Je suis une pute et je vous emmerde !

Belle et BêteSelon toute vraisemblance, la prostitution est le fait d’avoir des rapports sexuels avec contrepartie. Cette dernière peut-être financière ou sous forme d’avantages divers et variés tels que des cadeaux, des voyages, etc. Donc, si j’ai une relation, soi-disant amoureuse, avec une personne pendant sept mois, que des rapports sexuels se produisent, mais qu’au final c’est dans le seul but de m’enrichir, on est bien d’accord que je fais la pute. Mais le plus beau, dans cette histoire, c’est que je le revendique haut et fort !

Je vous rassure, ce n’est pas de moi dont il s’agit. Non, cette prostituée, que personnellement je qualifierais plutôt de « pute » (Fém. subst. de l’adj. put propr. « puant » d’où « mauvais, sale, méchant ») est Marcela Iacub, auteur du livre « Belle et Bête » qui sera publié le 27 février 2013 aux éditions Stock. Elle aurait été folle amoureuse de lui, mais écrit dans son livre : « J’allais t’aimer pour écrire sur toi. (…) J’allais écrire sur toi parce que je t’aurai aimé ». Bref, on voit bien que le seul but de cette relation était de connaitre les secrets de DSK et tenter de savoir ce qui s’était passé au Sofitel de New York.

Je n’ai pas encore lu ce livre, mais j’ai lu l’interview qu’elle a faite pour le Nouvel Observateur :

« Belle et Bête » raconte votre liaison avec Dominique Strauss-Kahn. Que s’est-il vraiment passé entre vous et lui ?

— Nous avons eu une liaison de la fin janvier 2012 au mois d’août de la même année. […]

Quelle est la part du vrai, quel est le rôle de la fiction ?

— Les étapes de la liaison, les lieux, les propos rapportés, tout est vrai. Pour les scènes sexuelles, j’ai été obligée de faire appel au merveilleux. Mais si elles sont fausses sur un plan factuel, elles sont vraies sur un plan psychique, émotif, intellectuel. […]

Le personnage principal est un être double, mi-homme mi-cochon […]. Ce qu’il y a de créatif, d’artistique chez Dominique Strauss-Kahn, de beau, appartient au cochon et non pas à l’homme. L’homme est affreux, le cochon est merveilleux même s’il est un cochon. C’est un artiste des égouts, un poète de l’abjection et de la saleté.

Et vous construisez alors une théorie du cochon…

— Le cochon, c’est la vie qui veut s’imposer sans aucune morale, qui prend sans demander ni calculer, sans se soucier des conséquences. […] Le cochon, c’est le présent, le plaisir, l’immédiat, c’est la plus belle chose qui soit, la plus belle part de l’homme. Et en même temps le cochon est un être dégueulasse, incapable d’aucune forme de morale, de parole, de sociabilité. […]

L’idéal du cochon, c’est la partouze : personne n’est exclu de la fête, ni les vieux, ni les moches, ni les petits. […] Alors que DSK m’a toujours semblé être franchement à droite, ce communisme sexuel auquel il aspire en tant que cochon me réjouit. […]

Propos recueillis par Éric Aeschimann 

Tout est dit. Un seul but : vendre ! Peu importe si on tombe dans la vie privée, dans le vulgaire, dans la merde. Il faut faire scandale, en comparant un homme à un cochon par exemple. Je me fous de savoir si c’est vrai ou non. Mais être capable de « construire » une relation dans ce seul but est tout bonnement hallucinant. L’être humain régresse de jour en jour. Même les animaux ont plus de respects pour leur semblable. J’espère que ce livre sera interdit tant son procédé est inacceptable.

Je ne dis pas que DSK est un homme merveilleux, mais il ne mérite pas cet acharnement. Je pense que ces deux dernières années suffiront à sa peine.

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