Si seulement …

Quand tout s’en va, cela fait de la peine. Hier soir, j’ai reçu un mail de ma mère qui me disait que notre chien était mort. Cela peut paraître anecdotique mais ce ne le fut pas car avec ce chien, chienne plutôt, c’est encore le maillon d’une enfance qui disparaît. Flora, nom de ma chienne était née en février 1992, à une époque où mes parents étaient encore ensemble et où notre vie de famille était encore « normale ». Mes trois frères étaient encore sous le giron familiale, nous partions tous en vacance l’été et je me revois encore devant les soirées télévision ou les soirées de jeux où les réunions de famille. Malheureusement au fur et à mesure du temps tout s’est effiloché pour arriver à une fameuse date où mon père décida de quitter ma mère, et ce du jour au lendemain. A cette époque j’étais en 4ème et cela me choqua, même si je l’étais moins que mon petit frère. Depuis ce moment là, tout changea à la maison et je perdis définitivement cette chaleur, cette odeur familiale.

Aujourd’hui, Flora représentait malgré elle, un des derniers vestiges de ce cocon où j’ai vécu pendant plusieurs années. Avec sa mort, elle emmène tout ce qui restait de ma famille qui aujourd’hui est éclatée aux quatre coins de la France : Mon frère le plus vieux est à Poitiers, le suivant à Douai (ville d’où mon père revenait lorsqu’il quitta ma mère), moi à Paris et mon petit frère encore avec ma mère dans le Berry.

Je trouve ça con de se rattacher à ce genre choses mais malheureusement c’est tout ce qu’il me restait. Depuis plusieurs années je regrette de ne plus pouvoir vivre ça et je m’imagine comment cela pourrait être aujourd’hui. Je me revois tout petit partir à la mer ou à la montagne avec toute la famille, en emmenant la grand-mère de Flora. Quand je suis né nous avions déjà des chiens et pour moi c’est un élément indispensable de mon équilibre. Aujourd’hui je ne rêve que d’une chose c’est d’avoir un chien. L’amour qu’il apporte est irremplaçable et malheureusement il est un des rares compagnons fidèle. .

Flora et sa sœur étaient tout le temps avec moi. Elles dormaient avec moi, elles mangeaient à côté de moi. Le matin, si elles n’avaient pas passée la nuit à mes cotés elles venaient gratter à ma porte pour finir la nuit avec moi. En mangeant, elles s’étaient habituées à venir me caresser le bras pour que je leur donne un petit quelque chose mais elles faisaient style que ce n’étaient pas elles car elles tournaient la tête à l’opposé si je me penchais vers elle. Par contre si je faisais mine de ne pas bouger, là elles insistaient lourdement !!! C’était trop drôle. Et tout ça est complètement terminé. Sa sœur est morte il y a déjà plusieurs année et Flora l’a rejointe hier. .

Comme quoi on ne se rend jamais compte de l’importance de tout ce qui nous entoure seulement quand on les perd…

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