Un fil…

Alors que j’étais dans la réserve de mon magasin cet après-midi, une de mes vendeuses est venue me chercher en catastrophe en me disant que mon adjointe faisait un malaise en magasin. Je remonte les escaliers et vois mon adjointe sur le trottoir, à moitié pliée en deux. Je vais vers elle, qui me montre qu’elle a une douleur terrible au niveau du thorax. Elle souffre le martyr et j’ai juste le temps d’arriver à côté d’elle quand elle s’écroule dans mes bras. Un autre commerçant qui était à côté de moi et qui avait vu la scène la prend dans ses bras et la pose à l’endroit le plus près de nous, soit l’arrêt de bus. Deux policiers qui passaient en voiture et qui avaient vu que quelque chose n’allait pas ont appelé les pompiers. Ceux-ci sont arrivés très rapidement. En les attendant, mon adjointe avait retrouvé ses esprits mais avait énormément de mal à respirer et éprouvait toujours une énorme douleur dans la poitrine, comme une lame de couteau qu’on lui enfonçait. Les pompiers prirent la situation en main et je dû les laisser et retourner en magasin. Un des pompiers entra dans le magasin et appela un médecin urgentiste car la situation était critique et il n’avait pas les compétences nécessaires. Tous les symptômes qu’éprouvait mon adjointe étaient ceux d’un infarctus de myocarde (d’après mon homme). Les pompiers l’emmenèrent finalement à la Pitié Salpetrière pour lui faire des examens. Deux heures plus tard, j’ai reçu un appel de mon adjointe m’indiquant qu’elle sortait de l’hôpital et qu’elle reprenait le travail dès demain. Elle a refusé de se mettre en arrêt. Je l’ai alors « engueulé ». A l’hôpital, ils ne lui ont pas indiqué ce qu’elle venait de faire et ils attendent mercredi et les résultat des examens pour lui donner un traitement et faire plus de recherches.
Elle revient de loin car elle a eu la chance que le cœur ne se soit pas arrêté. Espérons qu’elle ne fasse pas une attaque plus grave. La vie ne tient pas à grand-chose…

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