Samedi, je ne vote pas Ségolène Royal

Ségolène Royal souffre d’une forme aiguë de schizophrénie partisane, qui la pousse à tenter des alliances impossibles pour pêcher chercher quelques voix au-delà de la gauche socialiste. Cette stratégie électoraliste s’est manifestée tout au long de la campagne : Ségolène, souvent lâchée par les éléphants, et en désespoir de projet, a passé beaucoup de temps à courir après son projet présidentiel… et les voix des autres candidats.

Ainsi, à l’automne, elle n’hésite pas à annoncer  » une mesure de grâce pour les faucheurs volontaires d’OGM » de même qu’« une interdiction des OGM en plein champ », et affirmait que les OGM avaient un « impact sur le foetus ». Peu importe pour Ségolène que ces personnes soient condamnées pour avoir détruit des travaux de recherche. Pour un peu, elle approuverait le principe de « désobéissance civile »avancé par José Bové !

Arrivée deuxième au premier tour de la présidentielle, Ségolène Royal n’a pu que constater qu’avec ses 25% et les 11% des cinq candidats d’extrême gauche, le report de voix ne la mène qu’à 37%. Prête à tout pour se faire élire, en dépit de sa réserve de voix, elle n’a pas vu d’autre solution, pour augmenter son score, que de tenter le grand écart : le rapprochement avec le centre.

Celle qui avait mis plus d’un mois à appeler ses concurrents lors de la primaire socialiste la semaine précédent le premier tour, celle qui faisait circuler dans le cadre de son équipe de campagne des papiers d’argumentaire expliquant que François Bayrou était « le candidat de l’immobilisme » et « qu’elle n’avait aucun point commun avec lui », n’a pas hésité à se contredire au lendemain du premier tour et a vite trouvé son numéro de téléphone. Celui qui n’était que le suppôt de la droite il y a encore quinze jours est devenu, dans l’entre-deux tours, le va-tout à jouer absolument. Malgré la désespérance de certains membres du Parti Socialiste, Ségolène est allée jusqu’à chercher l’absolution centriste en quémandant les satisfécit de François Bayrou.

Las ! Il était évident que celle qui est aujourd’hui à la tête d’une alliance de fait allant de l’extrême gauche au socialisme ne pouvait trouver de réelle convergence avec le leader du centre-droit. Car c’est bien ainsi qu’est apparu François Bayrou, notamment sur les questions économiques. La stratégie opportuniste de Ségolène Royal n’aura pas fonctionné : bien qu’elle ait désespérément tenté de trouver des points de convergence par tous les moyens et surtout là où il n’y en avait pas, François Bayrou ne s’est pas rallié. Echec à la Reine !

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