Comme quoi, les pressions ne viennent pas toujours d’où on le dit.

Article paru dans Le Monde le 29/04/2007

Jean-Michel Baylet, vice-président du Syndicat de la presse quotidienne régionale (SPQR), a démenti, dimanche 29 avril, que « Ségolène Royal ou son entourage » ait « exercé des pressions sur notre syndicat ». D’abord pressenti pour organiser le débat Royal-Bayrou, le SPQR s’était désisté. Des accusations issues de l’UDF et du PS avaient alors fusé contre Nicolas Sarkozy, soupçonné d’avoir fait pression pour que n’ait pas lieu ce débat. Celui-ci a finalement eu lieu samedi, mais à la télévision.

Depuis, le président du syndicat de la presse quotidienne régionale dément toute pression de la part du président de l’UMP, et accuse au contraire Ségolène Royal d’avoir tenté d’influencer la presse. « On accuse [le SPQR] très directement d’avoir cédé aux pressions du candidat Sarkozy. Or ce syndicat que l’on dit très puissant n’est pas là pour intervenir dans la campagne », déclare M. Comboul, dans un texte paru dimanche dans plusieurs titres de province, dont Nice-Matin et Ouest-France. Expliquant que le refus du SPQR ne répondait qu’au souci de respecter des règles d’équité, il déplore qu' »une formidable machine à désinformer s’est alors mise en marche ».

« FORMIDABLE MACHINE À DÉSINFORMER »

« Oui, le syndicat a été délibérément l’instrument d’une campagne orchestrée. Non, Mme Royal, il n’y a pas eu de pression de Nicolas Sarkozy. En revanche, il y en a eu de très fortes de votre côté, exercées directement par votre équipe, et aussi par vous-même à travers vos déclarations », reproche le président du SPQR. Il réaffirme par ailleurs ne pas avoir rencontré Nicolas Sarkozy jeudi matin, contrairement aux affirmations de Mme Royal.

Suite à ces déclarations, Jean-Michel Baylet, le numéro deux de l’organisation est intervenu pour contredire son supérieur : « je suis scandalisé d’entendre certains prétendre que Ségolène Royal ou son entourage aurait exercé des pressions sur notre syndicat. Comme vice-président de notre syndicat, je démens formellement ces affirmations sans fondement », affirme, dans un communiqué, M. Baylet, qui est également président du Parti radical de gauche (PRG), qui soutient la candidate socialiste.

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