Le noël que je n’aurai plus

Le train de 15h15 à destination de Bordeaux m’emmène en ce moment vers Poitiers, ex-ville Thanoesque. À mon arrivée, mon grand frère devrait m’y attendre.

Ce soir, c’est repas en famille. Il ne manquera que mon père, dû à sa séparation il y a 14 ans, d’avec ma mère.

À l’époque cela m’avait un peu affecté, mais sans plus. Le roc de mon cœur avait tenu bon.

Mais depuis quelque temps, ce cocon familial me manque de plus en plus. Je suis nostalgique de ces souvenirs d’enfants où nous partions tous ensemble en vacances, où le matin de Noël nos parents nous regardaient, le sourire aux lèvres, en train d’ouvrir nos cadeaux par milliers… Mais ces souvenirs me manquent terriblement. J’aimerais tant revivre ces moments de bonheurs, de convivialités, ressentir ces odeurs associées, revoir cette maison enneigée au 25 décembre et que toute la famille soit là autour du sapin, refaire le réveillon le 24 au soir et entendre ma grand-mère chanter « minuit chrétien » à l’heure précise.

Il ne reste de tout cela qu’un rêve d’enfant qui regardait ses parents sans se douter qu’un jour tout cela aurait une fin, sans savoir qu’il fallait en profiter au maximum.

Je vais peut être pouvoir revivre une fois un rassemblement où il y aurait de nouveau mes deux parents, mes trois frères et moi. Ce serait pour le futur mariage de mon frère cet été. Mais ma mère ne veut pas y venir du fait que mon père viendrait avec sa nouvelle compagne.

Moi je ne rêve que d’une chose : pouvoir faire une photo de nous six… Mais je vois bien que cela semble impossible. Je ferai tout ce que je peux pour qu’elle soit faite même si cela ne changera rien. Le manque sera toujours là. Ma famille me manque.

Alors, quand mon train arrivera à Poitiers, j’aurai un goût amer, car quelque chose manquera comme depuis 14 ans maintenant. Quelqu’un manquera et je n’espèrerais qu’une seule chose : c’est que la porte s’ouvre, que mon père soit là, debout, nous regardant tous, ouvrant les bras, et nous disant « maintenant tous les Noëls se feront comme avant ».

Bien évidemment, mes parents auraient convenu d’une trêve juste pour ce réveillon, dans le simple but de nous faire plaisir.

Je sais, ce rêve ne se réalisera jamais.

PS : Pardonnez ce texte sans queue ni tête, mais je l’ai écrit tel qu’il me venait, en pleurant de bout en bout. De plus, je l’ai écrit dans le train sur mon téléphone, ce qui ne facilite pas l’orthographe.

JOYEUX NOËL A VOUS MES LECTEURS

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