Life is so hard – Love is so strange

Pourquoi les choses sont toujours aussi compliquées ? Pourquoi ne peut-on pas aimer quelqu’un, que cette personne vous aime aussi au même niveau et que tout aille bien ? Pourquoi y a-t-il toujours, un jour ou l’autre, quelque chose qui fera que tout basculera immanquablement vers la douleur, la tristesse et la souffrance ?

Depuis plusieurs années mois, les problèmes se sont accumulés à un point où aujourd’hui je me pose tellement de questions que je pourrais en faire un livre. Ces problèmes ne sont donc pas nouveaux, mais ont toujours été contournés ou évités au lieu de les affronter et de trouver une solution de suite.

Lorsque j’ai découvert il y a 3 ans et demi qu’il me trompait, j’étais tellement amoureux que j’ai cru pouvoir passer au-dessus de cela et le garder pour ce qu’il était. Hormis ce problème-là, tout était parfait et la symbiose, la fusion réciproque était telle qu’il me paraissait impossible de faire ma vie sans lui malgré son égarement.

Malheureusement, cet égarement ne fut pas ponctuel puisque pendant 2 ans et demi il continua. Plus notre relation avançait et plus je tombais sur de nouvelles choses. Il me jurait pourtant qu’il ne me trompait pas et qu’il ne rencontrait personne et qu’il ne faisait que de dialoguer sur Internet. Même quand je trouvais des préservatifs chez lui il me disait que ce devait être sa sœur.

Début avril 2005, je le quittais, ne pouvant plus supporter ses mensonges incessants. Mais je savais au fond de moi que je me remettrais avec lui, que cet acte volontaire de ma part était là pour marquer le coup et lui faire comprendre qu’il devait changer, et qu’il devait surtout m’avouer toutes ses fautes. En le quittant, je lui avais dit qu’une condition obligatoire pour qu’un jour on se remette ensemble, serait qu’il m’avoue toutes les tromperies. 10 Minutes après il était à mes pieds en train de se confesser.

Notre séparation dura un mois, juste pour marquer le coup, car je savais, à la minute où je le quittais, que je me remettrais avec. Il m’assura qu’il en avait définitivement terminé avec les plans cul et que désormais je serai le seul. Bien évidemment je restais sur mes gardes et le surveillais. Il savait que son ordinateur était sous surveillance, que ses communications téléphoniques l’étaient également (je sais, je deviens paranoïaque dans ces cas-là, mais c’est uniquement ces moyens qu’il utilisait pour draguer). Mais je savais que dans mon système d’espionnage il y avait une faille : l’ordinateur chez ses parents. Nous nous étions donc remis ensemble début mai 2005 et j’accédai à l’ordinateur de ses parents en septembre 2005. Je le piégeais également (petit logiciel qui enregistre tout ce qui est tapé sur le clavier et qui vous envoie ceci par email toutes les heures).

Le soir même j’avais malheureusement encore une fois raison. J’avais devant moi tout ce qu’il disait sur internet, ce qu’il recherchait, ses trips et bien plus. En prime, j’avais même eu ses mots de passe et je me suis donc connecté sur ses comptes. Et là, j’étais encore bien loin de tout ce que j’aurais pu imaginer. J’avais même les historiques de certaines conversations qui dataient du lendemain de la date à laquelle on se remettait ensemble.

Et là j’ai fait la plus grosse bêtise de notre couple. Je lui ai encore pardonné et j’ai même accepté qu’on prenne un appartement ensemble. Pour moi, cela me paraissait être le meilleur moyen de le surveiller. Je savais qu’il ne pourrait me tromper aussi facilement. Les hétéros font un gosse pour sauver leur couple et les PD habitent ensemble. En fait, j’ai contourné le problème au lieu de trouver une vraie solution qui aurait dû être de le quitter sur le champ.

Le 15 octobre 2005, on emménageait dans le 14e arrondissement. Pour moi ce devait être le renouveau de notre couple. En réalité, je n’ai jamais réussi à reconstruire tout cet amour qui s’est émietté au fil du temps.

Pour arranger les choses, c’est moi qui me suis mis à faire la même chose à partir de l’automne 2006. Je me suis posé la question de pourquoi je faisais cela : soit c’était pour me venger et lui faire autant de mal que lui m’en avait fait (mais je n’y crois pas, car ça ne me ressemble pas du tout) soit j’ai cherché un moyen détourné de briser notre couple vu que je n’étais pas capable de le faire moi-même.

Ce qui me conforte dans cette dernière hypothèse c’est que je n’essayais pas de cacher ce que je faisais. Je laissais tout accessible sur mon ordinateur. Et forcément il est tombé dessus courant mars 2007. Forcément il n’a pas apprécié et a hésité à me plaquer, mais il ne l’a pas fait. J’étais horriblement malheureux de l’avoir fait souffrir.

Aujourd’hui la situation n’a pas beaucoup évolué. Cela faisait bientôt 9 mois que nous n’avions plus fait l’amour. Il y a quelques jours nous avons recommencé sur demande très insistante de ma part, car c’est lui qui refusait systématiquement depuis tous ces mois. Nous l’avons fait, mais je n’ai éprouvé aucun plaisir. Et c’est là où je suis complètement dérouté. Je pensais avoir encore énormément d’attirance sexuelle pour lui, mais ce n’est plus le cas. J’ai énormément d’affection, d’attachement et d’amour pour lui, mais c’est la seule chose qui reste.

D’un côté je reste persuadé que j’aurais du mal à retrouver quelqu’un comme lui avec qui je passe d’aussi bons moments et avec qui on s’entend sur beaucoup de choses et de l’autre je sais que beaucoup de choses se sont définitivement cassées et ne reviendront jamais. Je sais qu’au fond de mon cœur, il aura toujours une place immense, et ce, quoiqu’il arrive par la suite. Mais je ne vois plus comment on peut se sortir de se gouffre dans lequel nous sommes tombés depuis plusieurs années.

Je l’aime, il m’aime, mais c’est un amour impossible, car trop marqué par les erreurs du passé. Aujourd’hui je ne sais plus quoi faire. D’un côté j’ai ma raison qui me dit de le quitter pour mon bien-être psychique et de l’autre la passion qui me dit de rester, car jamais je ne trouverai un être avec lequel je suis si bien.

En ce moment j’ai tout le temps envie de pleurer, car ce choix est infaisable. Je sais que parfois il faut souffrir un bon coup pour aller mieux ensuite. Mais d’un autre côté j’ai tellement peur de regretter ce choix. Il connait toute ma famille et me dire de devoir tout recommencer avec quelqu’un d’autre me fait peur d’avance.

Je crois en fait que c’est cela qui me fait peur : devoir tout reconstruire avec un autre. Mais pour tout reconstruire, il faudra déjà que je me reconstruise.

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