Aux frontières du réel

Depuis hier soir je suis de retour dans la maison de ma « jeunesse » et là quel ne fut pas le choc de la voir dans cet état. Elle tombe en décrépitude la plus totale. Bientôt ce ne sera plus une maison mais un « taudis ». Ma mère n’arrive plus du tout à s’en occuper et il faut dire, pour sa décharge, que l’année qu’elle vient de passer, n’a pas arrangée les choses puisqu’à cause de sa santé elle ne pouvait plus faire grand-chose. Mes parents étant séparés depuis 10 ans, elle se retrouve toute seule pour s’occuper de plus de 2 000 m² de terrain et d’une maison immense. Par-dessus tout ceci elle est folle dingue des animaux et a récupéré des chats il y a quelques temps. Ceux-ci ont fait des petits et aujourd’hui ils sont au moins 15. Les dégâts qu’ils font sont au-dessus de tout ce que je pouvais imaginer. Résultat la maison est inqualifiable. A chaque fois que je vais là-bas c’est une déchirure pour moi, mais je crois que là j’ai atteint le summum. Je ne rêve que d’une chose : avoir les moyens pour la refaire complètement. J’ai vécu ici pendant 18 ans et cette maison est le seul souvenir existant d’une famille Père-Mère-Enfants. Je ne veux pas le perdre.

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