Insomnie ? Non, non Monsieur !

Depuis que je suis tout jeune, j’ai des problèmes pour dormir. Je me considère comme insomniaque. Je peux ne pas avoir dormi la veille et être totalement exténué et ne pas pouvoir m’endormir la nuit suivante et reproduire ce schéma durant toute une semaine. Plus les jours passeront et plus je ressemblerai à un zombie. Pourtant, rien n’y fera. Mes journées seront un calvaire sans fin, n’espérant qu’une chose : la nuit à venir. Seulement, voilà, une fois dans le lit, j’aurais tellement envie de m’endormir que je commencerais à y penser. Et là, en une fraction de seconde, mon cerveau viendra de décider que ce ne sera pas pour cette nuit… Le cerveau continuera à surchauffer en pensant à mille choses, je me tournerais 100 fois, voyant l’heure avancer inexorablement, et n’arrivant pas à m’endormir, bien que le sommeil étant là. Avec un peu de chance, une heure avant mon réveil « théorique » j’arriverais enfin à m’endormir. Malheureusement, ce ne sera pas suffisant pour me remettre d’aplomb après toutes ces nuits à cogiter.

En mai dernier, j’ai consulté un neurologue qui m’a alors proposé d’analyser mon sommeil durant toute une nuit. J’ai bien évidemment accepté, espérant enfin trouver une solution viable à ce problème. Car il faut bien l’avouer, c’est un énorme problème, que je ne souhaiterais jamais à mon pire ennemi. Le rendez-vous était donc pris à l’hôpital Gui de Chauliac de Montpellier, à l’Unité des troubles du sommeil et de l’éveil. Je devais venir pour 16h, le temps de m’installer tout le système, de répondre à des questionnaires et de faire des premiers tests.

On me sert alors le dîner… Moi qui fais attention à ce que je mange j’étais comblé… Un peu trop peut-être…

CHRU Gui de Chauliac - Service du sommeil

Puis vient l’heure fatidique où l’infirmière est venue brancher au système toutes les électrodes que l’on m’avait installées…

CHRU Gui de Chauliac - Service du sommeil

Pour résumer : pas moins de 15 électrodes, et 3 autres capteurs plus une caméra infrarouge. La plupart des électrodes sont placées sur la tête. 3 étaient sur le torse, 1 sur un doigt et une sur chaque jambe. En gros, toute l’activité cérébrale, cardiaque et respiratoire a été mesurée, ainsi que le mouvement de mes jambes. Une caméra infrarouge venait compléter le dispositif.

Tout appareil électronique devait être coupé pour ne pas interférer le test, et depuis une semaine je ne prenais plus aucun somnifère pour avoir un corps « propre » de toute substance. Et là, il faut dormir. Sauf que, évidemment, comme vous savez que tout est mesuré, vous commencez à réfléchir « Est-ce qu’habituellement je fais ça ? Est-ce que pour une fois ça va se passer normalement ? Est-ce que le test ne va pas être faussé ? Est-ce que si je m’endors, je ne vais pas tout arracher en me tournant ? » Que des questions intelligentes, évidemment.

Et puis, tout doucement, vous commencez finalement à être naturel et faire ce que vous dit votre subconscient. J’ai donc commencé à être moi. Réfléchir à tout et n’importe quoi, me tourner à droite, puis à gauche, et puis on recommence. Au final, je me suis endormi au bout d’un moment, me réveillant fréquemment comme d’habitude. Puis vers 2 heures du matin, alors que je cherchais une position, l’infirmière est entrée pour rebrancher un câble que j’avais arraché. Quoi qu’il en soit, la nuit fut fidèle à ma vie. J’avais très mal dormi, avec un long réveil d’une heure, je n’avais pas arrêté de bouger les jambes et faisais des apnées durant mon sommeil.

Au matin, on me débrancha, on me servit un petit déjeuner gargantuesque et je quittais ce service pour me rendre 4 étages plus bas pour une ponction lombaire. On devrait me donner les résultats en fin de matinée.

CHRU Gui de Chauliac - Service du sommeil

Je descends donc dans l’autre service. Pourquoi une ponction lombaire ? Parce que je perds la mémoire et on se demande si je n’aurais pas un virus ou une bactérie qui attaquerait mon système nerveux. Le seul moyen de vérifier étant ce prélèvement. Cela fait des mois que j’appréhende cette aiguille. On me rassure en me disant qu’on va m’anesthésier localement et qu’on me donnera du gaz hilarant… La doctoresse arrive accompagnée de 3 infirmières. Elle a piqué aux urgences un nouveau trocart qui permettra de diminuer la douleur, car plus fin. Celui-ci permettra de glisser une seringue à l’intérieur pour faire le prélèvement. Cool !!! Bref, on me met en position, on me colle le masque respiratoire avec le gaz qui me monte en deux secondes au cerveau et me voilà à moitié au pays des merveilles. Je suis mort de rire. Elle me pique. « Ouille ! » Bah, en fait, je n’ai pas trop senti la piqûre, mais c’est ensuite où c’est désagréable. Au bout d’une minute, rien ne sort… « On va être obligé de repiquer avec le trocart habituel, celui-là ne marche pas… » Et on repique ! Ouille ! C’est un peu plus désagréable, mais le gaz me shoot complètement. Je décide unilatéralement d’enlever le masque. Je rigole à ce que disent les infirmières. Le docteur commence à compter les gouttes qui sortent. Toutes les 10, elle recommence à zéro. Je me fou d’elle en lui disant que si elle veut apprendre compter jusqu’à 20, je pourrais revenir pour une ponction… Vive le Gaz. Une fois leur compte atteint, ils retirent l’aiguille, me mettent un pansement et me font m’allonger sur le dos. Défense absolue de bouger durant les heures à venir sous peine de syndrome post-ponction lombaire qui pourrait me provoquer une migraine insoutenable. On m’apporte une carafe en me conseillant de beaucoup boire. On m’allume la télévision qui ne fonctionne que sur France 3… Une belle journée à venir…

Je bois, je bois, je bois… Je pisse, je pisse, je pisse… Je m’ennuie, je m’ennuie, je m’ennuie.

Il est bientôt midi. J’appelle le service du sommeil pour mes résultats. On m’apprend alors que tout va bien. Sur les 8 heures d’enregistrement, j’ai dormi 5h30…

— « Vous êtes sûr que marche votre système ? Car j´étais souvent en train de me tourner dans ce lit et ça je m’en souviens très bien »
— « Oui, il marche très bien. Euh… En fait, effectivement, vous vous êtes réveillé 26 fois plus d’une minute »
— « Et vous trouvez ça normal ? »
— « Tout le monde se réveille durant son sommeil. La seule différence c’est que vous, vous en avez conscience et c’est là dessus que nous devons travailler »
— « On ne pourrait pas plutôt trouver un moyen de ne pas me réveiller ? »
— « Non, car tout va très bien. C’est normal. Il faut que vous appreniez à votre cerveau à ne pas prêter attention à ces moments. Je vais vous donner des fascicules qui vont vous expliquer comment faire »

Bref, en lisant 20 pages, je devrais dormir. J’ai aussi appris que je faisais des apnées du sommeil, en moyenne 7 par heure. Mais là non plus, ce n’est pas grave même si les mêmes m’ont dit avant que ce pût être une cause… Je sors donc de là avec de la lecture et c’est tout… Je vous dirais plus tard ce qu’il y a avait dans ces documents.

À 17 heures, j’ai enfin pu quitter mon lit, et je m’en suis allé ! 24 Heures à l’hôpital pour ça… Et bien ça ne vaut pas le coup. J’aurais les résultats de ma ponction dans 15 jours.

Moi, je suis insomniaque !

MédicamentsDepuis que je suis tout petit, j’ai des problèmes pour dormir. Et pas qu’un peu. Pour vous dire, je me rappellerai toujours une veille de Noël, quand je devais avoir 3 ou 4 ans. Ce soir-là, je devais dormir avec ma grand-mère, car ma chambre avait été réquisitionnée pour de la famille. Et ce qui m’avait marqué, c’était que j’avais dit à ma grand-mère : « Pourquoi tu te lèves maintenant ? Nous venons juste de nous coucher. » Et elle m’avait répondu : « Mais non, cela fait 8 heures que nous nous sommes couchés. C’est déjà le matin ! » Je compris alors que je venais de passer une nuit à dormir et non à chercher le sommeil. Ce matin-là me marqua à vie.

Depuis, malheureusement, les choses n’ont guère évolué. L’endormissement est toujours un problème. Je peux tourner des heures sans pouvoir rejoindre Morphée. Et même si je suis exténué, cela ne changera pas grand-chose, à de rares exceptions près. La pire période fut début 2009. Je venais de commencer à travailler chez Boulanger en banlieue parisienne. Il me fallait au moins 1 h 30 de transport pour rejoindre mon lieu de travail. Étant cadre, mes journées ressemblaient d’avantage à 12 heures de travail qu’à 8 heures. Vous ajoutiez à cela le temps de transport de 3 h et vous compreniez que le temps restant était dévolu au repos. Sauf que, malheureusement, je n’arrivais pas à dormir. Au bout d’un mois, j’étais devenu un zombie. J’étais blafard, je n’arrivais plus à m’asseoir sans que cela se transforme en calvaire, je piquais du nez continuellement, et quand je rentrais chez moi, je n’arrivais pas à m’endormir.

Pourquoi ? C’est très simple : je suis incapable de déconnecter mon cerveau qui reste en ébullition. Des centaines d’idées me viennent à l’esprit, je repasse ma journée, je pense à celle du lendemain, et le pire, je commence à me dire qu’il faut impérativement que je m’endorme sinon je serais dans un état pire le lendemain. Et plus je me dis que je dois dormir, et plus je sais que je n’y arriverai pas. C’est alors une histoire sans fin. En général, j’arrivais à m’endormir vers 5 ou 6 heures du matin, soit 1 ou 2 heures avant que le réveil ne sonnât.

Rien n’y faisait ! Je n’arrivais pas à dormir. À mon pire ennemi, je ne lui souhaiterai pas vivre la même chose tant cela vous détruit la vie.

Aujourd’hui, les choses sont restées les mêmes. Je n’arrive plus à m’endormir sans somnifères. Et pas n’importe lesquels. Tous ne sont pas aussi efficaces. Pis ! Une même molécule n’a pas le même effet selon sont conditionnement ou le laboratoire. Et là, j’en viens au deuxième point : les médicaments génériques ne sont pas tous identiques aux princeps (médicament copié). J’en avais déjà soupçonné le problème, mais on me répondait que non. « Médicaments génériques : L’efficacité est la même ». Les médecins et pharmaciens sont les premiers à me contredire ! Je serais comme ces petits vieux qui sont psychorigides et qui, par principe, sont persuadés que leur médicament ne marche pas. Mais pour quoi serions-nous à ce point con ? D’autant plus que je ne m’étais jamais posé la question avant ! Et donc je n’avais aucun a priori sur les génériques jusqu’au jour où, prenant mon somnifère d’une nouvelle marque, je n’arrivai plus à dormir. Reprenant l’ancien, je dormais de nouveau. Et je peux vous assurer que la première question qui m’était passée en tête n’était pas à propos de la marque, mais à propos de mon corps : Est-ce que mon métabolisme ne se serait pas accoutumé au médicament, et donc qu’il n’avait plus aucun effet ?

Depuis, je suis tombé sur deux articles qui tendent à confirmer mes propos : « Médicaments génériques : le cri d’alarme des médecins » et « Médicaments génériques : Copies non conformes ». On découvre que les molécules de base sont fabriquées à l’autre bout du monde et peuvent être de moins bonne qualité, que les excipients jouent un rôle important, et que la méthode d’absorption impacte également le résultat final. Bref, on est loin de : « c’est la même chose ». Alors, en ce qui me concerne, cela n’a pas une importance vitale, car c’est juste pour dormir, et c’est de la médecine de confort. Mais qu’en est-il pour les personnes qui ont des traitements lourds ? Un futur scandale en perspective ? Après le Médiator, les pilules contraceptives de 3e génération et les autres…, il serait temps que l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) fasse son travail et arrête de subir les lobbys pharmaceutiques.

Hypocondriaque ? Non, au contraire.

Mon éducation fut faite de manière à ce que je ne sois pas un accroc aux médicaments et même aux médecins. Depuis ma plus tendre enfance, ma mère attendait souvent qu’une maladie arriva à un stade plutôt grave pour qu’elle eût décidé à m’emmener voir un médecin. Pour l’anecdote, lors d’un séjour au ski durant la fin des années 90, je tombai le dernier jour et me cassai le pouce de la main. J’attendis deux jours avant d’aller visiter les urgences de l’hôpital, ma mère pensant que ce n’était qu’une petite foulure. Vous comprendrez donc qu’aujourd’hui, ceci est resté dans mes gènes.

A tord, je tente de pratiquer l’automédication. Les antalgiques sont légions dans mon tiroir à pharmacie : Nurofen et Dafalgan ont ma prédilection. Les aspirines, quant à eux, n’ont jamais eu aucun effet sur moi. Au contraire, ils me rendent dans un état que je ne supporte pas. Hormis ça, quelques sirops pour la toux, des antibiotiques que je rationne au cas où j’en aurais besoin et c’est tout.

Pour moi, le meilleur médicament, est le mental. Je me dis qu’être de bonne humeur, optimiste et ne pas se prendre la tête me permet d’avoir un corps à l’abri des maladies les plus courantes. Et si je tombais malade, je me soignerais avec les médicaments précédents et des remèdes de grand-mère, qui sont d’ailleurs, aussi bon. Un bon verre de lait chaud avec citron et miel m’aura toujours réussi et un jus de cuisson de riz sera radical en cas de problèmes de selles.

Demain, si je devais tomber gravement malade, je le prendrais avec philosophie et me battrait jusqu’au bout, voulant croire que c’est moi qui déciderait l’heure de mon trépas et surement pas un virus de merde ou une bactérie récalcitrante.

Enfin, quand je vois les profits que peuvent se faire tous les laboratoires pharmaceutiques, (405 Milliards de dollars de Chiffre d’Affaire pour seulement les dix premiers en 2009), je me dis qu’ils n’ont pas besoin de mon argent et de ma visite chez le médecin qui me délivrera une ordonnance. Mieux vaut rester au chaud chez soi, sous une grosse couette et se faire dorloter par son amoureux qui prendra soin de soi.

Aside

Comme je vous le disais il y a bientôt une semaine, je suis malade. Vendredi dernier j’ai fait venir le médecin pour un mal de crâne, de la température, un mal de gorge et une irritation et quelques courbatures.

Il m’a prescrit des antibiotiques (donc je suis bien malade) et des antalgiques pour la douleur et la fièvre. Jusque là, tout est normal et dès samedi je sentais un vrai mieux.

Oui, mais c’est sans compter sur la suite. Plus les jours avancent et plus je tousse au point d’être à la limite de gerber et je me suis enrhumé à un point où un paquet de kleenex dure difficilement 15 minutes. J’ai dû acheter du sirop pour la toux et je vais aller acheter je ne sais quoi pour le rhume. Ce matin, je me suis réveillé avec 3 litres de morves dans la tête… Oui je sais c’est chic.

Une fois guéri j’espère avoir pris mon quota pour l’année 2008 voir 2009. SUIS JAMAIS MALADE !!!

Suis malade

Update By: Atypik
Date: 24 octobre 2007

Cela faisait longtemps que cela ne m’était pas arrivé, mais depuis 3 jours, petit à petit, ma santé s’est dégradée. D’abord une toux, puis un mal de gorge ce matin et un mal de tête et enfin, des courbatures dans l’après-midi et des frissons.

Je suis chez moi avec un tee-shirt manche-longue, un pull en coton et soie (très chaud) et une veste de jogging et j’ai encore froid. Pourtant il fait 19 °C.

C’est pas bon signe tout cela.

PS : Pour les mauvaises langues qui pourraient me dire quelque chose sur mon pull en soie, il vient de Celio* et m’a couté très peu cher par rapport à la même chose chez d’autres enseignes. La seule chose qu’on pourrait me reprocher dessus, c’est sa couleur rose bonbon !!! LOL

Grippe aviaire : silence des médias.

Alors qu’un nouveau cas humain vient d’être confirmé au Vietnam après 1 an et demi, et que le cas le plus récent en Europe se situe au Royaume Uni dans élevage de dindes, courant février 2007, ce sujet est totalement inexistant aujourd’hui en France.

Pourtant, les autorités françaises continuent de préparer une éventuelle pandémie contre le virus H5N1 Hautement Pathogène puisque des infirmiers libéraux ont reçus un « kit » complet en cas de pandémie sur le sol français avec plusieurs centaines de masques et certains produits de santé. Ceci correspond à la mise en place du niveau 3A d’alerte nationale, ce qui correspond à « Cas humains isolés à l’étranger sans transmission interhumaine »

Il faut tout de même rappeler qu’en France, aucun cas n’a été détecté depuis la fin de l’hiver 2006 mais que sur les 5 premiers mois de l’année 2007 il y a déjà eu, à travers le monde, 43 cas humain dont 27 mortels.

Début janvier, un nouveau plan de prévention a été validé par le gouvernement et est actuellement en vigueur.

Le site Interministériel de préparation à un risque de pandémie grippale :www.grippeaviaire.gouv.fr

Boutique pour gratter le dos

Vu aujourd’hui sur le pont des arts. Très originale. Par contre je ne sais pas si c’est pris en charge par la Sécurité sociale

Journée mondiale contre le S.I.D.A.

« Contribuer à la meilleure dignité des personnes séropositives est un lourd combat tant cette dignité est aujourd’hui affectée par la chape de silence qui pèse sur les personnes touchées par ce virus. Depuis toujours, il est établi que pour lutter contre l’épidémie il faut répondre aux préoccupations immédiates d’accès à la prévention et aux soins, mais aussi dénoncer les conditions de société rendant les personnes plus vulnérables face au VIH/sida et les influer. »
« Nous vivons une « VIH-phobie » ou une « sidaphobie » dans notre intimité affective, dans notre sexualité, dans notre intimité familiale, au travail ou avec certains soignants. Souvent, il est invivable de vivre seul avec le VIH. Souvent, il est insupportable de porter seul son VIH. Alors, si nous souhaitons le dire, nous devons le dire sans crainte d’un jugement, d’une exclusion, et sans honte ni culpabilité. Si nous ne voulons pas le dire, nous devons pouvoir décider de ne pas le dire et ne pas être contraints de le faire. »

On en voit le bout

Mon homme vient de réussir ses examens d’ostéopathe. Hier il passait sa dernière épreuve où le but est très simple : mise en situation avec un vrai patient qui vient pour une consultation. Quand il a vu le mec, il s’est dit « c’est bon ca sera facile car il a 20 ans et à cet âge on peut tout leur faire ». Sauf que manque de chance, ce jeune de 20 ans avait déjà subit 5 chutes au niveau du crane avec différents traumatisme et la même chose au niveau du postérieur. Bref, son examen s’est avéré beaucoup plus difficile que prévu mais le résultat est qu’il l’a réussi avec brio. Ne lui reste plus que son mémoire à préparer pour le 1ier octobre.

Transmission de pensées

Hier soir j’ai regardé rapidement un reportage sur France 3 qui parlait du milieu hospitalier. Ils nous ont montré, pour finir, un homme qui partait se faire opérer du coeur car un greffon venait d’arriver. Le reportage se finissait sur l’homme entrant dans le bloc opératoire avec un petit texte au-dessous « X est décédé quelques heures après la fin de l’opération, ce reportage lui est dédié ». Je me suis alors couché à ce moment-là et mes rêves se sont immédiatement orienté vers le fait que mon homme devenait paralysé à la suite d’un accident.

Pour moi se posait alors un problème car aux yeux de sa famille je n’existe pas car personne ne connaît son homosexualité. Ainsi, dans mon rêve je me posais le problème d’aller le voir à l’hôpital et sous quel prétexte. Une fois passé le problème de l’administration de l’hôpital il me faudrait bien affronter la « belle » famille. Je ne me verrais pas leur annoncer la nouvelle alors que leur fils serait paralysé. Mais je ne pourrais m’empêcher d’aller le voir. Il serait alors pour moi très difficile de faire semblant et je serai bien obligé de me présenter un minimum. Dans mon rêve je me voyais finalement leur annoncer la nouvelle et tout leur raconter. Comme cela était irréel, tout se passait bien et au contraire ils étaient les premiers à vouloir lui montrer qu’ils savaient et qu’ils étaient d’accord. Ensuite je le prenais à ma charge et m’occupais de lui 24h / 24. Je nous voyais aller chez ses parents et manger en famille. Le bonheur total.

En me réveillant, je me suis remémoré tout ceci et me suis posé la question à savoir ce que je ferai dans la réalité. La réponse actuelle serait que je ferais tout pour mon homme même dans le pire des cas. Bien évidemment, je ne peux savoir ce que cela serait réellement.

Ce soir, alors que nous étions au sport, je lui ai parlé de ceci. Il m’a regardé tout étonné et surpris que je lui parle de cela car lui-même, cette nuit, a effectué exactement le même rêve. Voici son rêve : Il était en train de s’entraîner sur moi pour ses études d’ostéopathe, et au moment de me replacer une cervicale, il commet l’irréparable et je deviens tétraplégique en une seconde et je m’effondre comme une grosse merde. Ensuite, et bien il s’occupait de moi deux fois qu’il ne l’aurait fait en temps normal puisqu’il serait la cause de mon handicap. Il se voyait déjà en train de me faire faire tous les gestes de la vie. »

Là on s’est regardé et nous nous sommes surpris nous même à avoir fait le même style de rêve à l’autre bout de Paris, sans savoir ce que l’autre faisait. Moi j’avais eu un facteur déclenchant en regardant la télévision mais lui l’a fait spontanément. Moi j’ai rêvé de ceci vers 23h alors que lui l’a fait beaucoup plus tard dans la nuit. Comment comprendre cette similitude des faits et au même moment ? L’amour ? Le hasard ?