écologistes 208 465 0,80 – 0,37 Non
Régionalistes, autonomistes et indépendantistes 131 585 0,51 +0,25 Non
Extrême droite (EXD) dont MNR 102 100 0,39 -0,94 Non

Dans ce cas, on voit bien que seuls trois partis seraient au second tour. On voit également que la multiplication des petits partis au niveau local est préjudiciable car aucun ne parvient au second tour. Dans le cas actuel, beaucoup de ces petits partis avait conclus des accords avec les grands pour que ces derniers ne présentent pas d’adversaire en face. Ainsi, le Parti Communiste et la Divers Gauche avaient obtenu à eux deux 30 sièges. Aujourd’hui, est-ce que le PC aurait autant d’élus ? Rien n’est moins sûr.

Certains me répondront qu’avec ce système, au contraire, cela n’avantage que les grands partis et non les petits. Oui, dans un sens. Mais je leur répondrais que si aujourd’hui certains « petits » partis sont représentés c’est uniquement du fait des accords électoraux, et non, par une volonté du peuple. Qui nous dit que ces 15 députés communistes représentent réellement la volonté du peuple ? Au contraire, je pense que cela n’est pas du tout représentatif, bien au contraire. De plus, cela poserait une autre question : le fait de voter pour un parti ou de voter pour un candidat. L’exemple parfait est François Bayrou avec le MoDem. Entre le nombre d’élus actuels et son score à la présidentielle, il y un écart impressionnant.

Chaque courant politique se poserait ainsi réellement la question sur son programme. Il n’y aurait plus de petits arrangements entre amis comme c’est le cas actuellement (EELV et le PS, UMP et Nouveau centre, etc.). Ainsi, le message des verts ne seraient pas dénaturés par un accord pour être sûr d’avoir des députés. Ou alors, ils ne se présenteraient pas du tout et aurait un vrai accord ferme et définitif qui imposerait des personnes à eux sur la liste que présenterait le parti. Oui, car, comme aux municipales, chaque camp politique présenterait une liste correspondant aux 551 sièges de l’assemblée nationale.

Un des inconvénients de ce système, serait que les députés ne seraient plus élus avec une valeur « locale ». Ils ne pourraient plus se battre pour « leur » circonscription. Mais si on y réfléchit, quelle est aujourd’hui la valeur de cette notion de « local » au niveau de l’assemblée nationale ? Les députés se battent-ils tous réellement pour les administrés ? Je n’en suis pas si sûr. Avec la décentralisation, ils n’ont plus autant de pouvoir d’action qu’avant. Les régions ont beaucoup plus de pouvoir qu’eux.

Enfin, un des autres avantages est l’économie que représenterait la suppression de deux tours d’élections. En effet, il n’y aurait plus d’élection présidentielle à proprement parlé. On ne devrait ainsi plus payer tous les fonctionnaires un dimanche, le coût d’acheminement des plis électoraux, le remboursement des frais de campagne, etc. Ceci représente plus de 100 millions d’euros.

Pour la mise en oeuvre de ceci, je pense qu’il faudrait passer par une nouvelle constitution et donc une VIe République. Un référendum permettrait de confirmer, par le vote des français, que ce choix leur convient.

Et si j’étais candidat à l’élection présidentielle mon programme serait…

Président de la RépubliqueIl est toujours facile de critiquer les propositions ou au contraire les absences de propositions de certains candidats pour une élection aussi importante que celle qui arrive, mais il faut bien avouer que la chose n’est pas aisée. Nos connaissances sont souvent partielles sur un sujet, et de là, à pouvoir avoir une opinion fondée sur les faits est généralement utopique. En effet, nos idées sont souvent la conséquence de ce que l’on entend ci-et-là, sans prendre le temps de plonger réellement sur le problème et d’en comprendre tous les enjeux politiques, économiques, financiers et sociaux.

Alors, je me suis dit qu’il serait intéressant de me mettre à la place de nos chers candidats le temps d’un article et de voir ce que je pourrais proposer comme programme si je devais faire cette campagne présidentielle. J’avoue, la chose est loin d’être aisée même si certains sujets me paraissent évidents. Ceci sous-entend évidemment que d’autre ne le sont pas et que cela reste uniquement dans mes priorités personnelles. Je ne vais donc probablement pas parler des thèmes, qui vous seront chers, amis lecteurs.

        I.            Un état transparent, économe au service de tous.

    1.       La transparence à tous les niveaux de l’État :

Pour moi, je trouve totalement inconcevable que les personnes en qui nous mettons toute notre confiance, n’aient pas plus l’obligation de rendre des comptes sur tout ce qu’ils font et de comment notre argent est dépensé. Ainsi, je m’inspirerais des pays nordiques où la moindre facture, dépense, etc. est accessible à tout citoyen. Il y aurait : l’objet, les personnes qui en ont profité, le lieu, la date, l’heure et évidemment le montant. Ceci serait à appliquer du sommet de l’État jusqu’à la mairie.

    2.       Réduire d’avantage le train de vie de l’État :

Dans la continuité de la proposition 1, l’objectif final serait de réduire considérablement toutes ces cérémonies, tous ces repas tous ces déplacements en avion, etc. Combien de députés, ministres, etc. prennent le train ou même une voiture ? Prenons exemple sur le Général de Gaule qui remboursait tous ses repas pris le soir car il estimait que ceux-ci ne faisaient pas partie de sa fonction. Il considérait qu’il était déjà logé et que seul le repas du midi entrait dans la fonction présidentielle. Il est loin ce temps… Quand on voit ce que coûte simplement une journée de congrès à Versailles en Nourritures et boissons…  Nos élus nationaux ne sont pas à plaindre. Les locaux, je pense que cela dépend des endroits. Quoiqu’il en soit il conviendrait de plafonner et d’encadrer tout ceci afin de ne pas tomber dans des exagérations.

    3.       Des fonctionnaires là où il faut.

Tout le monde le sait, nous sommes l’un des pays au monde où le nombre de fonctionnaire est le plus important par rapport à son nombre d’habitants. Cependant, rare sont les administrations où le temps d’attente est court et où les démarches se font rapidement. Il est temps de réorganiser tout cela. L’idée de François Hollande me parait être un bon début. Il propose de réduire d’avantages certaines administrations pour mieux recruter dans d’autres. Cependant, je pense que l’effort qu’il propose n’est pas suffisant. Se limiter à un tiers des départs à la retraite est trop faible. Il faut au moins 40 %, voir 50% comme le propose l’UMP.

      II.            Relancer l’économie Nationale…

    4.       …en favorisant les produits fabriqués en France.

C’est le grand combat de tout le monde depuis quelques mois. « Fabriquer Français » serait la clé d’une partie des problèmes de pauvreté et de chômage. Il est juste dommage que tout le monde semble le découvrir seulement en 2012. Pour cela, j’irai encore plus loin que le Président Nicolas Sarkozy et le gouvernement de François Fillon en poussant d’avantage la TVA « sociale ». Cette petite hausse sera trop faible, en mon sens, pour avoir un réel effet sur les importations et le « fabriqué en France ». La baisse des charges en sera d’autant trop faible. Il faudrait, pour moi, relever la TVA à 22 % et en parallèle baisser les charges patronales et salariales. Un écart de 2.4 points pourrait provoquer un plus  grand écart sur les produits étrangers. A la limite, il faudrait même le pousser d’avantage jusqu’à une TVA à 25 %. Mais il faudrait obliger les entreprises à répercuter totalement les baisses de charges sur la vente des produits. Ceci s’est déroulé au Danemark et a très bien fonctionné.

    5.       …en créant des emplois ou en pourvoyant toutes les offres.

Et comment on créer ou pourvoie ses emplois ?

a)      Tout d’abord en réorganisant toute la filière d’orientation à partir du collège. Combien de personnes sont arrivées au Lycée sans avoir la moindre idée de ce qu’ils voudraient faire plus tard ? Beaucoup trop.

b)      Arrêter de dénigrer les filières professionnelles et d’y envoyer tous les échecs de la filière générale. D’autant plus que ces filières ont un grand besoin de main d’œuvre.

c)       Dans la continuité de l’orientation, proposer à chaque élève de visiter 4 entreprises par an, qui pourraient correspondre à son cursus, souhait… Bref, que l’élève voit réellement ce que c’est, en passant une journée entière dans ce milieu qui l’intéresse et non pas simplement lui faire lire une brochure.

d)      Ensuite, dans n’importe qu’elle filière, rendre obligatoire les stages en entreprise ou les apprentissages. Que plus aucun étudiant n’arrive avec un diplôme sans aucune expérience. Les entreprises auraient un quota à respecter.

e)      De plus, par rapport à la proposition de TVA sociale, celle-ci a un avantage supplémentaire c’est qu’elle valorise les entreprises qui ont de la main d’œuvre. En effet, les baisses des charges se porteront sur les salaires. Une entreprise qui a beaucoup d’employés, aura une forte baisse de charges et pourra embaucher d’avantage. Les entreprises qui utilisent beaucoup les machines n’auront que peu de baisse de charges. Cela la contraindra à peut-être revoir certains modes de fonctionnement.

    6.       …en favorisant la consommation.

Pour cela il serait possible de créer une liste réduite de produits dont un crédit à 0% serait possible. Ce crédit serait encadré et ne concernerait qu’un produit par an, remboursable en 12 mois. Celui-ci ne serait accessible que sous conditions de ressources. Uniquement pour les premières tranches d’imposition.

    III.            Le système d’imposition sur le revenu à revoir.

    7.       Un impôt à la source.

L’impôt sur le revenu serait directement prélevé à la source, sur la fiche de paie. Cela permettrait des dépenses inutiles de traitement par la suite et surtout l’argent que chacun toucherait à la fin du mois serait celui qu’il a réellement. Il serait prélevé par le biais de la CSG.

    8.       Un taux d’imposition global recalculé et plus juste.

Aujourd’hui, tout impôts confondus, ce sont les plus aisés qui paient le moins d’impôts en France. Ce sont les classes moyennes qui en paient le plus. Trouver un système pour que l’impôt soit toujours inférieur pour un moins riche et vice versa. Il doit bien y avoir des solutions….

Voilà ce que pourrait être une partie de mon projet présidentiel si j’étais candidat. Il est bien évident que là je n’ai abordé que très peu de sujets. On pourrait parler d’écologie, d’immigration, de finance, de droits de l’homme, de technologies, de culture, d’aérospatiale, d’industrie, d’Europe, etc. Mais ce serait un article qui ferait mille lignes de long et serait rébarbatif. (Le premier qui me dit qu’il l’est déjà…., aura raison)

Et si les élections de cette année signaient la mort de la Ve République…

En lisant cet article : « 2012 : et si la gauche jouait la cohabitation avec Sarkozy ? » de Rue89, il m’est apparu que ce scénario était tout à fait plausible. Nicolas Sarkozy pourrait être réélu comme Président de la République, mais perdre les élections législatives qui suivent et ainsi avoir une cohabitation tout à fait originale. L’idée de dissolution lui traverserait l’esprit, au risque de subir un nouveau camouflet encore plus ravageur, et probablement signer la fin  de son ambition présidentielle pour la mandature de 2022.

Ainsi, il serait obligé de nommé un premier ministre Socialiste, Martine Aubry selon toute vraisemblance vu la défaite de François Hollande quelques semaines au paravant, et d’accpeter quelques mois ce gouvernement bien encombrant.

Ensuite, s’il voulait dissoudre l’assemblée, il prendrait le risque que les Français confortent leur premier vote et se retrouverait contraint de l’accepter, tout en restant spectateur. Sa carrière politique en serait marquée à vie. Le seul cas où cela pourrait passer, c’est un problème de conflit entre syndicats et gouvernements, ou une aggravation du climat économique. Le risque inhérent étant trop important et surtout imprévisible, jamais il ne pourrait envisager cette opportunité.

Alors, pour se sortir de cette situation, qui en soi, ne plaira guère au gouvernement en place, il proposera de changer les institutions et de créer une VIe République. En ce qui le concerne, il n’y verra que des avantages :

  • Au niveau historique, il laisserait à jamais son nom comme l’instigateur et le créateur de cette nouvelle organisation française, comme ce fut le cas pour le Général de Gaule.
  • Au niveau politique, il  ne perdrait pas totalement la face et pourrait avoir une légitimité au niveau national.
  • Au niveau institutionnel, il serait obligé de concevoir cette nouvelle République en partenariat avec la gauche qui ne pourrait lui reprocher toute manœuvre électoraliste, ou favorisant son camp.
  • Enfin, la mise en place de cette nouvelle constitution serait un bon moyen de mettre un terme avant l’heure à cette cohabitation gênante.

 

Et si Mouammar Kadhafi avait été jugé…

Mouammar KadhafiBien que la disparition ce 20 octobre 2011 de Mouammar Kadhafi, ex-dirigeant Libyen, ne devrait pas choquer et perturber grand monde, il n’en reste pas moins que sa mort nous empêchera d’assister à son jugement et donc à sa défense. Il aurait probablement refusé d’admettre tous les crimes, les attentats et le fait d’avoir ouvertement ouvert le feu sur son peuple. Mais ce qui va surtout manquer, c’est sa grande éloquence et sa modestie légendaire. Il faut donc rappeler quelques une de ses phrases :

  • « Mon histoire est proche de celle de Jésus et de Mahomet. Toutefois que ces deux derniers ignoraient à quelle renommée universelle ils étaient promis. Moi j’ai pleine conscience de ma destinée »
  • « Je suis le Roi des arabes »
  • « La Démocratie c’est la pire des dictatures. C’est la dictature de la Majorité, donc la dictature de millions de personnes. Il vaut mieux un seul dictateur pour diriger une nation plutôt que des millions »
  • « Sans le hamburger les américains n’aurait pas pu détruire les soviétiques […] le hamburger est un mélange de cafards, de souris et de grenouilles empoisonnées à l’aide duquel l’URSS a été détruite »
  • « Sida, sida, sida. Nous n’entendons rien d’autre que cela. C’est du terrorisme intellectuel. C’est une guerre psychologique. Le sida est un virus pacifique et inoffensif. Si vous restez propre, il ne vous fera pas de problèmes »
  • « Les conditions de la Femme en Europe sont tragiques. Elle est obligée de faire un travail qu’elle ne veut pas, comme mécanicien, maçon. Je voudrais sauver la femme européenne qui agonise »
  • « L’Islam doit devenir la religion de toute l’Europe […] c’est la seule solution à vos problèmes »
  • « Obama, tu es mon fils »
  • Si j’avais été président, j’aurais démissionné »
  • « Mouammar Kadhafi vous aime, et vous aimez Mouammar Kadhafi. Nous sommes comme un couple, mais sans les rapports intimes »
  • « Il n’y a pas d’élections en Libye parce que les Libyens n’élisent pas leurs dirigeants. Ce sont les Libyens qui se dirigent eux-mêmes »
  • « Je pourrai être le Guide de tous les peuples africains s’ils avaient l’intelligence de me suivre »
  • « Al qaïda assure l’insurrection en ajoutant de la drogue dans le café et le lait de la jeunesse libyenne »
  • « les pauvres souhaitent que la guerre se poursuive pour que l’aide humanitaire se poursuive »
  • « Sans épée, sans fusil, sans conquêtes, les 50 millions de musulmans en Europe la transformeront bientôt en continent musulman »
  • « La Libye s’engage à stopper l’immigration clandestine si vous lui fournissez au moins 5 milliards d’euros et de [l’assistance] technique. Si vous voulez stopper l’immigration clandestine, aidez la Libye. [Sinon] la Libye ne sera plus le garde-côte de l’Europe [sic] »
  • « Nous avons défié les Etats-Unis, toutes les puissances nucléaires dans le monde. Nous avons vaincu tout le monde. »
  • « Mouammar Kadhafi n’est pas un être normal contre qui on peut mener des manifestations. »
  • « Je suis du côté de la volonté du peuple. »
  • « Nous n’avons pas encore utilisé la force. On le fera s’il le faut. »
  • « Il s’agit d’une révolution populaire. […] Je suis à la tête de cette révolution populaire. »
Tout ça pour dire que pour moi, sa mort est tragique [IRONIE]. Nous n’aurons pas le droit à la suite de cette courte liste. Imaginons donc ce que cela aurait pu être :
  • « Quelle tragédie pour le peuple Libyen ! Il perdrait son guide suprême si vous me condamniez »
  • « Comment peut-on me traduire en justice alors que j’ai conduit cette révolution pour vous sauver »
  • « Même si je suis pendu, Allah me réincarnera pour que je continue à diriger les peuples du monde »
  • « Que me reprochez-vous ? Les actions de mon gouvernement ont toujours été pacifiques. »
  • « L’argent que ma famille possède est légitime et gagné grâce à un travail difficile »
  • « En m’enfermant dans une prison ou en m’enlevant la vie, vous vous rendrez-compte que je suis irremplaçable. Si je suis encore vivant, vous viendrez me supplier pour reprendre le pouvoir. »
  • « Je vais mourir en martyr. Tous les peuples arabes et tous les Islamistes se soulèveront pour me venger et la vérité se révélera à tous les infidèles. Vous serez nos esclaves. »

Finalement, je me dis que c’est peut être pas si mal que ça qu’il ne soit pas jugé. Non ? Si vous avez de meilleures phrases je suis preneur.

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Et si Dominique Strauss-Kahn était devenu Président de la République Française en 2012…

Dominique Strauss-KahnIl convient d’imaginer que les dernières histoires en date comme la chambre 2806 du Sofitel de New-York au mois de mai 2011 ainsi que l’affaire de Tristane Banon de l’année 2003 n’ont pas eu lieu ou que le retentissement médiatico-judiciaire n’a pas été de cette ampleur. Ainsi, Dominique Strauss-Kahn aurait pu se présenter aux Primaires Socialistes, les remporter et ensuite être le candidat officiel du PS et probablement gagner les Elections Présidentielles de 2012.

C’est là où la vraie fiction débute puisque le reste se serait probablement passé. Il aurait donc été investi au Palais de l’Elysée sous les ors de la République et tout l’apparat qui va avec. Son bureau du premier étage aurait vu passer tous les puissants du globe, son don innée pour la finance lui aurait permis de résoudre certains problèmes structurels de la France, voir même de l’Europe et il aurait été plébiscité lors des sondages d’opinions pendant son quinquennat. Une Présidence parfaite.

Parfaite ? Dans un sens uniquement. Celui visible par l’opinion publique. Parce que dans celui vu par les huissiers du Palais de l’Elysée, il aurait été tout autre. On leur aurait demandé un secret total sur tout ce qui aurait pu se passer dans les appartements adjacents. Il en aurait été de même pour les conseillers et autres suiveurs de la première personne de l’Etat lors de voyages internationaux, ou même nationaux. Ce n’est pas parce que son voisin de l’autre côté des Alpes fait la même chose et l’assume totalement, que DSK prendrait le risque de l’assumer aux yeux de tous. Silvio Berlusconi est finit politiquement et c’est pour cela qu’aujourd’hui il s’en fou. Monsieur Strauss-Kahn, lui commencerait à peine dans son rôle de Président et ne pourrait pas prendre le risque que ce soit diffusé dans les médias. La règle du « Off » serait donc d’or parmi tous les journalistes accrédités et ces agissements seraient passés sous silence comme cela fut toujours le cas depuis des années.

Evidemment, tous ses amis politiques tels que des Martine Aubry, François Hollande, Lionel Jospin, Bertrand Delanoé et consorts continueraient à feindre l’ignorance. Parce qu’il ne faut pas croire qu’au mois de mai 2011 lors de l’arrestation de DSK, qu’ils furent surpris de quoi que ce soit. Même ce dernier avait avoué quelques semaines auparavant qu’une de ses plus grandes craintes serait de tomber dans un guet-apens.

Tout le monde cacherait donc cette obsession de DSK qu’il a pour les femmes et le sexe. Sa position de chef d’Etat ferait qu’une omerta s’imposerait à tous les témoins jusqu’au jour du dérapage. Celui-ci se passerait soit dans un pays anglo-saxon à la pudeur exagérée et au procès pour harcèlement si commun, ou bien dans un pays musulman où une femme importante aurait été la cible. L’incident diplomatique serait donc inévitable et c’est là que tout deviendrait incontrôlable.

Son immunité diplomatique obligerait l’Etat où l’incident s’est passé à laisser partit DSK pour la France. Des tensions entre cet Etat et la France seraient telles que les discussions seraient au mieux rompues et au pire des menaces militaires pourraient être lancées. Notre dissuasion nucléaire ferait le reste mais le mal serait fait et la France serait discréditée à travers le monde. Si cela se passait dans un pays arabe, les intégristes islamiques profiteraient de la situation et menaceraient la France ou passeraient à l’acte en faisant des attentats et si cela se passait dans un autre pays, il est clair que ses alliés diminueraient fortement leurs relations diplomatiques avec nous. En résumé, nous serions totalement exclus au niveau mondial et Européen.

Sur le plan intérieur, il y aurait trois solutions :

  • soit Dominique Strauss-Kahn démissionnerait, reconnaissant ses fautes et serait donc extradable par le prochain gouvernement. Ce dernier se trouverait alors dans un choix cornélien, « tuer » politiquement et humainement DSK et l’envoyer en prison à l’étranger ou refuser, et se mettre toute l’opinion publique à dos et dons se discréditer.
  • soit il démissionnerait, contraint et forcé par l’opposition et l’opinion publique qui, dans le doute n’aurait plus de confiance en lui. Là, il serait totalement fini à tous les niveaux, puisqu’innocent selon lui et coupable selon le reste du monde. Le gouvernement suivant serait dans la même position que dans le cas suivant, mais aurait moins d’hésitation à l’extrader malgré son immunité. Seules les lois diplomatiques seraient alors applicables et il serait probablement relaxé.
  • soit, enfin, il resterait au pouvoir, niant tout en bloc jusqu’à la fin. Il ne serait donc pas réélu en 2017, à moins d’avoir été destitué avant, serait mort politiquement, aurait été condamné par contumace, malgré son immunité et mettrait la France en position délicate à propos de l’extradition d’un homme condamné alors qu’il n’était pas condamnable. Le Parti Socialiste, aurait pendant ce temps implosé et le parti des Nouveaux Socialistes aurait été créé pour se détacher totalement de cette tache éternelle.

Au final, la France aurait perdu beaucoup, beaucoup plus qu’elle n’aurait pu gagner grâce au génie intellectuel de Dominique Strauss-Kahn. Il aurait fallu des années pour effacer l’affront fait à ce pays et au reste du monde. Au niveau intérieur, cela aurait été différent. Les histoires de coucherie sont monnaie courante en France depuis le temps des Rois de France. Et puis chez les Socialistes, c’est également une habitude avec François Mitterrand, à droite, Jacques Chirac ne s’est jamais caché à regarder outrageusement les belles femmes et on ne saura jamais s’il a déjà fauté. Bref, la page sera tournée rapidement et DSK sera oublié aussi rapidement qu’il avait été encensé.

Pour conclure, il vaut peut-être mieux que tout se soit passé comme ça. Nous avons peut être ainsi évité le meilleur, mais surtout le pire.