François Hollande, second président socialiste de la Ve République

C’est désormais officiel, François Hollande vient d’être annoncé comme le nouveau Président de la République Française. Il en sera le 24e à partir du 17 mai 2012, date officielle du début de sa mandature. Selon les premières estimations il aurait obtenu environ 53 % des suffrages exprimés.

On n’est pas dans la merde !

Je n’aime pas les éléphants roses !

Cette fois, les jeux sont faits, et pour de bon. Il va falloir subir ce nouveau Président pendant les 5 ans à venir. Le pire, dans cela, c’est que, contrairement à Nicolas Sarkozy en 2007, celui-ci n’aura pas été choisi pour ce qu’il propose, pour ce qu’il représente ou ce qu’il apportera, mais contre l’autre candidat. Celui qui sera dévoilé à 20h et dont la couleur politique pourrait être celle d’une fleur que les amoureux aiment à offrir va se voir confier les rênes d’un pays qui a traversé mieux que beaucoup d’autres les crises depuis 4 ans. Cependant, le Français est ainsi et préférera renouveler le pouvoir politique en place, préférant l’inconnu.

Le choix d’une France « molle », comme certains se plaisent à le dire, va changer beaucoup de choses dans notre avenir, et malheureusement, pas toujours en bien. Vive les dépenses, vive le déficit et vive la dette. J’espère me tromper, mais, l’invasion d’éléphants roses, ne peut être une bonne chose, sauf, si, comme à son habitude, cette invasion se traduit par un retour sur les promesses faites : la retraite à 60 ans, l’imposition des riches de manière confiscatoire au-dessus d’un million d’euros, les 60 000 nouveaux postes dans l’enseignement, etc. Oui ! Il ne faut pas oublier que ce parti politique est avant tout un parti aux propositions à but électoraliste, qui souvent ne met pas en place la moitié des choses qu’il annonce.

Chers Français, vous qui venez de propulser cet homme qui n’a jamais eu de grandes responsabilités à un poste clef dans notre vie, ne soyez pas trop déçus quand vous retomberez sur Terre. J’espère juste que votre déception vous fera enfin ouvrir les yeux sur ce qu’est votre parti politique : « une utopie égoïste ». Votre parti a ça de bien : il n’a que pour but de penser à lui avant de penser à vous.

Je n’ai pu voter à cette élection majeure et de toute façon ceci n’aurait rien changé, mais vous, vous avez voté en votre âme et conscience et c’est bien là le pire. Il y a 5 ans vous aviez été lucide en nous évitant une voie Royal vers une catastrophe annoncée. Aujourd’hui, nous nous dirigeons vers un « Pays Bas » à cause de 53 % de croyants crédules. Au moins, nous aurons évité le pire pendant 5 ans. Sur ce, je vais vous regarder savourer votre victoire en espérant que les lendemains ne déchanteront pas trop vite.

Pour quoi votons-nous ?

En lisant cet article de Zep, j’ai clairement vu une chose à propos de la vision française de l’élection présidentielle. Nous ne votons pas pour un programme, nous ne votons pas pour défendre nos convictions, nous votons pour un homme ou contre un autre.

Je m’explique. En 2007, Nicolas Sarkozy avait su rassembler autour de lui une majorité de Français, en proposant un programme de droite. Aujourd’hui, son programme reste à peu près le même et pourtant, il ne galvanise plus les foules comme d’antan. Il est donc clair que ce n’est pas ce qu’il propose qui fera qu’on votera pour lui, mais pour ce qu’il est ou ce qu’il représente. Et si l’on continue dans ce sens, son adversaire du second tour, Ségolène Royal, avait le problème inverse, souffrant d’un déficit d’image de la part d’une frange de l’électorat de gauche, qui aura préféré le candidat d’en face. Je suis même persuadé qu’un Dominique Strauss-Kahn ou Laurent Fabius auraient amené un résultat beaucoup plus serré voir inverse.

Il était arrivé la même chose à Lionel Jospin en 2002, provoquant l’éparpillement des votes à gauche et créant une situation inédite sous la Ve République : le choix entre deux candidats du même bord politique.

Cette année, si Nicolas Sarkozy est si bas dans les sondages c’est à cause de son image qu’il aura créé pendant ces cinq dernières années. Et pourtant, personnellement, je pense que durant la crise il aura su gérer aussi bien qu’il aura pu. Malheureusement pour lui, sa façon d’être et ses quelques erreurs au début de son mandant auront fait qu’il aura perdu sa crédibilité face à beaucoup de Français, qui ne pourront désormais plus jamais voter pour lui. Il se serait retiré de la course à l’Élysée en laissant sa place à Alain Juppé, et la droite aurait eu beaucoup plus de chances de victoires qu’à l’heure actuelle.

Cette élection présidentielle se transforme donc en un référendum pro ou anti-Sarkozy, et laisse la vraie question de fond de côté : « quelle politique souhaitons-nous pour la France ces cinq prochaines années ? » La réponse apportée reste dans ce cadre-là en proposant comme réponse : « Est-ce que François Hollande peut être un bon Président de la République en tant qu’homme ». Nous oublions encore une fois son programme. Et c’est pour cela qu’aujourd’hui, Jean-Luc Melenchon monte dans les intentions de vote. De plus en plus de Français ouvrent les yeux et se disent que l’homme ne pourrait être à la hauteur de la tache et se rabattent sur le candidat du Front de Gauche. Ils veulent un homme qui pourrait défendre leurs intérêts, en oubliant qu’une partie du programme risquerait de provoquer plus de dommages que de bien. Mais ce n’est pas grave, Monsieur Mélenchon est un battant, comme Monsieur Sarkozy en 2007, et sera à même de mener des combats.

C’est pour cela que j’en reviens à ma proposition d’il y a quelques semaines : un vote unique pour élire nos députés, et donc une politique, qui eux, ensuite, choisiraient notre Président ou Présidente. Oublier l’homme ou la femme qui se présentent, permettrait ainsi un vrai débat d’idées.

Fin officielle de mandature du Quinquennat de Nicolas Sarkozy et toujours aucune proposition.

Décidément, plus les semaines avancent et moins je comprends nos politiciens, moins j’ai envie de suivre cette campagne électorale et moins j’arrive à me positionner avec certitude sur lequel pourrait le mieux représenter ma vision des choses. Mon attachement sans failles, depuis des années à la droite traditionnelle, fait que par essence, mon choix se fera sur le candidat sortant. Cependant, cette campagne est l’archétype même de ce qui me répugne de plus en plus dans la politique française : le fait de s’engouffrer sur des sujets totalement anecdotiques pour le citoyen français, tels que la viande halal, la dette de l’État dont on nous rebat les oreilles depuis des mois, etc.

Nous, Français, aimerions qu’on aborde des sujets qui nous touchent tous les jours, comme le logement, le chômage, le pouvoir d’achat (prix à la consommation et coût de l’essence…), l’éducation…

Certes, nous sommes conscients que le futur président n’aura que peu de marge de manœuvre en raison de la crise qui oblige les nations à revoir leurs méthodes de travail. Mais dans ce cas, faisons un gouvernement d’union national pour un objectif commun : résoudre les problématiques liées à cette crise et avançons conjointement. Malheureusement, ceci n’arrivera jamais, car nos politiciens sont bien trop égoïstes et égocentriques, pour imaginer un seul instant que l’important, c’est la France, et non leur carrière politique.

Alors, nous continuerons à avoir un débat de faits divers, sans aucune proposition sérieuse pour les problèmes de fond. Chaque jour qui passe nous apporte une nouvelle polémique lancée par telle ou telle partie contre un autre, ou à propos de sujets totalement inappropriés à ce style d’élection.

Ainsi, comme je l’ai déjà, cette année ne me verra pas voter, n’ayant pu faire mon changement de domicile au niveau de ma mairie. Je ne pourrai donc pas voter, ce qui en soi m’arrange, car le spectacle est tellement affligeant que j’aurais honte de choisir parmi ces Guignols.

Les seules personnes, que je trouve un minimum sérieuses aujourd’hui dans leurs propositions et leurs discours, sont des François Bayrou et Dominique de Villepin. Cependant, à mon humble avis, elles ne pourront jamais prétendre, dans ce scrutin, à un hypothétique second tour.

Les militants de Gauche et la démocratie…

Pas de fachos dans nos quartiers.

La liberté d’expression est un droit fondamental dans notre Pays et c’est quelque chose de bien. Tout le monde a le droit d’exprimer son opinion, à partir du moment où celle-ci n’est ni diffamatoire, discriminatoire ou injurieuse. Que le Front de Gauche, le Front National ou quiconque qui n’est pas d’accord avec moi, exprime ce qu’est sa vision des choses est tout à fait normal et on appelle cela la démocratie. Je suis contre le racisme et pourtant j’accepte que certains puissent avoir une opinion différente bien que je ne sois pas en accord avec eux. Je ferai tout pour leur faire changer d’opinion et leur montrer, qu’à mon avis, ils se trompent mais je discuterai avec eux.

Malheureusement, ces discussions sont souvent impossible avec certaines personnes, qui sont pour la plus part du temps représentées par des personnes se situant d’un même côté de l’hémicycle : le gauche. Durant ma jeune vie, j’ai quasiment toujours eut le même refus de débattre avec des socialistes, des communistes ou toute personne se situant à gauche. Et si la discussion commençait, elle se terminait aussi rapidement qu’elle avait pu commencer, dans une élévation du ton de l’interlocuteur et le refus d’écouter mon avis, mes raisons, mon vécu qui font qu’aujourd’hui je suis de droite. Pour les personnes de gauche, être de droite signifie forcément être égoïste, nombriliste, antisocial et n’ayant aucune valeur du partage. Les personnes de gauche, estiment qu’ils n’ont aucun temps à perdre avec des personnes pouvant avoir notre opinion ou point de vue. Les personnes de gauche se pensent être dans la vérité et donc n’ont rien à écouter et entendre d’opposants.

Je me rappellerai toujours un ex, quand la droite avait raté une élection, me dire : « Dans le cul la droite ». Je ne me rappelle pas lui avoir dit quoique ce soit quand la gauche en avait perdu d’autres. Durant la vie de ce blog, il est impressionnant le nombre d’insultes que j’ai pu recevoir de ces personnes de gauche, refusant systématiquement le dialogue et mon droit de réponse, écrivant des commentaires de manière souvent anonyme, bref, une manière simple de me dire : « ferme ta gueule pauvre con, tu n’as rien à dire ».

Et ceci se retrouve de manière générale dans la vie politique. Le Front National se déplace souvent avec des militants de Gauche qui n’attendent qu’une chose c’est de l’invectiver. C’est arrivé à Nicolas Dupont-Aignan qui voulait soutenir les Grecs. Nicolas Sarkozy est obligé de déployé des dispositifs impressionnants pour ne pas subir ces attaques répétées (et en plus on lui reproche par la suite la présence des forces de l’ordre). Si ces manifestations étaient pacifiques, ça ne me poserait aucun problème mais c’est toujours fait de manière agressive, virulente, méchante, sans aucune volonté de dialogue. Je ne me rappelle pas avoir vu ces comportements dans le sens inverse. Les militants de droite ne courent pas après les candidats de gauche pour les insulter, les conspuer, etc.

Ce serait fort agréable que la démocratie fonctionne dans les deux sens et que chacun s’exprime de manière calme, civilisée sans chercher la bagarre. La violence est l’arme du faible. Elle n’est pas là pour faire avancer les choses, au contraire, elle est là pour qu’il n’y ait aucune discussion. Je ne crois pas qu’elle puisse servir qui que ce soit. Cette haine qu’a la gauche pour les partis de droite est difficilement compréhensible. Gageons que la campagne présidentielle continue dans un esprit démocratique.

« Le changement, c’est maintenant » mais avant on ment !

On va encore me dire que je ne comprends rien mais là… c’est noir et blanc. Donc, que faut-il comprendre ? Hormis prendre le risque de faire fuir ces personnes, qui certes, gagnent beaucoup d’argent et pas de manière toujours justifiée. Mais en règle générale, ces personnes sont créateurs de richesses et donc d’emploi. On peut enlever tous les grands patrons mais ils partiront avec leur entreprise et donc leurs emplois. Il faut arrêter la démagogie de cours d’école et se rendre compte que toutes les grandes industries risqueraient de s’expatrier. Et après, les ouvriers, les employés, que font-ils ? « Pôle Emploi » Génial !!!!!!

Vous me répondrez que beaucoup de grandes entreprises sont cotés en Bourse et donc seuls les patrons partiraient, ne pouvant pas prendre la société avec eux. OK. Mais qui voudra gérer ces sociétés ? Seuls de jeunes cadres qui n’auront pas encore de hauts revenus et donc pas forcément les compétences. La conséquence peut être une mauvaise gestion et la perte de marchés et des pertes d’emplois. Il faut arrêter de croire que les grands patrons ne font rien dans leur bureau. Ils ont la responsabilité de centaines ou milliers de personnes et leurs choix impactera de manière indéniable la réussite ou l’échec de leur société. 75 %, c’est confiscatoire !!!

Ce qu’il faut en France c’est créer des emplois pour résoudre beaucoup de problèmes. Et qui peut créer ces emplois ???

 

Et si les primaires, version française, choisissaient le candidat non idéal…

Tout d’abord, je tiens à préciser que je suis à 100% pour ce système de désignation, que je trouve démocratique, républicain et qu’il devrait permettre de présenter le candidat idéal pour les partis qui l’utiliseraient. Seulement, j’ai l’impression que le seul système qui soit viable et qui permette de choisir le meilleur candidat pour un parti politique est le système de primaires ouvertes.

Pourquoi, me direz-vous, les adhérents d’un parti ne seraient pas assez « intelligents » ou « futés » pour choisir leur candidat ? Ce n’est pas moi qui le dit ou qui insinuerait ceci mais ce sont les faits qui tiennent à prouver que, lors de votes fermés aux seuls adhérents, le résultat ne permit pas ensuite d’avoir un choix convenant à tous les sympathisants. Si l’on prend le cas de 2007 avec les socialistes, je suis persuadé qu’une des raisons de leur échec fut la candidature de Ségolène Royal. Trop de personnes n’adhéraient pas au personnage et il est certain que des électeurs auront préféré un autre candidat. Je ne dis pas ça parce que personnellement c’est ce que je pensais mais je le dit parce que dans mon entourage j’entendais beaucoup de personnes de gauche hésiter à voter pour elle.

Pour 2012, le même problème se pose actuellement chez Europe Ecologie Les Verts. Les sondeurs donnaient vainqueur Nicolas Hulot, et à la surprise générale ce fut Eva Joly. Les adhérents du parti écologiste ont choisi en leur âme et conscience, mais je crois que le résultat sera catastrophique au soir du 1er tour. Quand on sait ce qu’avait fait le parti pour les élections européennes, il y a de quoi se poser sérieusement la question du pourquoi.

La réponse, pour moi, est très simple. Un vote militant est forcément biaisé sur le simple fait que, ceux-ci, connaissent plus facilement les petits secrets de chacun, que ceux-ci vont plus facilement se positionner dans leur choix en fonction de l’affectif et que leur choix, ne correspondra pas forcément à l’image que les français en ont. Ségolène Royal était très bien vue des militants et pourtant souffrait d’un déficit d’image au niveau national. C’est la même chose pour Eva Joly, qui au sein de son parti semblait mieux porter les valeurs de celui-ci, sans souffrir de l’étiquette qu’aurait pu avoir son opposant Nicolas Hulot. Seulement voilà, au final, pour ce parti, Nicolas Hulot aurait probablement fait mieux que la candidate actuelle même si, intrinsèquement, il n’est pas forcément le meilleur. Mais il faut se rappeler que l’élection présidentielle élit avant tout un « Homme » avant d’élire un programme.

Ainsi, je pense que le choix des socialistes pour cette dernière primaire, fut le bon choix. Ceux-qui ont choisi François Hollande, représentent, théoriquement mieux, la voix des sympathisants de gauche ce qui assoit sa légitimité. Il n’aura pas été choisi que pour des questions internes à son parti, mais sur une dynamique qu’il aura su créer tout au long de la précampagne des primaires.

Je suis même persuadé que, si l’UMP avait voulu réaliser une élection primaire pour cette élection, les militants auraient choisi Nicolas Sarkozy, candidat sortant, alors que les sympathisants lui auraient peut-être préféré un Alain Juppé. Ceci n’est que supposition, certes, mais aurait été envisageable.

Pour conclure, je pense que tout parti qui souhaiterait être sûr de son choix lors d’une élection primaire, devrait obligatoirement choisir l’option « ouverte » qui serait probablement plus proche de la volonté générale.

Et si l’élection du Président de la République devenait indirecte pour plus de démocratie…

Depuis plusieurs Élections Présidentielles, un problème est récurrent : le problème des 500 parrainages pour les « petits » candidats. Cela soulève un autre problème, la représentativité des partis politiques dans le paysage des élus français qui pourraient procurer ces parrainages. Et pourquoi ne pas retourner le problème ? En effet, si nous élisions les députés à la proportionnelle à deux tours, cela permettrait que la majorité des grands partis soient représentés et ainsi, il y aurait des candidats pour chacun d’entre eux. Quel en serait le déroulement.

Deux options :

  1. Soit le président serait choisi parmi les députés élus
  2. Soit le président serait choisi parmi une liste distincte, publiée avant les élections législative.

Ensuite, je précise qu’il y aurait deux tours pour éviter un blocage en ayant trop de députés esseulés. Le second tour ne serait ouvert par exemple qu’aux partis ayant obtenus plus de 5 % au premier tour.

Si on appliquait cela aux législatives de 2007, ça donnerait le résultat suivant :

Partis politiquesou coalitions Votes (premier tour) Présent au Second Tour
Absolu Relatif Évo.
Union pour un mouvement populaire (UMP) 10 289 028 39,54 +6,24 Oui
Divers droite (DVD) 641 600 2,47 - 0,82 Non
Majorité présidentielle(dont NC-PSLE) 616 443(416 361) 2,37(2,04) - Non
Mouvement pour la France (MPF) 312 587 1,20 +0,40 Non
Majorité présidentielle 11 859 658 45,57
Parti socialiste (PS) 6 436 136 24,73 +0,62 Oui
Parti communiste français (PCF) 1 115 719 4,29 - 0,53 Non
Les Verts 845 884 3,25 - 1,26 Non
Divers gauche (DVG) dont MRC 513 457 1,97 +0,88 Non
Parti radical de gauche (PRG) 343 580 1,32 - 0,23 Non
Gauche parlementaire 9 254 776 35,56
UDF – Mouvement démocrate (MoDem) 1 981 121 7,61 +2,76 Oui
Front national (FN) 1 116 005 4,29 - 7,05 Non
Extrême gauche (EXG) dont LCR & LO 887 887 3,41 +0,62 Non
Divers et sans étiquette 267 987 1,03 +1,03 Non
Chasse, pêche, nature et traditions (CPNT) 213 448 0,82 - 0,85 Non
Divers écologistes 208 465 0,80 - 0,37 Non
Régionalistes, autonomistes et indépendantistes 131 585 0,51 +0,25 Non
Extrême droite (EXD) dont MNR 102 100 0,39 -0,94 Non

Dans ce cas, on voit bien que seuls trois partis seraient au second tour. On voit également que la multiplication des petits partis au niveau local est préjudiciable car aucun ne parvient au second tour. Dans le cas actuel, beaucoup de ces petits partis avait conclus des accords avec les grands pour que ces derniers ne présentent pas d’adversaire en face. Ainsi, le Parti Communiste et la Divers Gauche avaient obtenu à eux deux 30 sièges. Aujourd’hui, est-ce que le PC aurait autant d’élus ? Rien n’est moins sûr.

Certains me répondront qu’avec ce système, au contraire, cela n’avantage que les grands partis et non les petits. Oui, dans un sens. Mais je leur répondrais que si aujourd’hui certains « petits » partis sont représentés c’est uniquement du fait des accords électoraux, et non, par une volonté du peuple. Qui nous dit que ces 15 députés communistes représentent réellement la volonté du peuple ? Au contraire, je pense que cela n’est pas du tout représentatif, bien au contraire. De plus, cela poserait une autre question : le fait de voter pour un parti ou de voter pour un candidat. L’exemple parfait est François Bayrou avec le MoDem. Entre le nombre d’élus actuels et son score à la présidentielle, il y un écart impressionnant.

Chaque courant politique se poserait ainsi réellement la question sur son programme. Il n’y aurait plus de petits arrangements entre amis comme c’est le cas actuellement (EELV et le PS, UMP et Nouveau centre, etc.). Ainsi, le message des verts ne seraient pas dénaturés par un accord pour être sûr d’avoir des députés. Ou alors, ils ne se présenteraient pas du tout et aurait un vrai accord ferme et définitif qui imposerait des personnes à eux sur la liste que présenterait le parti. Oui, car, comme aux municipales, chaque camp politique présenterait une liste correspondant aux 551 sièges de l’assemblée nationale.

Un des inconvénients de ce système, serait que les députés ne seraient plus élus avec une valeur « locale ». Ils ne pourraient plus se battre pour « leur » circonscription. Mais si on y réfléchit, quelle est aujourd’hui la valeur de cette notion de « local » au niveau de l’assemblée nationale ? Les députés se battent-ils tous réellement pour les administrés ? Je n’en suis pas si sûr. Avec la décentralisation, ils n’ont plus autant de pouvoir d’action qu’avant. Les régions ont beaucoup plus de pouvoir qu’eux.

Enfin, un des autres avantages est l’économie que représenterait la suppression de deux tours d’élections. En effet, il n’y aurait plus d’élection présidentielle à proprement parlé. On ne devrait ainsi plus payer tous les fonctionnaires un dimanche, le coût d’acheminement des plis électoraux, le remboursement des frais de campagne, etc. Ceci représente plus de 100 millions d’euros.

Pour la mise en oeuvre de ceci, je pense qu’il faudrait passer par une nouvelle constitution et donc une VIe République. Un référendum permettrait de confirmer, par le vote des français, que ce choix leur convient.

Les chiffres de François Hollande et de Nicolas Sarkozy.

Maintenant que les deux candidats principaux sont en lice, amusons-nous à voir leur popularité sur le web. Théoriquement, le candidat Socialiste François Hollande devrait avoir plus de suiveurs, étant officiellement candidat depuis longtemps. Je vais pour cela m’amuser à comparer leur popularité sur les principaux réseaux sociaux (Twitter, Google+ et Facebook).

Voyons voir ce qu’il en est. (Chiffres du 16/02/2012 à 15h50)

François Hollande :

  • Twitter : Le compte de François Hollande est le suivant @fhollande et possède 156 393 abonnés.
  • Twitter : Le compte du Parti Socialiste est le suivant @partisocialiste et possède 23 194 abonnés
  • Google+ : La page de François Hollande est la suivante « François Hollande » et possède 28 521 suiveurs dans ses cercles.
  • Google+ : La page du Parti Socialiste est la suivante « Parti Socialiste » et possède 427  » +1 « 
  • Facebook : La page de François Hollande est la suivante « François Hollande » et possède 54 448 personnes qui « aiment ça ».
  • Facebook : La page du Parti Socialiste est la suivante « Parti Socialiste » et possède 35 141 personnes qui « aiment ça »

Nicolas Sarkozy :

  • Twitter : Le compte de Nicolas Sarkozy est le suivant @nicolassarkozy et possède 73 352 abonnés.
  • Twitter : Le compte de l’UMP est le suivant @ump et possède 18 950 abonnés
  • Google+ : La page de Nicolas Sarkozy est inexistante pour le moment.
  • Google+ : La page de l’UMP est la suivante « UMP » et possède 536  » +1 « 
  • Facebook : La page de Nicolas Sarkozy est les suivante « Nicolas Sarkozy » et possède 535 778 personnes qui « aiment ça »
  • Facebook : La pafe de l’UMP est la suivante « UMP » et possède 22 882 personnes qui « aiment ça ».

On peut voir qu’hormis la page personnelle de Nicolas Sarkozy qui explose tous les chiffres comparé à son rival, sur tout le reste François Hollande est devant. Il en va de même pour la comparaison entre UMP et Parti Socialiste (sauf pour Google+). Cela ne veut pas dire grand chose, certes mais peut donner une tendance.

Il est à noter que le chiffre du Président sortant sur Facebook est probablement dû à la dernière élection présidentielle. Les autres réseaux sociaux étant plus récents ou tout du moins, moins connu pour Twitter à l’époque.

Et vous ? Quel candidat suivez-vous sur Twitter ? Google+ ? Facebook ?

Nicolas Sarkozy annonce sa candidature pour les prochaines élections présidentielles.

Comme tout le monde s’y attendait depuis plusieurs jours, le Président sortant, Nicolas Sarkozy, a annoncé ce soir sur TF1 qu’il était candidat à sa réélection. Le choix de cette date a, à mon avis, été choisie en fonction des résultats de la croissance du dernier trimestre de 2011 qui ont été meilleurs que prévu. En effet, le cumul annuel est de +1.7 % avec un +0.2% sur les trois derniers mois de l’année. Ce résultat, meilleur que prévu, permet à Nicolas Sarkozy d’affirmer que ses réformes commencent à agir et qu’elles sont bénéfiques pour la France. Nous attendons désormais la présentation du projet de l’UMP et du candidat.

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